Du 17 mai au 7 juin, notre site vous propose de découvrir son classement des 100 joueurs les plus marquants de l'histoire de la Coupe du monde. Mais nous souhaitons aussi connaitre votre avis. Vous pouvez donc dès aujourd'hui voter pour établir votre propre classement. Pour cela, rien de plus simple: envoyez à redaction.fr@eurosport.com votre podium en désignant les trois joueurs les plus marquants de l'histoire selon vous. Le premier obtiendra 3 points, le deuxième 2 point et le troisième 1 point. Le classement des internautes sera révélé en même temps que le numéro un du classement de la rédaction.
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81. SOCRATES
Date de naissance: 19 février 1954
Pays: Brésil
Poste: Milieu de terrain
Participations: 2
Matches: 10 (4 buts)
Socrates Brasileiro Sampaio de Souza. Socrates. Un nom. Une gueule. Un style. Une classe. Un joueur unique et un personnage hors normes. Pour tous ceux qui sont nés trop tard pour avoir vécu l'ère Pelé, Socrates est, avec Zico, celui qui a fait aimer le football brésilien à toute une génération. Parce que l'homme était aussi charismatique que le joueur, il a fasciné indifféremment partenaires, adversaires et, bien évidemment, spectateurs et téléspectateurs du monde entier. Passionné de philosophie grecque, son père choisit de lui donner le nom de Socrates. Il appellera un autre de ses fils Sophocle. Non content d'en avoir le nom, Socrates, une fois à l'âge adulte, aura également l'allure d'un philosophe de l'Antiquité avec sa grande barbe noire et ses épais cheveux bouclés. Comme si ce style atypique ne suffisait, il détonne d'autant plus dans le milieu qu'il est également diplômé en médecine. Cela explique qu'il ne soit devenu international pour la première fois qu'à l'âge de 25 ans.
Trois ans plus tard, en 1982, Socrates s'annonce comme une des grandes stars de la Coupe du monde en Espagne. La Seleçao, entraînée par Tele Santana, et dont Socrates est le capitaine, pratique un football enchanteur. Socrates en est un des éléments les plus brillants. Avec ses jambes interminables, il déploie une forme de grâce qui n'appartient qu'à lui. Comme s'il jouait sur la pointe des pieds. Socrates est tout sauf un athlète. Il fume un paquet de cigarettes par jour, s'en grille souvent une à la mi-temps. De toute sa carrière, il n'arrêtera que pendant trois semaines, précisément à l'été 82. Sur le terrain, il court peu. Mais il compense par une intelligence et une technique largement au-dessus de la moyenne. Lors du premier tour, il marque un but d'anthologie face à l'U.R.S.S. Il récidive lors du deuxième tour face à l'Italie, mais ne peut empêcher la défaite de son équipe (3-2). Un échec vécu comme une injuste tragédie au Brésil, tant cette équipe merveilleuse semblait prédestinée à devenir championne du monde. Il n'en sera rien. Cette génération, et Socrates avec elle, aura à nouveau sa chance en 1986 au Mexique. A 32 ans, et après une expérience catastrophique à la Fiorentina, le Docteur échouera cette fois en quarts de finale, face à la France, au terme d'un match magnifique (1). Ainsi vécut cette Seleçao des années 80. Belle, séduisante, parfois fascinante, et finalement toujours vaincue. Mais avec un panache étourdissant. Socrates en fut l'incarnation parfaite.
(1) A Guadalajara, l'équipe de France, pourtant dominée, allait s'imposer aux tirs au but (1-1 à la fin de la prolongation). Au cours de cette séance fatidique, Socrates vit sa tentative repoussée par Joel Bats.
