Football - Euro 2008
18/06/2008 - 13:10Carton plein pour l'Espagne

Après avoir été menée au score, l'Espagne, avec une équipe remaniée, a su inverser la tendance pour s'imposer face à la Grèce (2-1). La Seleccion a ainsi remporté ses trois matches de poule et fait le plein avant d'affronter l'Italie, dimanche en quarts d
GRECE - ESPAGNE : 1-2
Buts : Charisteas (42e) pour la Grèce - De la Red (61e), Güiza (88e) pour l'Espagne
Déjà au sol, le champion en titre a mis fin à sa campagne européenne tête basse. Ou presque, en fonction que l'on considère, ou non, le but marqué face à l'Espagne comme une consolation. C'était le premier inscrit par la Grèce dans cet Euro 2008. Le dernier, aussi. Pendant quelques minutes, l'ouverture du score de Charisteas, sur une tête impeccable (1-0, 42e), laissait entrevoir aux hommes d'Otto Rehhagel leur premier succè dans la compétition. Après l'égalisation de De la Red, suite à un bon mouvement collectif (1-1, 61e), ils espéraient tout de même empocher leur premier point dans la compétition. Le compteur grec, finalement, restera bloqué à zéro. L'homme qui s'est amusé avec les chiffres avait signé une saison de haute tenue avec Majorque, terminant meilleur buteur de la Liga.
Il s'agit de Güiza, qui a disposé de 90 minutes de jeu pour signer sa première réalisation avec le maillot espagnol. Après avoir été remiseur décisif sur l'égalisation, puis avoir échoué dans un duel avec Nikopolidis (73e), Güiza a profité d'un centre de Sergio Garcia et du relâchement de la défense grecque pour ajuster sa tête (2-1, 88e). La solidité défensive, avait été l'atout maître des joueurs de l'Olympe lors de leur sacre en 2004. Ils n'avaient à l'époque pris que quatre buts durant tout le tournoi, soit un de moins que durant cette nouvelle édition de l'Euro. Mais ils les avaient, déjà, tous encaissés durant la phase de poule. Le vrai changement entre les dieux grecs et les derniers de ce groupe D, se trouverait donc dans l'efficacité à l'autre extrémité du terrain.
Premier et unique but grec du tournoi
Face à l'Espagne, les différences sont apparues un peu partout sur la pelouse. Ce n'étaient pas des fossés, la Grèce ayant eu l'opportunité, à certains moments, d'étouffer son adversaire. Mais le coeur n'y était pas vraiment. Cela dit, tout aurait pu être plié bien avant le repos, pas en faveur des tenants du titre, mais des Ibères. Il n'a manqué que quelques centimètres à De la Red pour marquer d'entrée de match (2e), tout comme à Fabregas afin de devancer Nikopolidis (20e), et surtout à Xabi Alonso pour signer un but majestueux d'un lob depuis le rond central (23e). Avec ces hausses de températures sur le but grec, l'Espagne a aussi mis en valeur la profondeur de son banc, Xabi Alonso et Fabregas ayant profité de ce match de "coiffeurs" pour disputer un match dans son intégralité.
Xabi Alonso, indispensable à Liverpool, a dégainé à deux autres reprises, ne trouvant pas la cadre (38e), ou seulement le poteau d'un Nikopolidis dépassé par les événements, et qui ne s'est pas offert une dernière cape internationale de tout repos. Mais la Seleccion a aussi laissé entrevoir des carences défensives. Que ce soit son arrière-garde habituelle ou pas, comme lors de ce match face à la Grèce, l'équipe de Luis Aragones a encaissé un but à chacune de ses sorties depuis le début de la compétition. Cela n'avait pas plombé la suite du parcours de la Grèce en 2004, devenue imperméable une fois sortie de son groupe. L'Espagne dispose en plus d'un potentiel offensif nettement supérieur. De quoi voir un bon présage ? L'Italie, malgré son entame de tournoi poussive, servira dimanche en quarts de finale de parfait révélateur.















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