ESPAGNE - HONDURAS : 2-0
Buts : Villa (17e, 51e)
L'Espagne va mieux. Après une défaite bien malvenue face à la Suisse pour son entrée dans cette Coupe du monde (1-0), la Roja s'est relancée en dominant le Honduras (2-0) grâce à un doublé de David Villa. Le score ne reflète pas exactement la physionomie d'une partie totalement maîtrisée par la formation de Vicente del Bosque. Malgré l'absence d'Andres Iniesta, les Espagnols ont su ajouter à leur supériorité technique le brin d'efficacité qui leur avait fait défaut face à la Nati. On ne parlera pas de réalisme pour autant. Par instant, les partenaires de Xavi sont retombés dans la facilité. Mais ils se sont replacés à la deuxième place du groupe H et arriveront en position de force pour une qualification en huitièmes de finale au moment d'affronter le Chili. Et c'est bien l'essentiel.
Comme on pouvait s'y attendre, et comme ce sera souvent le cas avec l'Espagne, on a assisté à un duel attaque-défense durant la quasi-totalité de la partie. Un scénario qui ressemblait fortement à celui du match face à la Suisse, mais dont l'issue a été favorable à la Roja cette fois-ci. La différence, c'est cet esprit de conquête dans les 30 derniers mètres qui avait manqué aux Espagnols contre la Nati. Une volonté de faire trembler les filets symbolisée par David Villa. La nouvelle recrue du Barça, alignée sur le côté gauche à la place d'Iniesta pour permettre à Fernando Torres de faire sa rentrée dans l'axe, a été de tous les bons coups.
Torres en manque de rythme
Après un premier centre mal exploité par Torres (5e), il s'est d'abord signalé par une frappe de 25 mètres sur la transversale (7e) avant d'ouvrir la marque au terme d'un superbe exploit personnel : un double contact intérieur-extérieur entre deux défenseurs, un crochet pour en éliminer un troisième et une frappe enveloppée pour battre le gardien (1-0, 17e). Assurément l'un des plus beaux buts depuis le début du Mondial. En deuxième période, il a offert le break à son équipe d'une frappe déviée à l'entrée de la surface (2-0, 51e). Son penalty non cadré (63e) restera anecdotique tant sa production a été convaincante par ailleurs. Au passage, El Guaje a inscrit son cinquième but en cinq matches de Coupe du monde et son 40e sous le maillot de la sélection nationale. Il n'est plus qu'à quatre buts du record de Raùl.
Pendant ce temps, El Nino a logiquement manqué de rythme. L'attaquant de Liverpool a raté plusieurs occasions et n'a pas eu le rendement de ses meilleurs jours. Torres aura l'occasion de monter en puissance face au Chili, lors d'un match décisif à la fois pour la qualification mais aussi pour l'attribution de la première place de ce groupe H. L'Espagne ne devra pas se reposer sur ses lauriers. Si le Honduras a confirmé ses limites techniques, dans le secteur offensif notamment, le Chili est un tout autre client. L'équipe sud-américaine saura profiter du moindre relâchement de la formation de Vicente del Bosque. Si celle-ci s'est rassurée, elle n'a rien acquis pour autant.





AFP