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82. GIANLUIGI BUFFON
Pays : Italie
Date de naissance : 28 janvier 1978
Poste : Gardien de but
Participations : 2
Matches : 11
Des grands gardiens, l'Italie en a vu passer quelques-uns dans son histoire. De Zoff à Zenga, pour ne citer que les plus récents, des portiers ont laissé une trace indélébile. Gigi Buffon est assurément de la trempe de ses glorieux prédécesseurs. Considéré à juste titre comme le meilleur gardien de la dernière décennie, Gigi Buffon est définitivement entré dans la légende de la Squadra Azzurra le 9 juillet 2006. Au terme d'une finale indécise, qu'il a semblé subir dans un premier temps, Gigi a sorti LA parade. Sur le premier coup de tête de Zidane, licite celui-là, le portier de la Juve s'est envolé dans son style si caractéristique, si aérien et a sauvé les siens au coeur de la prolongation. Dans le ciel de Berlin, un ange est passé. Le temps s’est arrêté. Pour cet arrêt, et même s'il n'y avait que celui-là, Buffon mérite sa place au Panthéon de la Coupe du monde.
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83. RUDI VOLLER
Pays : R.F.A, Allemagne
Date de naissance : 13 avril 1960
Poste : Attaquant
Participations : 3 (1 victoire, 1 finale) Matches : 15
Dans les années 70, la RFA a pu compter sur un buteur d’exception, Gerd Müller. Une décennie plus tard, elle a fait connaissance avec un certain Rudolf Völler, dit "Rudi". Le buteur, incarnation parfaite du renard des surfaces, a fait le bonheur de l’Allemagne durant trois Coupes du monde où il a fait trembler les filets à huit reprises. Moins clinquant et élégant que son compère Jürgen Klinsmann durant les campagnes 1990 et 1994, Völler n’en était pas moins indispensable. Toujours à l’affut, vicieux comme il faut, l’Allemand s’est montré plusieurs fois précieux en Coupe du monde. Buteur vaincu lors de la finale 1986, il a joué un rôle capital en finale du Mondial 1990. A Rome, dans "son" stade Olympique (ndlr : Völler jouait alors à l'AS Roma), Rudi Völler a provoqué le penalty – litigieux – accordé à la Nationalmannschaft et qui a envoyé l’Allemagne vers son troisième titre mondial. Le dernier jusqu’ici.
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84. ROGER HUNT
Date de naissance: 20 juillet 1938
Pays: Angleterre
Poste: Attaquant
Participations: 1 (1 victoire)
Match: 6 (3 buts)
Roger Hunt est une des légendes vivantes de Liverpool. Acteur principal de l'émergence des Reds sur la scène nationale dans les années 60, il a mené le club de la Mersey à deux titres de champion en 1964 et 1966. Buteur né, véritable prédateur des surfaces, son jeu fait penser à celui d'un Ruud Van Nistelrooy aujourd'hui. Il ne fallait jamais laisser traîner un ballon avec lui. Surtout, Hunt avait l'art de marquer les buts qui font gagner. Son grand mérite, en équipe d'Angleterre, fut de s'adapter à un système différent de celui de Liverpool. Alf Ramsey le jugeait indispensable. Il fut d'ailleurs le seul attaquant à débuter tous les matches au Mondial 66. Auteur de trois buts au premier tour, il fut moins en réussite par la suite, laissant les honneurs à Geoff Hurst. Mais l'Angleterre se sentait plus forte avec lui. "Quand il n'était pas là, ça se sentait tout de suite", dit un jour de lui Bobby Charlton, lui rendant le plus beau des hommages.
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85. PEDRO CEA
Pays: Uruguay
Date de naissance: 1 septembre 1900
Poste: Attaquant
Participations: 1 (1 victoire)
Matches: 4 (5 but)
C'est un temps que les moins de 80 ans n'ont pas eu le loisir de connaître. Le temps des pionniers. Le temps du bonheur pour le football uruguayen. Au carrefour des années 20 et 30, la plus grande équipe du monde n'était en effet pas encore le Brésil, l'Italie ou l'Allemagne, qui allaient se partager 12 titres par la suite, mais bien la Céleste. Un maillot mythique, couleurs ciel et noir, et une équipe au diapason. L'Uruguay domine alors outrageusement sur la scène internationale. Championne olympique en 1924, elle récidive quatre ans plus tard avant de remporter la toute première Coupe du monde de l'histoire, à domicile. Si Jules Rimet avait concrétisé son projet planétaire 10 ans plus tôt, il y aurait peut-être une ou deux étoiles de plus dans le ciel de la Céleste. De cette équipe de rêve, Pedro Cea fut un ambassadeur remarquable et fidèle, puisqu'il est le seul à avoir disputé tous les matches des trois campagnes glorieuses de 1924 à 1930. Lors du Mondial inaugural, Cea fit des ravages en attaque, que ce soit en pointe ou dans son couloir gauche. Auteur de cinq buts, dont un triplé en demi-finale contre la Yougoslavie, la star du Nacional Montevideo termina meilleur buteur de son équipe.
