ZZ, une carrière majuscule

ZZ, une carrière majuscule

Le 28/04/2014 à 12:44

Même si l'affaire Materazzi a gâché sa sortie de scène, Zinédine Zidane restera comme un géant du football français et mondial. Génie du jeu et véritable enchantement pour les spectateurs, Zidane a tout gagné et porté l'équipe de France au sommet. Retour

Jusqu'au bout, Zidane sera resté Zinédine. De la première à la dernière seconde de sa carrière, le Marseillais aura fait étalage de son talent, de sa personnalité et de son caractère. La Coupe du monde 2006 en a offert un condensé saisissant. On ne reviendra pas sur l'épilogue, le coup de tête final ponctuant une vie footballistique majestueuse et qui méritait évidemment mieux qu'une telle sortie. Il faudra effacer Materazzi mais ne pas oublier que, pour l'ensemble de son oeuvre, Zinédine Zidane mérite une place aux côtés des plus grands footballeurs de l'histoire.

Zizou est né

La récompense de ce travail, elle arrive le 20 mai 1989. Celui que Rolland Courbis surnommera Zizou fait ses débuts en Division 1. Un Nantes-Cannes conclu sur le score de 1-1. Le Cannois touche alors 700 francs par mois et va rapidement taper dans l'oeil des meilleures écuries françaises. Il y a bien évidemment l'Olympique de Marseille, mais le club de coeur du futur international le laissera filer à Bordeaux. Bardé de stars, l'OM n'a pas besoin d'un jeune Zidane. Dommage pour Marseille. Tant mieux pour le Parc Lescure. De 1992 à 1996, le numéro 7 grimpe les échelons en Gironde et fait déjà preuve d'un caractère bien trempé. Victime d'une bonne mandale lors d'un Marseille-Bordeaux, Marcel Desailly pourrait en témoigner.

La voie est tracée

Le 17 août 1994, Zinédine Zidane a fait sa première apparition en équipe de France. Chez lui, à Bordeaux. Une première réussie. Entré alors que les Bleus étaient menés 0-2 par la République tchèque, le Marseillais marque deux fois. Une frappe monumentale du gauche et un coup de tête mettent au supplice Kouba. Zinédine Zidane ne sortira plus de cette équipe jusqu'en 2004. Avec les Bleus et Aimé Jacquet, il participe au plan de reconstruction des Bleus. La Bulgarie est passée par là et le traumatisme est grand. La France va pourtant se qualifier pour l'Euro 1996, où elle échouera en demi-finale. Sans Cantona, Ginola ni Papin. La voie vers 1998 est tracée.

Enfin la C1 !

En club, les succès succèdent aux succès. Malheureusement, la Ligue des Champions se refuse au champion. Deux finales perdues avec la Juve (1997, 1998) et le Turinois cède aux sirènes du club le plus prestigieux de la planète, le Real Madrid. Acheté pour 500 millions de francs - un record - le Français rejoint Figo, Raul et compagnie. L'armada fait peur. Et va décrocher la C1 à la fin de la saison 2001/2002 grâce à une volée du gauche de Zizou. Le Bayern Leverkusen est à terre (2-1). Zidane au sommet. Avec cette Ligue des Champions, le meneur des Bleus a tout gagné.

Il reviendra un an après. Avec la réussite que l'on connait. Avec ses compères Makelele et Thuram, il envoie la France en Allemagne. Il la propulsera même en finale de la Coupe du monde. Mais là, après un penalty transformé d'une Panenka déjà historique, on préfère oublier la fin. Et rester sur des images bien plus heureuses. "L'immensité de l'oeuvre de Zizou : son arrivée en équipe de France à Bordeaux, et 1998 avec deux buts et la Coupe du monde." Aimé Jacquet a retenu ces deux moments. Majestueux. Comme Zidane.

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