Miraculés. Menée au score par la Suisse à la mi-temps (0-1) après avoir perdu face au Portugal (2-0), les Turcs ont aujourd'hui la possibilité de valider leur billet pour les quarts de finale de l'Euro 2008. Après avoir finalement disposé de la Nati (2-1), grâce notamment à un but d'Arda dans le temps additionnel, les hommes de Fatih Terim ont de nouveau leur destin entre leurs mains. Leur objectif est clair: battre la République tchèque pour regoûter à la saveur d'un deuxième tour de championnat d'Europe, ce qu'ils n'ont plus connu depuis 2000.
Ce renversement de situation a redonné un moral d'acier à la Turquie. Les hommes de Fatih Terim, qui ont profité de la journée de vendredi pour se rendre à la mosquée de Genève, ont totalement repris confiance. Et ils envisagent sérieusement la victoire face aux Tchèques, qui leur offrirait le précieux sésame pour les quarts de finale. "Si nous jouons comme face à la Suisse, nous n'aurons rien à craindre de la République tchèque", annonce notamment le défenseur Hamit Altintop.
Reste à savoir comment les Turcs vont aborder ce match particulier. Compte tenu du classement et du goal-average, un match nul face à la République tchèque aboutirait forcément à une séance de tirs au but pour définir l'équipe qui ira en quarts de finale. Un scénario que souhaite particulièrement éviter Volkan Demirel, pourtant décisif dans cet exercice avec Fenerbahçe face au FC Séville, en huitième de finale de la dernière Ligue des Champions. "Nous allons tout faire pour éviter que le match ne débouche sur une séance de tirs aux buts", affirme le portier turc.
Terim doit toujours se passer des services de son métronome du milieu de terrain, Emre Belozöglü. Le joueur de Newcastle souffre toujours d'une blessure musculaire à une cuisse. Son expérience n'aurait pas été superflue pour une telle rencontre, d'autant plus que la Turquie sera également privée de son défenseur Gokhan Zan, touché aux ligaments du genou gauche, tandis que Setin Servet demeure encore incertain. Des absences qui pourraient peser lourd au moment du décompte final.





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