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86. OSCAR RUGGERI
Pays: Argentine
Date de naissance: 26 janvier 1962
Poste: Défenseur central
Participations: 3 (1 victoire, 1 finale)
Matches: 16 (1 but)
Quand on pense à l'Argentine championne du monde en 1986, on pense évidemment à Diego Maradona. Avant tout. Puis à Jorge Burruchaga ou Jorge Valdano. On oublie un peu trop Oscar Ruggeri. Bon technicien, redoutable dans le jeu aérien et terriblement accrocheur, l'ancien défenseur de River Plate fut un véritable pilier de l'Albiceleste pendant une décennie entière, titulaire indiscutable au Mexique en 86, mais aussi en Italie, quatre ans plus tard et encore aux Etats-Unis, en 1994. Sur ces trois éditions, qui vit les Argentins remporter un titre et disputer une autre finale, personne n'a disputé plus de matches que lui (16 au total, tous comme titulaire). Carlos Bilardo, le sélectionneur de l'Argentine lors du sacre mexicain et toujours en poste en 90, aimait à dire qu'il avait deux joueurs indispensables: Maradona et Ruggeri.
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87. JOSEF
MASOPUST
Pays : Tchécoslovaquie
Date de naissance : 9 février 1931
Poste : Milieu de terrain
Participations : 2 (1 finale)
Matches : 10 (1 but)
Josef Masopust incarne la dernière grande heure de gloire de la défunte Tchécoslovaquie. Lorsque débute la Coupe du monde 1962 au Chili, le milieu de terrain du Dukla Prague est déjà un joueur à la renommée établie. Il a passé la trentaine, a déjà disputé le Mondial quatre ans plus tôt en Suède (avec une élimination au 1er tour à la clé malgré un carton 6-1 face à l'Argentine). Mais c'est bien au Chili que le créateur tchèque va gagner sa place dans le gotha, en menant son équipe jusqu'en finale, 28 ans après celle perdue contre l'Italie. Malheureusement pour eux, les Tchécoslovaques vont à nouveau céder sur la dernière marche, contre le tenant du titre brésilien. Pourtant, Masopust, magnifiquement servi par Scherer, a donné un fol espoir aux siens en ouvrant le score au quart d'heure de jeu. Deux minutes plus tard, Amarildo égalisa, mais ce n'est qu'à 20 que la Seleçao prendra définitivement le dessus. Le rêve de Maospust était passé. Mais son exceptionnelle performance d'ensemble tout au long du tournoi lui valut d'être sacré Ballon d'or à la fin de cette année 1962.
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88. PETER SHILTON
Pays : Angleterre
Date de naissance : 18 septembre 1949
Poste : Gardien de but
Participations : 3
Matches : 17
En temps normal, un joueur qui débute en Coupe du monde à 32 ans se dit qu'il a intérêt à profiter de l'instant présent. Que l'occasion de briller durant le rendez-vous quadriennal ne se reproduira pas. Sauf lorsque le footballeur en question s'appelle Peter Shilton. Inoxydable parmi les inoxydables, le portier anglais, 125 sélections au compteur (record), a disputé trois Coupes du monde (1982, 1986 et 1990). Le successeur de Gordon Banks, rival du légendaire Ray Clemence, a tout connu. Eliminé sans gloire en Espagne, Peter Shilton a connu l'injustice au Mexique en 1986. Sur les photos, et à jamais, c'est lui qui est devancé par Diego Maradona et sa main de Dieu (Angleterre-Argentine : 1-2, quart de finale). Sa revanche, le portier a bien cru la tenir du côté de l'Italie, quatre ans plus tard. Mais les tireurs de penalties allemands, toujours aussi intraitables dans l'exercice, ont eu raison du vieux lion en demi-finale. Seule consolation, il détient avec Fabien Barthez le record du nombre de matches joués sans encaisser le moindre but (10). Bien maigre au vu de sa carrière.
