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Jérôme Valcke et beIN Media Group contestent "la totalité des accusations"

Valcke et beIN contestent "la totalité des accusations"
Par AFP

Le 12/10/2017 à 22:11Mis à jour Le 13/10/2017 à 09:52

Jérôme Valcke, ex-N2 de la FIFA, mis en examen pour des soupçons de "corruption privée" en lien avec l'octroi de droits média pour plusieurs Coupes du monde de football, dément les accusations qui pèsent contre lui.

Jérôme Valcke, ex-N2 de la FIFA, mis en examen pour des soupçons de "corruption privée" en lien avec l'octroi de droits média pour plusieurs Coupes du monde de football, a quitté libre jeudi soir les bureaux du Ministère public de la Confédération (MPC) à Berne et "conteste la totalité des accusations", a indiqué son avocat à l'AFP.

"M. Valcke a quitté les bureaux du MPC où il a été entendu toute la journée. Il est ressorti libre, il n'y a aucune mesure de coercition à son encontre ni de versement de caution", a déclaré à l'AFP Me Stéphane Ceccaldi, du barreau de Marseille. M. Valcke, qui était accompagné pendant les auditions par son autre avocat Marco Niedermann, du barreau de Zurich, conteste "la totalité des accusations à son encontre", a ajouté Me Ceccaldi, joint par téléphone.

Jérôme Valcke

Jérôme ValckeAFP

Devant le TAS pour contester sa suspension

L'épouse de Jérôme Valcke, qui l'accompagnait en Suisse, "a également été entendue par les enquêteurs, mais à Lausanne", a-t-on appris d'une autre source judiciaire. Mme Valcke était accompagnée de l'avocat Jonas Oggier, du barreau de Zurich. Selon cette même source judiciaire, M. Valcke a été interpellé jeudi matin à la sortie d'un hôtel à Genève. La veille, il avait pris part à une audience devant le Tribunal arbitral du sport à Lausanne, où il contestait sa suspension de 10 ans pour d'autres faits de corruption.

Le couple Valcke doit ensuite rejoindre Barcelone jeudi soir où il est désormais domicilié, a précisé Me Ceccaldi. Le MPC a annoncé jeudi avoir ouvert une enquête le 20 mars 2017, à l'encontre à la fois de Jérôme Valcke et du Qatari Nasser Al-Khelaïfi, PDG de la société beIN Media, et également patron du PSG, "en lien avec l'octroi de droits média pour les Coupes du monde de football", dans le cadre de "soupçon de corruption".

Dans un communiqué, beIN Media Group a de son côté "réfuté toutes les accusations portées par le Ministère public de la Confédération" et ajouté que "le Groupe collaborera pleinement avec les autorités et attend sereinement les suites de l'enquête".

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