Football - Coupe du monde
12/06/2006 - 16:45Une Australie bondissante

C'était le match à ne pas perdre, ni pour l'Australie, ni pour le Japon, avant d'affronter les deux ogres du groupe, le Brésil et la Croatie. Menés, les Socceroos ont renversé la vapeur face aux Nippons (3-1) grâce à un doublé de Cahill et un but d'Aloisi
JAPON - AUSTRALIE: 1-3
Buts: Nakamura (25e) pour le Japon, Cahill (84e, 88e), Aloisi (90e) pour l'Australie
Première période : Schwarzer le malheureux

Le hara-kiri reste bien une spécialité japonaise. Pourtant en ce début de rencontre jouée dans des conditions caniculaires favorables aux Australiens, on aurait pu croire que les Socceroos s'étaient attitrés cette coutume nippone. Dominateurs physiquement et dans la possession du ballon (54% pour l'Australie contre 46% au Japon), les hommes de Guus Hiddink se procurent la première occasion du match par l'intermédiaire de Viduka qui fait parler sa puissance et oblige Kawaguchi à un double arrêt sur une frappe du gauche puis du droit (6e).
En contre, le Japon réagit par Fukunishi (13e) et Takahara (22e) mais les tirs cadrés concernent uniquement les Australiens à l'image de Bresciano qui passe à deux doigts de l'ouverture du score sans une superbe détente de Kawaguchi (25e). Son homologue est moins heureux dans la foulée. Sur un centre anodin de Nakamura, Schwarzer et ses 196 centimètres ne suffisent pas à éviter le but gag. Bloqué (involontairement?) par deux Japonais, le gardien est lobé et Nakamura, le meilleur joueur de la Coupe d'Asie 2004 ouvre le score contre le cours du jeu (1-0, 28e).

Les Socceroos répliquent immédiatement. Bresciano effleure la barre transversale nippone de plus de 20 mètres (28e) avant de trouver le petit filet sur coup franc (41e). Mais à la mi-temps, c'est bien le Japon qui est devant au score.
Seconde période : Le Japon craque
A la reprise, l'Australie n'arrive toujours pas à trouver la faille dans la défense du Japon et Schwarzer ne rassure pas ses partenaires. Sur une sortie spectaculaire hors de sa surface, il dégage mal le ballon de la tête et il s'en faut de peu pour que le joueur de Middlesbrough n'accumule sa bévue numéro deux du match (59e). Contrairement à Schwarzer, Kawaguchi multiplie les arrêts sur un coup franc de Viduka (69e) et sur une frappe puissante d'Aloisi (84e). Mais un gardien fébrile peut en cacher un autre.

Sur une longue touche, le gardien japonais loupe sa sortie devant Kennedy qui prolonge le ballon de la tête dans la surface de réparation. Dans la mêlée, Cahill tire son épingle du jeu et égalise pour l'Australie (1-1, 84e). Rentrés en cours de jeu en seconde période, Aloisi, Cahill et Kennedy se révèlent les choix offensifs payants de la part de Guus Hiddink. Tim Cahill, le joueur d'Everton, s'offre même un doublé quatre minutes plus tard sur un tir enroulée du droit sur un service d'Aloisi (2-1, 88e).
Les Japonais craquent alors face à la succession des tirs australiens (16 tirs à 8, 9 tirs cadrés à 2 sur l'ensemble du match). Complètement abattus et résignés, ils laissent Aloisi sceller le sort de la rencontre une dernière fois (92e). C'est la première victoire de l'Australie en Coupe du Mondial mais pas pour son entraîneur. Guus Hiddink reste tout de même sur deux demi-finales avec la Corée en 2002 et les Pays-Bas en 1998. Il y a des habitudes qu'on ne change pas.
L'HOMME DU MATCH : Tim Cahill

Entré en cours de jeu (53e), Tim Cahill a permis aux Australiens de renverser une situation mal embarquée face au Japon. Le joueur d'Everton a marqué en l'espace de cinq minutes (84e, 89e) pour donner l'avantage au score à son équipe. Déjà meilleur buteur de son équipe de la zone océanienne (7 buts), Cahill devient également le premier buteur de l'Australie en Coupe du monde. Car en 1974, déjà en Allemagne, la seule participation de l'Australie s'était soldée par deux défaites et un nul mais sans le moindre but marqué. Enfin, avec ce doublé, Cahill imite dans la compétition l'Allemand Miroslav Klose, le Costaricain Paulo Cesar Wanchope et le Mexicain Omar Bravo.
LA DECLA : Zico (sélectionneur du Japon)
"C'est le football. Il ne faut pas s'arrêter là et nous devons préparer notre prochain match. Nous n'avons pas su garder le score quand on a mené. Nous avons eu deux occasions nettes en contre-attaque, mais quand on ne met pas la balle au fond, à un moment donné vous pouvez le payer".















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