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De Cruyff à Zidane en passant par Maldini, difficile de se faire une place pour les "fils de"

De Cruyff à Zidane en passant par Maldini, difficile de se faire une place pour les "fils de"

Le 01/12/2016 à 17:14

Enzo Zidane a fêté ses débuts professionnels par un but ce mercredi avec le Real Madrid. Il n'est pas le premier fils de grand joueur à s'être distingué. Tous n'ont pas connu la même réussite et il est souvent bien difficile de se défaire de l'ombre du père.

Ils ont été des légendes. De leur club, de leur pays et parfois même, pour les plus immenses d'entre eux, de leur sport. Tous partagent une particularité. Comme Zinedine Zidane mercredi, ils ont vu leur fils jouer chez les professionnels. Difficile pour "ses fils de" d'être à la hauteur de leur père, même si certains s'en sont plutôt bien tirés. En voici une liste non exhaustive.

Zinedine / Enzo Zidane

Lancé dans le grand bain par son père ce mercredi en Coupe du Roi, Enzo Zidane a marqué sur son premier tir chez les professionnels. Un début idéal qui a enflammé la presse espagnole. A 21 ans, l'âge de son fils aujourd'hui, Zinedine Zidane était déjà le chouchou des Girondins de Bordeaux où il est rapidement devenu un meneur plein de promesses. En 27 ans de carrière, le champion du monde, d'Europe, vainqueur de la Ligue des champions et Ballon d'Or 1998 s'imposera comme l'un des tous meilleurs joueurs de l'histoire. Son fils va d'abord devoir se faire une place dans l'effectif ultra-concurrentiel du Real, mais il est clair que le talent est une histoire de famille chez les Zidane.

Johan / Jordi Cruyff

Comme Enzo Zidane, Jordi Cruyff a été lancé par son père chez les professionnels. Son début de carrière est honorable. Il enfile même le maillot oranje à 9 reprises. Transféré à Manchester United, il souffre de blessures à répétition qui freinent sa progression. Champion d'Angleterre avec MU, il a construit sa carrière dans l'ombre beaucoup trop encombrante d'un père, icône et génie du football néerlandais. Impossible de soutenir la comparaison avec l'un des cinq meilleurs joueurs de tous les temps.

Johan et Jordi Cruyff

Johan et Jordi CruyffAFP

Cesare / Paolo Maldini

La filiation poussée à l'extrême. Chez les Maldini, l'élégance se transmet de génération en génération. Cesare et Paolo ont tous deux fait les beaux jours du Milan et si la carrière du fils est un brin plus clinquante grâce à une expérience beaucoup plus riche en sélection (126 capes, une finale de Coupe du monde), celle du père tient la comparaison avec 398 matches sous le maillot rossoneri. Les deux hommes, vainqueurs de la Ligue des champions 1963 pour Cesare et 1989, 1990, 1994, 2003 et 2007 pour Paolo, ont été les figures emblématiques et incontournables de l'arrière-garde milanaise.

Alain / Thibault Giresse

Le père, membre du carré magique des Bleus, a marqué les années 1980 de son immense talent. Le fils, Thibault, connaît une carrière beaucoup plus modeste, démarrée en National avec Toulouse. Il a peu à peu gravi tous les échelons avec l'En Avant Guingamp, dont il devient l'une des pièces maîtrises. Vingt-huit ans après son père, il remporte la Coupe de France en 2014 sous le maillot breton. S'il n'a jamais connu les Bleus, il reste un joueur solide de l'élite.

Abedi Pelé / Jordan et André Ayew

Là-encore, les fils ont suivi les traces du père. Comme Abedi Pelé, André Ayew a enflammé le Vélodrome et s'est imposé comme le leader du Ghana. Mais le palmarès ne suit pas encore. Le triple Ballon d'Or africain a accroché une CAN, une Ligue des champions et quatre championnats de France. Avec deux Coupes de la Ligue et deux Trophées des champions, Andre Ayew ne fait pas le poids. Pas plus que Jordan, d'un an son benjamin, malgré un titre de champion en 2010 avec l'OM. Les deux frères Ayew stagnent actuellement en Angleterre et auront bien du mal à égaler leur père, légende du continent africain.

2013 Ligue 1 Marseille OM Ayew Jordan Andre

2013 Ligue 1 Marseille OM Ayew Jordan AndreAFP

Lilian / Marcus Thuram

La carrière de Marcus Thuram n'en est qu'à ses balbutiements. Mais, à 19 ans, il a déjà semé quelques promesses. Sélectionné dans toutes les catégories de jeunes, l'attaquant de Sochaux apparaît régulièrement en Ligue 2 et compte déjà 20 matches. Le chemin est encore long pour égaler les 142 sélections de son père en équipe de France (un record), champion du monde, d'Europe, de France, d'Italie et d'Espagne. Sans doute l'un des tous meilleurs défenseurs de l'histoire.

Peter / Kasper Schmeichel

Même patronyme, même poste, même chevelure blonde : pas de doute, Peter et Kasper Schmeichel partagent bien le même patrimoine génétique. Si le fils a longtemps souffert de la comparaison avec la légende de Manchester United, il a fini lui aussi par s'offrir la Premier League avec Leicester la saison passée. A 30 ans, Shmeichel Junior n'est définitivement plus un fantôme.

Manuel / Manuel Sanchis

Comme deux gouttes d'eau. Même prénom, même poste (défenseur), même club (Real Madrid) : dans la famille Sanchis, on ne rigole pas avec l'héritage. Si le fiston, huit fois champion d'Espagne, a signé une carrière un peu plus aboutie que celle du père, ils restent tous deux des figures incontournables du Real. La famille Sanchis est la seule avec celle des Maldini et des Busquets dont le père et le fils ont gagné la Ligue des champions.

Danny / Daley Blind

Il fut l'une des immenses figures des dernières heures de gloire de l'Ajax. Vainqueur de la Ligue des champions 1995, Danny Blind a tout gagné avec le club néerlandais. Son fils a empilé quatre titres de champion des Pays-Bas avant de s'exiler parce que l'Ajax n'est plus tout à fait l'Ajax. Il est désormais un pion essentiel de Manchester United et des Pays-Bas. Il lui reste à conquérir des titres qui comptent pour laisser la même trace que son père.

Daley Blind réalise une belle Coupe du monde avec les Pays-Bas. Il est le digne successeur de Danny.

Daley Blind réalise une belle Coupe du monde avec les Pays-Bas. Il est le digne successeur de Danny.AFP

Et Pelé ?

Difficile de se faire une place dans l'ombre du plus grand joueur de tous les temps. Edinho n'y est pas parvenu. Pourtant, il a tout fait pour éviter la comparaison avec sa légende de père, enfilant les gants quand son père empilait les buts. S'en est suivie une courte et modeste carrière à Santos, Portuguesa Santista ou Caetano et quelques détours par la case prison…

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