RAYMOND DOMENECH, après le recul, quel est votre analyse du match nul face à la Roumanie (0-0) ?
R.D. : Même après avoir revu le match, je maintiens ce que je disais. On a été un peu en dedans dans l'animation. On a eu une restriction dans le développement du jeu. Mais je le répète, ça n'a pas été facilité par la prestation des Roumains qui ont bien bloqué toutes les situations, qui sont bien sortis et nous ont attendu. On savait que le match se passerait comme ça, je ne vois pas pourquoi on sera surpris maintenant.
La France n'a-t-elle pas été trop timide ?
R.D. : On a joué pour gagner. Si dans la tête des joueurs il y a cette hantise du premier match qui fait que l'on est un peu plus restrictif, je le comprends. On l'a connu il y a deux ans. Dans le passé, certains matches de départ de l'équipe de France ne se sont pas toujours déroulé dans le bonheur total. Le premier match est toujours crispant. Quand l'adversaire est solide et bien organisé, ce n'est pas facile. Donc il n'y a pas eu une idée de se dire : on joue pour ne pas perdre. Chaque match, on joue pour le gagner.
William Gallas regrettait des consignes de prudence que vous auriez données...
R.D. : De prudence ? Dire que les défenseurs sont des défenseurs, les milieux des milieux et les attaquants des attaquants, où y a-t-il un signe de prudence là-dedans ?, s'est étonné le patron des Bleus. Si ça c'est la prudence alors que je revendique d'avoir donné des consignes de respect d'une organisation qui permet d'être solide et d'attaquer sur de bonnes bases. Mais je n'ai pas utilisé le mot prudence depuis que l'on est en stage.
Avez-vous noté des manques dans cette équipe de France ?
R.D. : S'il n'y avait pas eu de manques et que tout le monde avait été exceptionnel, on aurait gagné 6-0 et on n'en parlerait pas. Dans toutes les équipes, il y a des manques à un moment dans le match. Personne n'est bon à 100 % dans chaque match. Ca a été le cas dans celui là et ça le sera dans le prochain.
Face aux Pays-Bas, que faudra-t-il donc changer ?
R.D. : La météo déjà parce qu'il faisait très chaud ! Mais on n'aura pas de problème cette fois car on joue à 20h45. Après, je ne sais pas. On est toujours dans cette idée de changer pour changer... Comme si il fallait désigner des coupables pour se justifier. Nous, on n'a pas se justifier. On a 23 joueurs qui sont là pour aller au bout. On le fera ensemble. N'attendez pas de ma part de je coupe des têtes parce qu'on a fait 0-0 contre la Roumanie qui, je le rappelle, a terminé première de son groupe devant les Pays-Bas.
Pourquoi l'équipe de France a autant de problèmes à marquer dans le jeu ces derniers temps ?
R.D. : On fait du jeu, on a des occasions. On n'en a pas eu énormément face aux Roumains il est vrai. Mais comme je le disais il y a peu, il ne faut pas confondre bien jouer et marquer. On se doit de mettre plus de mordant dans les zones décisives. Aussi, cela aide d'avoir des joueurs qui arrivent de derrière, lancés pour faire la différence. C'est ce que je leur demande. On a toujours ce genre de difficultés pour finir nos occasions. J'en avais déjà parlé pendant la préparation.
Les joueurs disent pourtant que l'équipe peut marquer à tout moment...
R.D. : J'aime bien quand les joueurs disent cela. L'adversaire le sait aussi. On peut marquer à tout moment. Mais on n'a pas encore trouvé le moment...
Thierry Henry vous a-t-il beaucoup manqué face à la Roumanie ?
R.D. : Vous me connaissez, je ne fais pas un bilan avec ceux qui auraient pu ou qui auraient dû jouer. Il y avait 11 joueurs sur le terrain, plus les deux qui sont rentrés. Tout le monde doit participer. Je ne vais pas me lamenter en me disant : "si celui là avait été là...". Sinon, je dirais que c'est dommage que Platini ait arrêté de jouer. On aurait pu le faire jouer pour un ou deux coups-francs. C'est un peu le même principe.
Quelles sont les nouvelles concernant Thierry Henry et Patrick Vieira ?
R.D. : Henry, vous l'avez vu hier. Il n'a pas de problème, il a joué. Il marque, il fait des passes, il court... Il est bien mieux que ce qu'il était et nettement moins bien que ce qu'il sera. Quant à Patrick Vieira, il a fait 45 minutes avec le ballon, avec des oppositions qui l'obligent à réagir. Donc tout va bien. Il avance. Et j'espère qu'on pourra le faire avancer jusqu'au 29 juin.
Sur le plan du jeu, avez-vous envie d'essayer d'autres options ?
R.D. : J'ai plein d'envies. Mais mon objectif n'est pas d'assouvir mes envies. C'est que l'équipe fonctionne. Je ne fais pas une équipe pour faire plaisir à untel ou untel. Je fais l'équipe la mieux adaptée pour ce moment là. Après, toutes les options existent. Elles sont là. Mais on est encore à deux jours du match donc... Je peux considérer que le remplaçant naturel est individuellement mieux. Mais je ne résonne pas en fonction de l'individu seulement. L'aspect psychologique compte également.
Dans ce contexte, comment abordez-vous les rencontres face aux Pays-Bas et l'Italie ?
R.D. : Aborder les Pays-Bas et l'Italie le sourire aux lèvres, ce serait aller un peu loin. Mais ces deux équipes doivent se dire également qu'affronter l'équipe de France, ce n'est pas mieux non plus. Les bilans et les inquiétudes, ce sera après.
Avez-vous été impressionné par la victoire des Oranje ?
R.D. : Oui. Quand il y a des buts, de l'action, quand ça va vite, c'est plaisant. Mais à chaque fois que l'on voit les Pays-Bas, on sait que c'est dans ce registre là : le ballon circule vite, ils passent très vite de la défense à l'attaque, ils ont des joueurs de talent. On connait tous leurs points forts. Ils ont aussi fait changer la règle du hors-jeu. Il y a plein de choses exceptionnelles comme ça chez les Hollandais !
Combien de points faudra-t-il à l'équipe de France pour se qualifier ?
R.D. : Une équipe peut se qualifier avec trois points. Mais ce serait un miracle. Honnêtement, je préférerais en avoir sept. Mais je le confirme, ce groupe se jouera lors de la dernière journée, au goal-average.
A la différence de 2006, vous ne parlez pas de la date de la finale. Pourquoi ? Etes-vous moins confiant ?
R.D. : Dans un groupe comme le notre, avec l'Italie et les Pays-Bas, la situation est différente. Avoir des certitudes dans un groupe comme celui-là, c'est être fou. Il y a des ressemblances dans la préparation et dans le premier match. Mais je n'ai pas encore écrit la suite...



Imago
























;-) marrant!!!!!!!!!!Le 12/06/2008 à 20:18
equip de france = togo
no difference
merite de se fair sortirLe 12/06/2008 à 20:14
et 1 entraineur de mrdLe 12/06/2008 à 20:09
et henry o barça tu la mm pas vu joué, tu ecoute la presse espagnol qui mettait tt sur le dos d'henry, tu c que sur les 5 dernier match du barça il mi 6 but? et qu'il était jamais titulaire?Le 12/06/2008 à 16:41
moi je verrai ben arfa ds couloir gauch benzema henry o centre ribery droite , nasri a voir a la place de ben arfa exelent mais irrégulier, la o moin ça devrai percé sur les cotéLe 12/06/2008 à 13:33