Football - Euro 2008
06/06/2008 - 17:55Mandanda, un poisson dans l'eau

Même s'il s'apprête à disputer sa première grande compétition avec les Bleus, Steve Mandanda n'est pas impressionné. Habitué à vivre les choses à cent à l'heure depuis un an, le Marseillais n'est pas dépaysé et reste concentré sur sa mission numéro un : m
Serein sur sa ligne de but, Steve Mandanda ne l'est pas moins assailli par une horde de journalistes venus assister à la première conférence de presse des Bleus sur le sol suisse. Devant une assistance étonnante alors que la compétition n'a même pas débuté, le Marseillais s'est montré d'un calme olympien et, surtout, semble déjà comme un poisson dans l'eau, lui qui paraissait voué à prendre l'hélicoptère mercredi dernier en compagnie des six autres "exclus" de la liste des 23. Conscient d'avoir la chance de faire partie de l'aventure bleue alors qu'il n'était encore qu'un inconnu, un simple joueur de Ligue 2, il y a un an, le portier savoure et s'est adapté sans sourciller.
Embarqué pour la première fois dans une telle aventure, Steve Mandanda reste à sa place au quotidien. "Il y a des choses à respecter dans un groupe et je les respecte. J'ai pris le train en marche", assume-t-il. Le gardien de but assure avoir été bien accueilli dans un groupe où il avait déjà quelques connaissances : "Il y a Lassana Diarra, Samir Nasri, que je côtoie à Marseille, et Bafé Gomis, qui est de ma génération. Les gardiens de but aussi. Et Franck Ribéry. Je le connais depuis les Espoirs. Il n'a pas changé par rapport à ses "conneries" on va dire..."
"C'est Greg qui joue et puis voilà"
Finalement, cette arrivée chez les Bleus ne l'a pas tellement dépaysé alors qu'il gravit les marches quatre à quatre depuis près d'un an. Prêté l'été dernier à l'OM pour jouer les doublures, le Havrais a profité des malheurs de Cédric Carrasso et évidemment de son talent pour prendre son envol. Tout est allé vite. S'il reconnait tout de même être quelque peu "surpris" par la soudaine accélération de sa jeune carrière, Steve Mandanda ne prend pas l'Euro 2008 comme du bonus. Même s'il ne devrait pas être appelé à jouer sur les pelouses suisses et autrichiennes, le Marseillais n'est pas gêné.
Aussi, que Raymond Domenech l'ait désigné numéro 2 bis avec Sébastien Frey ne change pas la donne, la concurrence n'en est pas moins saine avec le gardien de la Fiorentina. Steve Mandanda est avant tout en Suisse pour aller le plus loin possible avec l'équipe de France, aider Grégory Coupet à réussir un grand Euro et le mettre dans les meilleures dispositions possibles. "Je sais que c'est Greg (Coupet) qui joue, je suis là pour le soutenir et puis voilà. Je le vis bien, sans aucun problème. J'apprends énormément en côtoyant des joueurs de haut niveau."
Un haut niveau auquel il a pris goût cette saison avec la découverte de la Ligue des Champions et qui pourrait bien l'emmener à devenir le numéro un des gardiens tricolores en 2010. La possibilité est réelle. Avec Hugo Lloris, qui a déjà donné rendez-vous pour la Coupe du monde sud-africaine, le Marseillais incarne le futur de l'équipe de France. Mais refuse de tirer des plans sur la comète. Mieux que personne, Steve Mandanda sait que tout peut aller très vite. Dans un sens comme dans l'autre.















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