EDWIN VAN DER SAR, comment se passe la préparation des Pays-Bas à Lausanne ?
E.V. : C'est un environnement tranquille. Nous avons un très bon hôtel, on mange bien et les gens sont sympathiques. C'est vraiment un bon endroit, on a de l'espace pour profiter de notre temps libre, on peut se balader près du lac. Nous étions déjà venus ici pour préparer la Coupe du monde 2006, et nous sommes vraiment heureux de revenir ici.
Vous avez rejoint vos coéquipiers assez tard...
E.V. : Oui, ils ont commencé leur préparation il y a deux semaines, mais moi je ne suis là que depuis une semaine parce qu'il y avait la Ligue des Champions. Tout se passe bien en tout cas et les joueurs sont en bonne forme. Robin Van Persie est en forme lui aussi, et le sélectionneur aura le choix entre 23 joueurs valides. C'est ce que nous voulions.
N'est-ce pas difficile de se reconcentrer sur l'Euro après la longue saison que vous venez de vivre avec Manchester United ?
E.V. : Non, pas vraiment. Après deux jours, les émotions de la Ligue des Champions sont passées. L'adrénaline retombe. Et puis, quand je suis arrivé et que j'ai vu mes coéquipiers de la sélection, j'ai compris qu'il était temps de se préparer pour quelque chose qui sera peut-être encore plus grand.
Que peuvent espérer les Pays-Bas au sein d'un groupe qualifié de groupe 'de la mort' avec la France, l'Italie et la Roumanie?
E.V. : C'est du costaud effectivement. Mais je suis sr qu'aucun de ces adversaires n'est ravi à l'idée de nous affronter. Notre équipe est désormais adulte. Par rapport au Mondial-2006, des joueurs importants ont deux ans de plus. Et la plupart de ces joueurs évoluent désormais à l'étranger, dans des grands clubs et des grands championnats. Des joueurs comme Sneijder, Van der Vaart, Babel, Robben ou Van Persie ont beaucoup progressé ces derniers mois.
Cela suffit-il pour faire de vous les favoris du groupe?
E.V. : Certainement pas. Nous sommes les outsiders de ce groupe. L'Italie, championne du monde, et la France, vice-championne, sont les équipes à battre. Mais cela me convient. Cette fois, on ne pourra pas pécher par excès de suffisance.
Vous avez battu le pays de Galles en amical (2-0). C'est plutôt bon pour la confiance...
E.V. : Il y a toujours des choses à améliorer. On ne réussit jamais le match parfait, surtout lors des matches amicaux, donc cette rencontre a été riche en enseignements. Je pense que cette équipe ne cesse de s'améliorer. Ça va être difficile, mais nous sommes prêts.
A 37 ans, vous allez disputer votre dernier grand tournoi. Ce sera forcément particulier?
E.V. : Oui, ce sera mon septième et dernier grand tournoi en orange. Je ne reviendrai pas sur ma décision. Mais pour être franc, je n'y pense pas. Je n'entame pas cet Euro en me disant que je vais effectuer ma tournée d'adieux. Franchement, j'ai d'autres choses en tête.
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