Football - Euro 2008
13/06/2008 - 09:00Sagnol : "En danger ? Oui et non"

Willy Sagnol ne veut pas noircir le tableau avant le match Pays-Bas - France. Habitué aux départs poussifs des Bleus, le Bavarois reste optimiste et veut "toujours aller au bout". Se sentant mieux physiquement, Sagnol n'hésitera pas à monter aux avant-pos
WILLY SAGNOL, avant d'affronter les Pays-Bas, sentez-vous l'équipe de France en danger ?
W.S. : En danger ? Oui et non car quel que soit le score de ce match, nous ne serons ni qualifiés, ni éliminés. Nous ne sommes donc pas en danger. Au fil des années, on commence à avoir l'habitude de ces départs poussifs. Il est cependant évident qu'une victoire face aux Roumains aurait facilité les choses.
Comment est l'ambiance dans le groupe ?
W.S. : C'est toujours la même. L'objectif reste d'aller au bout de la compétition. Et ce sera difficile. Aussi bien en quarts, en demies et dans ce groupe très relevé.
Que doit faire l'équipe de France pour bien défendre et bien attaquer ? Avez-vous une solution ?
W.S. : Je ne sais pas s'il y a une vraie solution à cela. Durant la dernière Coupe du monde, on l'avait trouvée vers la fin de la compétition mais cela ne tenait pas à grand chose. Face au Brésil, on n'avait pas eu beaucoup d'occasions et on avait marqué sur coup de pied arrêté. Contre le Portugal, nous n'avons marqué que sur penalty. Il est difficile de trouver la solution mais ne pas prendre de but facilite les choses.
Comment avez-vous trouvé les Pays-Bas face à l'Italie ?
W.S. : Impressionnants. Offensivement, ils ont réussi à trouver des solutions face à une équipe d'Italie qui est forte défensivement. Les Italiens ont aussi eu des occasions dans ce match. Contre nous, je pense que ce sera différent. Les Néerlandais ne joueront pas de la même façon.
Cela va vous changer de la Roumanie...
W.S. : Ça va être totalement différent. Les Pays-Bas aiment jouer au football, plus que la Roumanie, mais ils auront à bien défendre également. Avec nos attaquants, nous aurons des occasions de marquer, j'en suis sûr.
Vous sentez-vous en danger personnellement ? Durant la séance à huis clos de mercredi, vous avez été mis en balance avec Lassana Diarra...
W.S. : Comment le savez-vous si la séance était à huis clos ? Il n'y a pas à se sentir en danger. Le plus important est l'équipe de France avec ou sans Henry, avec ou sans Sagnol. Les joueurs sur le terrain seront à cent pour cent motivés.
Où en êtes-vous physiquement ?
W.S. : Face à la Roumanie, j'ai réalisé une meilleure seconde période. C'est bien.
Etes-vous prêt à multiplier les montées dans votre couloir contre les Pays-Bas ?
W.S. : Tout dépend des systèmes de jeu. Quand on joue avec des milieux offensifs collés sur les lignes, il est difficile de leur passer dessus. C'était le système choisi par le sélectionneur pour jouer contre la Roumanie. On verra face aux Pays-Bas. Mais l'important est aussi d'avoir du monde dans la surface de réparation, sinon cela ne sert à rien de monter.
Mais comment voyez-vous votre rôle ? Vous semble-t-il primordial d'attaquer en tant que défenseur ?
W.S. : C'est l'éternel débat. Un défenseur doit-il apporter le danger ou bien défendre ? A l'Euro, la priorité est de ne pas prendre de but. Après, si on peut apporter notre pièce à l'édifice...
Plus globalement, trouvez-vous que l'équipe de France soit trop frileuse ?
W.S. : On n'était pas les plus spectaculaires lors de la dernière Coupe du monde, les Italiens non plus. Et pourtant... Les Espagnols et les Argentins étaient flamboyants et ne sont pas allés loin. Cela dit, si on était partis un peu plus vite, ça n'aurait pas été plus mal non plus.
France - Pays-Bas va se jouer un vendredi 13. Etes-vous superstitieux ?
W.S. : Non. Pour tout vous dire, je n'y avais pas pensé. Mais peut-être que cela va me trotter dans la tête maintenant...















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