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Et Paris découvrit Verratti


Par Foot123
Dernière mise à jour Le 19/09/2012 à 11:19 -
Par Foot123 - Le 19/09/2012 à 11:19
Et Paris découvrit VerrattiDe notre partenaire Foot123
 

Dans un secteur de jeu où la quantité ne manque pas, Marco Verratti est en train de mettre tout le monde d'accord, à 19 ans. Encore auteur d'une partition individuelle impressionnante contre le Dynamo Kiev (4-1), le petit italien semble déjà indispensable au PSG.

« VE-RRA-TTI ». « VE-RRA-TTI ». « VE-RRA-TTI ». Deux fois, une vague a parcouru le Parc. De chants à la gloire de “Marcolino“, gamin de 19 ans et leader technique incontestable d’une formation construite sur un quart de milliard. Les vivats d’un public parisien sevré de grands milieux de terrain durant une décennie rappellent ceux destinés à Mikel Arteta, onze ans en arrière. On ne peut savoir encore ce qu’il adviendra de la carrière de Verratti, mais alors dressons un constat : il existe un PSG avec lui. Comme il en existe un sans : fade, déséquilibré et sans contrôle. La prestation éblouissante de l’ancien joueur de Pescara contre Kiev fut telle qu’il est d’ores et déjà inconcevable d’envisager un avenir au club de la capitale sans son jeune maestro. En zone mixte, mardi soir, Thiago Silva lâcha ce commentaire : "En arrivant, je ne connaissais pas Verratti mais Ibra m'a dit 'tu vas voir, il est très fort et il joue comme Pirlo'".

Totale maîtrise

Les acharnés du club parisien aiment affirmer qu’ils l’ont senti immédiatement. Ca se voit. Il y a une forme d’évidence. Ce joueur est différent. Son premier crochet suivi d’une accélération en éliminant trois joueurs de Chelsea, cet été, avait crée une étincelle. Deux mois plus tard, Paris n’a plus d’yeux que pour lui. A seulement 19 ans, on peut même légitimement se demander quel genre de grand joueur il devrait devenir, son arsenal réunissant déjà tellement de qualités. L’aisance avec la balle – qu’il caresse, le jeu court comme long, l’orientation du jeu, l’activité, l’étonnante maturité et même l’intensité défensive qui ressemble à celle d’un morpion. Le meilleur poste de Thiago Motta est celui de “6“ devant la défense ? Il doit s’en trouver un nouveau. De loin comme de près, l’aimant Verratti fluidifie la circulation du jeu et bonifie ses co-équipiers. Il les conforte en éteignant tout début d’incendie. A chaque difficulté, les Parisiens le visent illico et son habilité lui permet de s’en sortir, quelle que soit la situation. Si son surnom de nouveau Pirlo paraît justifié, même s’il faut prendre de la mesure, c’est surtout ce rôle de “regista“ – merci Zeman - qui lui sied à merveille.

Œuvre d’art

Déjà prépondérant dans une formation qui va avoir du mal à composer sans lui, c’est désormais la question de son utilisation qui finira vite par se poser. Car tout prodige qu’il est, l’international italien n’a encore que 19 ans, et le risque serait de le sur-utiliser. On a bien compris que passer de la Serie B à la Ligue des champions en quatre mois ne lui posait aucun problème, mais l’erreur serait de le brûler trop tôt, et lui faire enchaîner les matches à son âge pourrait constituer un péché. Le problème, pour Paris, est qu’il est déjà dépendant de son stratège, et il n’en a pas deux comme lui dans son effectif. Le protéger tout en l’utilisant le plus possible, voilà bien le futur compromis du PSG des étoiles. Qui vient peut-être de réaliser le coup du siècle, à onze millions d‘euros. Mino Raiola assurait avec humour, en juillet, que la ville lumière possédait désormais deux “Joconde“, avec Zlatan Ibrahimovic. Il va falloir revoir le chiffre à la hausse.

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