L'Autriche va avoir du pain sur la planche. Son Euro, qu'elle co-organise avec la Suisse, débute enfin. Mais peut-être un peu trop tôt. La sélection de Josef Hickersberger, 92e au classement mondial Fifa, est en plein doute. Nation théoriquement la plus faible à avoir jamais abordé la phase finale d'un Euro, la Wunderteam, malgré des jeunes talentueux, craint d'être la risée de l'Europe. S'il est conscient des limites de ses protégés, Hickersberger a pourtant fixé un objectif bien précis à ses joueurs : une place en quarts de quart de finale.
Un objectif loin d'être évident pour une équipe sevrée de compétitions internationales depuis le Mondial 1998. Pour cela, il ne faudra pas rater le premier match pour se mettre toute de suite en confiance. Mais les coéquipiers d'Andreas Ivanschitz auront fort à faire face à la solide équipe de Croatie qui arrive avec la ferme intention d'engranger trois points. "Ce sera du 60-40" pour les visiteurs, concède "Hicke". "Mais dans un bon jour, avec un peu de chance, on peut battre la Croatie".
Un bon jour et avec aussi le soutien de tout un peuple. Car si les Autrichiens sont très critiques et ont même organisé une pétition pour que leur sélection se retire de l'Euro, ils seront tous derrière leur formation au coup d'envoi de la rencontre. Un appui qui pourrait transcender la troupe autrichienne. "En prenant en compte l'avantage que procure le fait de jouer à domicile, je suis optimiste. Nous sommes dans une forme remarquable et sommes très bien préparés", assure Hickersberger.
Tous les fans autrichiens ne partagent pas cet avis. Les matches de préparation n'ont pas vraiment rassuré. Malgré de bons débuts de rencontres, le pays hôte a craqué dans la dernière demi-heure contre l'Allemagne (3-0) et les Pays-Bas (4-3). Et leur large victoire face à Malte (5-1) n'a pas vraiment caché leurs lacunes défensives. Mais l'Autriche le sait : Eviter l'humiliation de se faire sortir par la petite porte, passera sûrement par un bon match face à la Croatie.





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