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89. LENNART
SKOGLUND
Pays : Suède
Date de naissance : 24 décembre 1929 (Décédé en 1975)
Poste : Attaquant
Participations : 2
Matches : 9
Lennart Skoglund incarne l'âge d'or du football suédois. Durant les années 50, "Nacka", son surnom, a été le baromètre de la sélection nationale. Son pied gauche, sa qualité de passe et son élégance ont été autant d'atouts pour une Suède conquérante et pas loin du compte en 1950 et 1958. Entre les deux Coupes du monde, l'ailier gauche évoluant en Italie, à l'Inter, n'a que très peu joué avec la Suède. Et celle-ci a manqué le rendez-vous mondial de 1954. Pas un hasard. 1958 a marqué son apogée. Troisième en 1950, Skoglund a cette fois porté les siens jusqu'en finale. Mais, même avec le soutien des supporters locaux, n'a pu empêcher le Brésil de Pelé d'aller glaner un premier trophée Jules-Rimet (5-2). Skoglund est mort en 1975, à 45 ans. En Suède, personne ne l'a oublié. A Hammarby, où il a fait ses premiers pas de footballeur, une statue a été érigée en son honneur.
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90. HARALD SCHUMACHER
Pays: R.F.A.
Date de naissance: 6 mars 1954
Poste: Gardien de but
Participations: 2 (2 finales)
Matches: 14
Le Schumacher que jamais personne n'a appelé Schumi. Pour tous ceux qui étaient en âge de vivre pleinement la demi-finale France-RFA du 8 juillet 1982 à Séville, Harald Schumacher incarne l'image du parfait salaud. D'autant plus insupportable qu'il fut un salaud impuni et victorieux. Qu'est-il passé par la tête du gardien de but allemand à la 65e minute du match? Lui seul le sait. Et encore. Quand Patrick Battiston se présente seul devant son but, Schumacher sort de sa surface comme une furie et, sans jamais jeter un oeil au ballon, vient percuter le joueur français avec une violence inouïe. Un instant, on croit Battiston mort. L'arbitre, le sinistre M.Corver, n'expulse pas la coupable. A vrai dire, chose invraisemblable, il ne signale même pas de faute, ordonnant une sortie de but. Détestable, Schumacher le sera plus encore après le match. Refusant de s'excuser, il dira simplement avec cynisme qu'il est prêt à payer le dentiste à Battiston si cela pouvait lui faire plaisir.
En 2008, il est revenu sur ce triste épisode, qui a terni son image à jamais, même si cela ne lui a jamais posé de problème. "Je suis devenu la figure du mal, mais si j'étais encore gardien aujourd'hui, je quitterais mon but de la même façon, a-t-il alors assuré. Je changerais une chose cependant : mon comportement pendant les soins et après la rencontre n'a pas été correct." Alléluia. Merci Toni. Peut-être faut-il chercher les raisons de son comportement dans son autobiographie, Coup de sifflet, parue en 1987, dans laquelle il explique que les joueurs allemands prenaient de l'éphédrine afin d'augmenter leur taux d'agressivité en match. Quatre ans après Séville, toujours en demi-finale, la France butera à nouveau sur la R.F.A. et Schumacher, absolument remarquable, sera un des artisans du succès ouest-allemand. Après tout, en dehors d'être le boucher de Séville, il était, aussi, un très grand gardien. Malheureusement pour lui, il a perdu les deux finales qu'il a disputées, en 1982 et 1986. Quelqu'un a envie de pleurer?
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