LAURENT LANNOY, comment appréciez-vous votre désignation ?
L.L. : Ca récompense le travail fourni depuis quelques saisons. C'est une fierté personnelle. Et collective pour l'ensemble de l'arbitrage français qui a été et est encore fortement chahuté. Il n'est pas aussi mauvais qu'on veut bien nous le faire croire.
Cet arbitrage n'a pas une bonne image, notamment à cause de guéguerres intestines...
L.L. : Les querelles de personnes ne le glorifient pas. Je vis ça très mal. Certains arbitres avec des noms revendiquent le droit de s'occuper de l'arbitrage français. Mais tout le monde ne peut travailler dans l'arbitrage. On est quand même une nation particulière qui a réussi à se passer des compétences de Michel Vautrot qui est, pour moi, la référence absolue de l'arbitrage.
L'arbitre ne peut pas tout voir. Etes-vous favorable à l'introduction de la vidéo ?
L.L. : J'y suis farouchement opposé. Je veux privilégier l'humain. Je trouve l'expérience à cinq (avec deux arbitres derrière les lignes de buts) de Michel Platini en Europa League très intéressante.
Que faut-il faire ?
L.L. : Je pense qu'on a baissé les bras sur l'éducation des joueurs. Dans les clubs et chez les parents, quand on voit ce qui se passe au bord des terrains. Comme s'il était impossible que les joueurs ne trichent pas et ne soient pas gentlemen.
Sans vidéo comment éviter l'erreur sur la main de Thierry Henry ?
L.L. : On s'est posé la question avec mes assistants. En voyant toute l'équipe adverse réclamer une faute, je pense qu'il faut demander au joueur en cause. Ca renverserait la pression. Si un joueur fait une faute et nie: il triche. On ne mettra pas tout sur l'arbitre.
Avez-vous le sentiment que les joueurs sont de plus en plus vicieux ?
L.L. : Oui, je prends l'exemple des penalties. Il y a quelques années, il y avait des simulations évidentes et l'attaquant tombait. C'était plus facile à voir mais on se trompait parfois. Aujourd'hui, c'est plus compliqué. L'attaquant va chercher un contact pour amplifier un mouvement de chute et obtenir un penalty.
Que pensez-vous des critiques d'ex-arbitres comme Gilles Veissière ou Alain Sars, devenus consultants ?
L.L. : Je ne supporte ni ne cautionne. On ne peut pas avoir été et basculer de l'autre côté, dire que tout ce qu'il y a sur le terrain frise l'incompétence. Surtout quand on connaît la difficulté d'être arbitre. Ils avaient peut-être l'impression à leur époque qu'ils étaient les maîtres du monde, qu'ils étaient les meilleurs !
Et des critiques de la LFP et de son président Frédéric Thiriez ?
L.L. : Même si des organismes ont un droit de regard, je pense que tout le monde devrait rester à sa place. La Direction (DNA) de l'arbitrage dépend de la Fédération même si la LFP est l'organisme payeur. La DNA doit pouvoir gérer sans qu'il y ait une ingérence systématique de la LFP ou des présidents de clubs. On se rend compte que lorsqu'on laisse la DNA travailler, les résultats arrivent. On (les arbitres français) a jamais autant tourné en Ligue des champions.
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DPPI






















bon allez je bois un coupLe 13/02/2010 à 01:02
La phrase du jour =)Le 12/02/2010 à 19:03