Le joueur l'avait reconnu : "Je ne suis pas souffrant. Je reconnais que j'ai très mal joué contre la Croatie. Rien que pour moi-même, je dois livrer une meilleure prestation. Je dois jouer mieux que ça." Même si tout ne fut pas parfait, il y a eu du mieux chez Ronaldo face à l'Australie. Plus en jambes face aux Sooceroos que lors du premier match où il avait été remplacé à la 69e minute par Robinho, "Il fenomeno" n'a pas marqué mais il a été l'auteur de la passe décisive sur le premier but d'Adriano.
Beaucoup plus mobile, il a su se placer dans les bons espaces, alors qu'il avait souvent bouché l'axe et les offensives brésiliennes face aux Croates. Vivement critiqué en début de semaine, le joueur du Real Madrid a rapidement mis fin aux rumeurs d'un syndrome "Coupe du monde 1998". Des rumeurs nées de son malaise, de son embonpoint et de supposées sorties nocturnes. "Ça va mieux. Je sens que j'évolue dans le bon sens", a voulu rassurer Ronaldo. "C'est mieux que mon premier match. Il faut que je continue à travailler, comme je le fais en ce moment".
Le match de Ronaldo contre les rugueux Australiens a laissé présager de belles choses. Ayant gardé la confiance de son sélectionneur Carlos Alberto Parreira, l'attaquant auriverde est parfaitement rentré dans la rencontre. Et même si son premier contrôle de balle fut raté (1ère minute), ce qu'il fit par la suite, ne passa pas inaperçu. A la 10e minute, il est "bousculé" par Vince Grella qui se permet de lui laisser ses traces de crampons sur le tibia droit. Lancé dans la profondeur à plusieurs reprises (4e, 15e), Ronaldo n'a pas su faire parler sa pointe de vitesse. Manquant encore de rythme. Il se procurait néanmoins quelques occasions en première période : un tir contré (28e), une reprise de volée qui n'effleura que le vent (37e) et une frappe enroulée aux 25 mètres. Une dernière tentative du pied droit qui finira sa course, juste à côté du poteau gauche de Schwarzer et qui scellera les actions brésiliennes des 45 premières minutes.
Remplaçant contre le Japon ?
Dès le retour des vestiaires, il s'illustre dès les premières minutes offrant la passe décisive sur le but d'Adriano (49e). Il disparaîtra peu à peu au fil du match mais aura rassuré son sélectionneur sur ses possibilités. A la 72e minute, Parreira décide de le sortir au profit de Robinho. Sous quelques sifflets, pas particulièrement objectifs, il quitte la pelouse de l'Allianz Arena de Munich. Content de lui. Mais tout n'est pas si rassurant que ça pour le double ballon d'or. Une question se pose désormais.
Maintenant que le Brésil est qualifié pour les huitièmes et quasiment assuré de terminer premier de son groupe, le sélectionneur Carlos Alberto Parreiro doit se demander s'il doit faire reposer ses cadres et réviser son 4-2-2-2 habituel contre le Japon. A chaque fois que Robinho est entré en fin de match, il a apporté la fraîcheur et la vitesse que Ronaldo ne possède pas en ce moment. Ce dernier pourrait débuter sur le banc avant d'attaquer les huitièmes de finale. Autrement dit, des minutes de jeu en moins pour battre le record de Gerd Müller (14 buts, contre 12 pour Ronaldo en Coupe du monde) ... Mais est-ce l'essentiel ?
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Reuters






















