EURO 2008 - Groupe A
PORTUGAL - TURQUIE : 2-0
Buts : Pepe (61e) et Raul Meireles (90e)
C'est ce qu'on appelle du travail bien fait. Un peu long à venir, mais correctement effectué. Douché d'entrée lors de SON Euro 2004 par des Grecs futurs rois d'Europe, le Portugal n'a pas manqué cette fois ses débuts dans la compétition continentale, aux dépens de Turcs malhabiles (2-0). Deux coups de canon ont suffi aux hommes de Luiz Felipe Scolari pour s'extraire du piège que représente toujours un premier match pour une sélection dans ce genre d'épreuve. Deux coups de fusil et une victoire ô combien importante en vue d'une qualification pour les quarts de finale : le Portugal a su justifier son statut de favori.
Tout le contraire d'une Turquie si prometteuse lors de l'édition 2000 et que l'on attendait au révélateur après quatre ans d'absence lors des grands rendez-vous internationaux. Les hommes de Fatih Terim ont balbutié leur football et n'ont jamais semblé trouver le bon équilibre tactique. Mevlut Erding, le Sochalien, aura probablement beaucoup de choses à dire à ce sujet. Lui, l'habituel attaquant axial, s'est retrouvé scotché sur le côté gauche, sans véritables ballons exploitables, sans, surtout, de possibilités de faire parler sa puissance et l'intelligence de ses appels de balle. Un adversaire particulièrement emprunté donc et à la limite du correctionnel en phase défensive, il n'en fallait pas plus pour permettre au Portugal d'asseoir sa domination. Territoriale comme technique d'ailleurs.
Mais ce qui aurait dû être suffisant pour faire plier des Turcs à côté de leur football tarde à faire la différence. La bande à Cristiano Ronaldo amuse la galerie, certes, applique et impose un pressing intelligent également à son adversaire sans parvenir à concrétiser au tableau d'affichage. Nuno Gomes, généreux dans l'effort mais parfois absent des bons coups ou Deco, un peu juste physiquement, peinent à toujours soutenir les arabesques de leurs petits camarades. Et que dire d'un Cristiano Ronaldo, visiblement tendu en début de partie et relativement long à l'allumage.
Pepe, sur un air de Thuram
Il faudra attendre 38 minutes pour voir véritablement le prodige de Manchester United évoluer dans le bon sens. Non pas que ses deux premières frappes initiales (6e, 29e) avec un joli raid individuel sur la seconde, n'aient pas été un tant soit peu dangereuses. Non, il faut patienter ce laps de temps pour voir le probable futur meilleur joueur mondial de la saison 2007-2008 faire trembler tout le peuple turc. D'un coup franc fouetté dont il a le secret, Cristiano Ronaldo oblige Volkan à un splendide arrêt, avec la complicité de son poteau gauche. Un signe prometteur... Ou un mauvais présage tant les Lusitaniens dominent, semblent évoluer un cran au-dessus de leurs adversaires, le tout sans marquer.
L'inquiétude se confirme lorsque Nuno Gomes, peu en vue jusque-là, heurte d'une frappe du pied droit le poteau de Volkan, profitant d'un attentat de Gökhan Zan sur Simao (50e). Heureusement pour le camp portugais, l'attaquant du Benfica Lisbonne, encore malheureux sur une tête sur la barre transversale (64e) se rattrapera quelques minutes plus tard. C'est lui qui vient soutenir le une-deux de Pepe, auteur d'une montée rageuse, autoritaire et victorieuse, un raid solitaire que n'aurait pas renié Lilian Thuram en 1998... (61, 1-0). Logique, l'ouverture du score portugaise n'est que justice, notamment pour le joueur du Real Madrid, sevré de but déjà en première période suite à une position de hors-jeu (17e). Surtout, cette délivrance vient des pieds d'un défenseur, ce qui devrait relancer le débat sur le manque de poids offensif des avants-centres lusitaniens et l'aspect moins décisif qu'a Cristiano Ronaldo, très attendu au tournant sur cette rencontre, en sélection. Mais le champion d'Angleterre 2008 a su, même si ça a moins rigolé pour lui samedi soir, se mettre au service du collectif. En effet, si ce dernier n'a pas marqué, il a régulièrement donné le tournis à Hamit Altintop et c'est lui, également, qui est à l'origine, avec l'aide subtile et magnifique de Joao Moutinho, du but de Raul Meireles (90+3, 2-0).
Vainqueur sans frémir, le Portugal a finalement fait le métier. Les hommes de Luiz Felipe Scolari ne devront pas oublier de gommer certains errements offensifs dans les vingt derniers mètres. En effet, la Suisse, meurtrie dans sa chair après la blessure de Frei et la République Tchèque se montreront moins naïfs que des Turcs passablement empruntés en défense. Fébriles, ces derniers ont même tenté d'abuser la vigilance d'Herbert Fandel, l'arbitre de la rencontre (Nihat, 49e), de passer leurs nerfs sur les mollets adverses (Mehmet Aurelio sur Nani, 90e) avant de manquer leur unique cartouche (Tuncay, 90e), gênés par le héros du soir Pepe. Battue d'entrée, la Turquie, lanterne rouge, se retrouve désormais sous pression dans ce groupe A. Un moindre mal pour le Portugal, cette fois dans le bon tempo dès le début de la compétition et déjà en tête de sa poule.



AFP
























1/2 finaliste du mondial et finaliste de l'euro...ils confirment simplement leur status parmis les 5 meilleurs equipes d'europe.......Le 08/06/2008 à 00:10
On verra ce que ça va donner avec l'équipe de France....
ça donnera: Samir Nasri d'origine algérienne passe a Bafetimbi Gomis d'origine sénégalaise.....
n'importe quoi!!!Le 07/06/2008 à 23:51