. OLYMPIQUE LYONNAIS
Les Lyonnaises ont l'occasion d'égaler les Lyonnais. Sextuple champion de France en titre, l'OL féminin part à la conquête de son septième titre d'affilée, mais il est tout de même en avance sur l'équipe masculine. En mai dernier, les joueuses de Patrice Lair ont été sacrées pour la dixième fois de leur histoire. Le club du Rhône, qui a également remporté la Coupe de France en 2011-2012, est un monstre du championnat de France féminin. Mais pas seulement. Il devient aussi un ogre européen puisque les Lyonnaises sont désormais double championnes d'Europe en titre.
Avec sa flopée de stars (Louisa Necib, Sonia Bompastor, Wendie Renard, Eugénie Le Sommer, etc.), la troupe rhodanienne fait la fierté de Jean-Michel Aulas sur la scène continentale et l'exercice à venir ne donne pas le moindre signe avant-coureur de changement. L'OL vient de flanquer un sévère 3-0... au FC Barcelone, champion d'Espagne en titre, en match amical. Tout a été fait comme chez les hommes pour préparer cette saison, avec notamment un stage à Tignes. Cette saison encore, elles seront les grandes favorites du championnat.
LA PRESENTATION COMPLETE (Sharkfoot.fr)
. FCF JUVISY
Si le Paris Saint-Germain masculin est la référence en Essonne, chez les femmes, le "91" n'a d'yeux que pour le FCF Juvisy. Commune d'à peine 14 000 habitants, Juvisy-sur-Orge s'est pourtant fait une place forte dans le championnat de France dans les années 1990 avec ses cinq titres. Sacré pour la sixième fois en 2006, le club francilien n'a ensuite pas pu contrarier l'outrageuse domination lyonnaise. La saison dernière, les joueuses de Sandrine Mathivet ont collé aux basques de l'OL jusqu'à l'avant-dernière journée et un choc décisif au Stade Georges Maquin, où les Rhodaniennes sont venues s'imposer 3-0 et ont ainsi filé vers le titre.
L'exercice 2012-2013 sera intéressant à suivre pour les Juvisiennes, qui devront de nouveau composer avec la Ligue des champions, une compétition absente de leur calendrier en 2011-2012. Si l'effectif comporte moins de joueuses médiatiques que celui de l'OL, notons tout de même la présence des talentueuses Gaétane Thiney et Sandrine Soubeyrand.
. PARIS SAINT-GERMAIN
Il n'y a pas que Carlo Ancelotti qui veut faire du PSG la capitale du football français. Chez les femmes, son homologue Farid Benstiti va tenter de ramener enfin un titre au club parisien. Mais la salle des trophées est bien moins garnie comparée à celle des hommes. Il n'y a guère qu'un titre de champion de D2 (2001) et une Coupe de France (2010) qui trônent derrière la vitrine. Le PSG se construit encore, mais les trois dernières saisons ont de quoi rendre optimistes les supporters. Après plusieurs exercices traversés dans un relatif anonymat, les Parisiennes sont grimpés deux fois sur le podium (3e en 2010, 2e en 2011) avant d'échouer à la 4e place et en huitièmes de finale de la Ligue des champions au printemps dernier.
Sans la C1 à jouer, et même avec le départ d'Elise Bussaglia vers Lyon, Paris pourrait inquiéter la formation rhodanienne au moins autant que Juvisy cette saison. Surtout avec le renfort de Shirley Cruz (milieu), arrivée cet été en provenance de l'OL. Surveillons aussi les deux recrues de Duisbourg, Annike Krahn (défenseuse) et Linda Bresonik (milieu). Et n'oublions pas l'ambassadrice, le symbole : Laure Boulleau.
. MONTPELLIER HSC
Et si c'était l'année de Montpellier ? Contrairement aux trois autres cadors du championnat, le MHSC a préféré miser sur la stabilité pour cet exercice 2012-2013. Seule Zohra Ayachi, de Rodez, est venue renforcer l'effectif héraultais alors qu'Aya Sameshima (Vegalta Sendai), Marine de Sousa (Rodez) et Andréa Beaudé (Sète) ont plié bagages. D'autant que la faim de titre des Sudistes devient dévorante après trois saisons de frustration. Quatrième en 2010 puis troisième en 2011 et 2012, Montpellier a également perdu en finale les trois dernières éditions de la Coupe de France.
Emmenée par l'internationale Marie-Laure Delie, les filles de Sarah M'Barek visent clairement la qualification pour la Ligue des champions, une compétition qu'elles ont là-aussi quittée avec un goût amer en 2009-2010, éliminées en quarts de finale par les Suédoises d'Umea à cause de la règle des buts à l'extérieur. Pour le titre, le MHSC devra cette fois-ci mieux négocier les confrontations directes avec le PSG, Lyon et Juvisy. "La saison dernière, nos prestations face aux autres équipes du top 4 (NDLR : 4 points sur 18) ont rendu notre bilan comptable mitigé puisque nous n'avons pas ajouté de ligne au palmarès du club", regrette Sarah M'Barek sur le site officiel du club. Surtout que les Montpelliéraines n'ont finalement échoué qu'à six petits points de l'Olympique Lyonnais... Frustrant, décidemment.
LA PRESENTATION DE MONTPELLIER
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DPPI
























