Eurosport

Coupe du monde 2018 - Où se situent ces Bleus dans la hiérarchie mondiale ?

Où se situent ces Bleus dans la hiérarchie mondiale ?

Le 12/10/2017 à 14:10Mis à jour Le 12/10/2017 à 16:45

COUPE DU MONDE 2018 – Alors que les Bleus sont désormais assurés de disputer la Coupe du monde en Russie, il est tentant de se demander quel rôle ils vont y jouer. Il reste huit mois. Une éternité. Mais, à l'heure actuelle, ils ne peuvent pas revendiquer le statut de favori.

Et si la Coupe du monde démarrait le mois prochain ? C'est un petit jeu qui ne condamne personne mais révèle simplement les forces du moment. Alors si le Mondial russe ouvrait ses portes en novembre, après les derniers matches de barrages, que pourraient espérer les Bleus ? Quelle est aujourd'hui leur place dans la hiérarchie mondiale ? Doivent-ils bomber le torse et viser la deuxième étoile ? Il faut distinguer plusieurs éléments qui construisent des ambitions :

  • Le statut/l'expérience : La France est quart de finaliste de la dernière Coupe du monde et, surtout, vice-championne d'Europe. A ce titre, elle peut nourrir de grandes ambitions et s'est parfaitement relevée d'une période obscure de 2008 à 2012.
  • Le potentiel/l'effectif : Il est immense. A l'échelle mondiale, peu de nations ont un tel réservoir. Hormis pour les latéraux, Didier Deschamps possède au moins deux joueurs de niveau international pour chaque poste. En attaque, en particulier, où les talents se bousculent.
  • La dynamique : Depuis deux ans, les Bleus ne progressent plus et leur fin d'éliminatoires chaotique diffuse même l'idée qu'ils régressent. C'est ce qui les fragilise face à des nations qui marchent sur l'eau depuis l'Euro.

Objectivement, la France sera, la semaine prochaine, la septième nation mondiale au classement FIFA. Mais définit-il l'ordre mondial avec précision ? La Pologne, sixième, fait-elle davantage figure de favori que les Bleus ?

Antoine Griezmann a été décisif face à la Biélorussie

Antoine Griezmann a été décisif face à la BiélorussieGetty Images

L'Allemagne, seule et unique favorite

Aujourd'hui, une seule équipe rassemble tous les critères et se détachent du lot. Parce qu'elle est championne du monde en titre, parce qu'elle a marché sur la concurrence lors des éliminatoires et parce que son réservoir semble inépuisable. L'Allemagne, puisque c'est elle dont il s'agit, a atteint au minimum les demi-finales de chaque compétition internationale depuis 2006. Avec Low à sa tête, elle s'est trouvée une identité claire et a entamé un renouvellement salvateur autour de ses nouveaux talents (Kimmich, Sané, Goretzka, Werner). Si les Bleus ont fini par les battre au Vélodrome en demi-finale de l'Euro 2016, ils ont aujourd'hui beaucoup moins de certitudes que l'ogre aux quatre étoiles.

Derrière lui, deux nations traumatisées de 2014 se sont refait une beauté. Le Brésil et l'Espagne semblent encore avoir un temps d'avance sur l'équipe de France. La Seleçao s'est promenée lors des éliminatoires avec une seule défaite en 18 matches pour 12 victoires. Son onze est scintillant et, contrairement aux années précédentes, il ne souffre d'aucun point faible avec un gardien fiable (Ederson), une défense de fer, un milieu redoutable et une attaque flamboyante.

L'Allemagne célèbre sa victoire lors de la Coupe du monde 2014

L'Allemagne célèbre sa victoire lors de la Coupe du monde 2014Panoramic

Derrière l'Espagne et le Brésil, la France et quelques autres

La Roja, elle, reste sur deux tournois complétement ratés. Comme la France, elle possède des diamants (Isco, Asensio, Saul Niguez) déjà rôdés au très haut niveau et peut compter sur des tauliers (Ramos, Busquets, Silva, Morata). Contrairement à la France, l'Espagne a étalé son talent depuis deux ans (9 victoires et deux nuls) et a surclassé l'Italie.

Mais alors, on en revient à notre question de départ : où se situe la France ? Elle n'a pas les certitudes de l'Allemagne, ni la flamboyance du Brésil ou de l'Espagne. Les Bleus se situent derrière ces trois-là avec quelques autres cadors. Le Portugal, qui dégage une plus grande force collective mais dont le réservoir semble moins profond, et l'Argentine, au potentiel gigantesque mais aux performances désastreuses, peuvent, aujourd'hui, nourrir les mêmes ambitions que les vice-champions d'Europe.

La Belgique, si décevante en tournoi international, peut elle aussi figurer dans ce groupe d'outsiders à la faveur d'un parcours sans faute depuis deux ans et d'un casting cinq étoiles. L'Uruguay, l'Italie, si elle se qualifie, la Colombie et l'Angleterre ne sont pas très loin. Sans être présomptueux, les Bleus peuvent raisonnablement viser le dernier carré. Tout autre résultat résonnerait comme une régression. Ils ont 8 mois pour gonfler encore leurs ambitions. S'ils enchainent les résultats, à commencer par leur déplacement en Allemagne en novembre, ils pourront voir plus haut encore.

Neymar JR Brésil Rio 2016

Neymar JR Brésil Rio 2016AFP

0
0