Reuters
 
Article
commentaires
Football > Coupe du monde

La vérité de Materazzi

La vérité de Materazzi

Par AFP
Dans cet article
Par AFP - Le 18/08/2007 à 22:15
Marco Materazzi a dévoilé la phrase qu'il a adressé à Zinédine Zidane avant "le" coup de tête de la finale du Mondial 2006. Le défenseur italien, qui s'exprime dans un entretien à paraître lundi, avoue s'en être pris à la soeur du Français.

A l'issue de la finale du 9 juillet à Berlin, les paroles qui avaient conduit Zidane à asséner un violent coup de tête dans le thorax de Materazzi avaient donné lieu à toutes les interprétations, des plus graves aux plus farfelues. Des spécialistes de lecture labiale avaient cependant assuré que le défenseur s'en était pris à la soeur du capitaine de l'équipe de France. Plus d'un an après, Materazzi, qui avait jusqu'ici toujours refusé de révéler les termes exacts de sa provocation, s'est confié au magazine "TV Sorrisi e Canzoni" et a révélé le contenu de la phrase.

Selon l'agence Ansa, l'hebdomadaire a rendu la chose publique pour mettre fin aux spéculations et notamment aux soupçons de propos de nature raciste. Selon le magazine, les lecteurs vont pouvoir se rendre compte que les deux protagonistes ont eu tort: l'un avec son insulte, l'autre avec son coup de tête. Peu après la finale, Materazzi avait déclaré: "J'ai tenu son maillot pendant quelques secondes seulement, il (Zidane) s'est tourné vers moi, il m'a parlé en raillant, il m'a regardé avec super arrogance, de haut en bas: 'si vraiment tu veux mon maillot, je te le donnerai après'. Je lui ai répondu avec une insulte, c'est vrai".

Et cette insulte était donc: "Je préfère ta putain de soeur" . De son côté, Zidane avait indiqué que les propos qui l'avaient visé "étaient des choses très personnelles" et touchaient "à la maman, à la soeur". La révélation de Materazzi prouve qu'il avait bien entendu. Plus d'un an après les faits, Materazzi assure également à l'hebdomadaire qu'il "a cherché à comprendre ses erreurs, certains excès du passé" . "J'ai demandé pardon et je suis plus mûr", ajoute-t-il.