Oscar Tabarez est fier de son équipe. Et il y a de quoi, tant l'Uruguay a réussi une brillante Coupe du monde en atteignant les demi-finales. Mais il y avait une grosse pointe d'amertume chez le sélectionneur uruguayen après la défaite face aux Pays-Bas (3-2). Comme un sentiment d'injustice provoqué par une position illicite de van Persie sur le but qui a permis aux Néerlandais de prendre un avantage décisif dans cette rencontre. "Le deuxième but des Pays-Bas était hors-jeu. Ça tombe au mauvais moment. Mais nous ne cherchons pas d'excuse", a lâché "le Maestro" en conférence de presse.
Non, l'ancien entraineur du Milan AC ne cherche pas d'excuse. Il est le premier à reconnaître le talent de l'équipe des Pays-Bas, incarné par l'ouverture du score somptueuse de van Bronckhorst d'une frappe de plus de 35 mètres. "Sur le premier but, c'est clair que les Néerlandais sont doués. Ça peut partir de n'importe où. Leurs buts sont magnifiques", a-t-il avoué. Mais le deuxième but de Sneijder lui reste en travers de la gorge. "Le second était décisif. Mais il était hors-jeu. Le match aurait pu être différent", a souligné Tabarez.
Des applaudissements pour finir
Lucide, le sélectionneur uruguayen est bien conscient que la Celeste est passée tout près d'une première finale de Coupe du monde, 60 ans après le sacre de 1950. La performance est déjà énorme pour une équipe que peu de gens attendaient à ce niveau en début d'épreuve. "Mon équipe méritait de faire une demi-finale, nous acceptons la défaite. Je suis fier de mes joueurs", insiste-t-il. Reste cette déception de ne pas avoir gravi cette marche. "Nous ne voulions pas perdre. Nous sommes tristes. Nous sommes allés si loin..."
Tabarez restera à jamais le guide de cette formidable équipe d'Uruguay, ultime représentant du continent sud-américain dans ce Mondial. Un parcours qui restera dans les mémoires. "Quand nous regardons en arrière, nous sommes dans le dernier carré, dans les quatre gros du Mondial. Ceux qui nous ont battus vont en finale mais nous aurions pu les mettre en difficulté. Mais nous savons à quelle place nous sommes sur l'échiquier mondial. Que demander de plus?" Rien. Sinon les applaudissements nourris de tous les journalistes présents lors de cette conférence de presse chargée d'émotions. L'Uruguay méritait bien cela. Voire mieux.
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AFP






















