Sitôt les cris et les larmes oubliés du côté de Berlin, la planète football a retrouvé les joies ou plutôt les vicissitudes de la vie de club. Les paillettes ont laissé place à une chaleur plombante pour la première sortie officielle de l'OM version 2006-2007. Et quoi de neuf nous direz vous pour un match de Coupe Intertoto face à la formation ukrainienne de Dniepropetrovsk?
Finalement pas grand chose. Non pas que l'OM de cette saison soit la copie conforme de l'an passé mais les matches d'avant-saison accouche rarement de parties endiablées à souhait où le beau jeu est à l'honneur. La chaleur, toute méridionale, laissait d'ailleurs bien présager d'une soirée de vacances plutôt que d'une soirée européenne. Dans un stade Parmesain de Fos-Sur-Mer bien garni (6884 spectateurs), les chants marseillais se faisaient rapidement entendre.
Zubar prend date
Mais si l'ambiance était présente dans les travées, le spectacle offert sur la pelouse rappelait rapidement que nous étions au mois de juillet. En pleine phase préparatoire, Marseille n'a pas réellement pu imposer sa griffe sur une rencontre que les Ukrainiens ont maîtrisé le plus souvent. Malgré des occasions de Maoulida seul face au portier Kuslig (23e), ou encore ce même Toifilou frappant de la tête sur le poteau, rien ne permettait de voir la situation se décanter.
Au retour des vestiaires, les hommes d'Albert Emon tentaient bien de faire la différence mais le manque de préparation se faisait cruellement sentir. Un coup-franc de Niang puis une demi-volée de Pagis donnèrent bien quelques frissons au public phocéen mais rien n'y changea. A défaut d'inspiration et de réalisme devant le but, Marseille pouvait toujours retenir la bonne entrée en matière du nouveau venu, Zubar. L'ex Caennais, très présent dans les duels, a tout pour devenir l'un des joueurs clés de l'effectif olympien et son entente avec l'Argentin Civelli aura permis de poser les jalons d'une bonne entente pour le futur.
Quoiqu'il en soit, Marseille est resté muet et se trouve contraint de trouver la faille le 22 juillet prochain en Ukraine. Pas une mince affaire sur une pelouse qui ne réussit que rarement aux clubs français. Une élimination ferait sans doute mauvais genre pour entamer la saison mais les conséquences d'un bon parcours l'an passé avaient aussi causer des dégâts. A peine entré en scène, l'OM se voit donc contraint de choisir entre brûler un premier joker pour mieux préparer sa saison en championnat ou tenter déjà de brûler un peu de carburant sitôt la saison lancée.
ENCADRE : Auxerre sans forcer
Clin d'oeil du destin, l'AJ Auxerre version Jean Fernandez débutait aussi sa saison le même soir que l'OM. Mais la satisfaction du devoir accompli accompagnera sans doute l'ancien coach marseillais tant ses joueurs ont fait la différence face aux Roumains de Farul Constanta (4-1). Dans un stade de l'Abbé-Deschamps presque vide, le début de rencontre est totalement icaunais. Deux buts de Mathis (8e) et Pieroni (9e) annoncent une soirée calme et paisible. Mais un but de Jurita (17e) agit comme une piqûre de rappel des Auxerrois qui tombent dans la facilité. Une seconde période parfaitement maîtrisée avec deux nouveaux buts à la clé Kahlenberg (54) et Traoré (78), il n'en fallait pas plus pour bien lancer la saison auxerroise. Le retour s'annonce plus simple désormais pour des Bourguignons déjà bien en jambes.



Imago





















