Football - Coupe du monde
19/06/2006 - 07:00Le Brésil à son rythme

Le Brésil s'est qualifié pour les 8e de finale. Mais il a fallu batailler face à une solide équipe d'Australie (2-0). Bousculée, la Seleçao est montée en régime au fil du match. Quant aux hommes de Guus Hiddink, ils restent toujours en course avant d'affr
BRESIL - AUSTRALIE : 2-0
Buts : Adriano (49e) et Fred (89e)
Après le match nul entre la Croatie et le Japon (0-0), autres pensionnaires du groupe F, un peu plus tôt dans l'après-midi, le Brésil et l'Australie s'affrontent à Munich avec la ferme intention de se qualifier pour les huitièmes de finale. Victorieuses de leur premier rendez-vous, les deux nations ont proposé un beau spectacle pendant 90 minutes mais une seule s'est approprié les trois points, synonymes de qualification à l'Allianz Arena. Celle qu'on attendait...
Première période : Dans la tenaille australienne

Proposant d'entrée son 4-2-2-2 habituel, avec Adriano et Ronaldo en pointe, épaulés juste derrière par Ronaldinho et Kakà, Carlos Alberto Parreira avait décidé de reconduire la même équipe que celle alignée contre la Croatie (1-0). Ronaldo, dont les récentes prestations n'ont convaincu personne, hormis peut-être le sélectionneur brésilien, puisqu'il persiste à l'aligner, savait qu'il jouait la suite de sa compétition sur ce match. Transparent mercredi, le Madrilène, très critiqué cette semaine, a offert une prestation en légère hausse contre les Sooceroos.
Le double ballon d'or s'illustre dès la troisième minute en servant parfaitement Kakà qui, d'une frappe de volée aux 20 mètres, donne ses premières sueurs au gardien australien Mark Schwarzer. La réplique "aussie" est immédiate puisque moins de deux minutes après le tir du milieu du Milan AC, c'est Mark Viduka qui tente sa chance de la même distance. En vain. Les premières minutes du match sont marquées par quelques fautes dont les Australiens sont les seuls à avoir le secret. Pour avoir protesté une des décisions de l'arbitre Markus Merk, Brett Emerton récolte le premier carton jaune de la partie (13e).

L'Australie est bien en place et, premier enseignement de la rencontre, le Brésil ne parvient pas à développer son jeu offensif. Pris en individuel par Cahill, Kakà tente de provoquer la défense mise en place par Guus Hiddink en lançant en profondeur Ronaldo (25e et 37e). Avant la mi-temps, ce dernier enroule sa frappe à 25 mètres mais elle vient mourir à un mètre du but australien. Dans la tenaille australienne, le Brésil n'y arrive pas et s'expose au contre : un tir puissant mais au-dessus de Bresciano, rentré à la place de Popovic, touché au mollet, conclut les 45 premières minutes. Une première période parfaitement maîtrisée par les Sooceroos.
Seconde période : Adriano en libérateur
Les 22 acteurs sont les mêmes au retour des vestiaires. Le score, lui, va vite évoluer. Ronaldinho, transparent tout au long de la partie, lance en profondeur Ronaldo, à la limite du hors-jeu. Le Madrilène sert Adriano, après un passement de jambes à l'entrée de la surface. Le joueur de l'Inter Milan contrôle puis se met sur son pied gauche. Et frappe à ras de terre, entre les jambes du défenseur Neill. Schwartzer est masqué et ne peut que constater les dégâts : le ballon roule dans son but au premier poteau (49e) pour venir mourir dans ses filets.

Obligée de se découvrir pour revenir au score, l'Australie va se procurer de nombreuses et sérieuses occasions. Placé en milieu récupérateur, Zé Roberto s'illustre défensivement à deux reprises en taclant Bresciano (55e) puis Kewell (61e), partis en contre-attaque. Entre temps, Dida, à l'image de sa saison avec le Milan AC, avait donné quelques frayeurs à Carlos Alberto Parreira en relâchant un ballon mal dégagé par sa défense (56e). Mais la frappe de Kewell, rentré juste avant l'heure de jeu, passera finalement au-dessus. L'Australie n'est pas loin d'égaliser sur une tentative de lob du joueur de Liverpool, mais le résultat reste le même (68e) et le ballon vient mourir à quelques centièmes du but auriverde.
Profitant des espaces offerts par les Sooceroos, le Brésil évolue en contres et va finir par se mettre définitivement à l'abri en fin de rencontre. Rentré en jeu à la 88e minute à la place d'un Ronaldo, plus en jambes que contre la Croatie mais sifflé tout de même à sa sortie, le Lyonnais Fred ne met qu'une minute pour amplifier le score. Robinho récupère un ballon sur l'aile droite puis frappe à ras de terre sur le poteau. En bon renard brésilien des surfaces qu'il est, Fred a suivi et n'a plus qu'à pousser le cuir dans le but désert. Et scellé ainsi une victoire synonyme de ticket pour les huitièmes de finale. Le Brésil s'impose finalement en ayant imprimé son propre rythme tout au long du match mais n'a pas rassuré. Les Australiens, qui n'ont pas démérité, joueront leur qualification jeudi prochain face à la Croatie. Un nul leur suffira pour poursuivre la compétition.
L'HOMME DU MATCH : Zé Roberto (Brésil)
Replacé en milieu défensif, le Brésilien a été le meilleur Auriverde contre l'Australie. Le combat du milieu a souvent été facilité grâce à ses interventions et ses anticipations. Il fut même le sauveur des Brésiliens à deux reprises en taclant Kewell et Bresciano, qui filaient seul au but. Un match plein de l'ancien joueur du Bayern Munich qui a déclaré après la rencontre que le Brésil était en train "de monter en puissance".
LA DECLA : Carlos Alberto Parreira (Brésil)

"On est contents de la qualification, ce fut une victoire méritée. On a su imposer notre jeu et faire circuler le ballon et on s'est bien imposés physiquempent. Il est vrai qu'avec trois attaquants australiens dans notre surface, c'était compliqué, on a souffert mais le bilan comptable est bon. C'est normal qu'on ne soit pas encore au top. On n'a joué que trois matches amicaux avant la Coupe du monde et nous montons en puissance progressivement. On a mieux joué que contre la Croatie et on jouera encore mieux le prochain match. Tout ça est normal".















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