RAYMOND DOMENECH, quelle est votre première réaction au tirage ?
R.D. : Je ne suis pas spécialement enchanté... Je ne pense pas être plus heureux que les autres entraîneurs qui sont là dans ce groupe, on ne peut pas se réjouir d'être dans un tel groupe. Mais maintenant, le tirage est fait, il faudra faire avec, et tant pis. D'autres tirages m'auraient rendu le sourire. C'est un groupe compliqué, difficile. Il faudra être prêt d'entrée et tenir jusqu'au bout.
Et encore l'Italie...
R.D. : Il faut nous lâcher avec l'Italie ! On jouera notre troisième match contre eux, mais l'Euro va vraiment commencer avec notre premier match contre la Roumanie, puis après il y aura les Pays-Bas, et enfin l'Italie. Alors concentrons nous d'abord sur la Roumanie. L'ordre des matches a son importance et le premier c'est contre la Roumanie. Le danger serait de se focaliser sur l'Italie. Car si ça se trouve ce troisième match de groupe ne servira ni à l'un ni à l'autre...
La Roumanie, vous les retrouverez en qualifications pour le Mondial 2010...
R.D. : Ca fait un peu bizarre... On était contre les Suisses en qualifications du Mondial-2006 et on tombe dans leur groupe au Mondial-2006. On était contre les Italiens pour les qualifications de cet Euro et on tombe contre eux en poules. Et là, on tombe contre les Roumains et on va encore les avoir pour les qualifications du Mondial-2010...
La Roumanie apparaît comme le plus faible du groupe...
R.D. : Il ne faut pas faire comme si on oubliait la Roumanie. Ne pas mettre une équipe parmi les favoris, on a fait ce genre de choses avec l'Ecosse pendant les qualifications à l'Euro et on a vu ce que ça a donné derrière (deux défaites contre l'Ecosse)...
Vous aviez critiqué les critères retenus pour établir les têtes de série, ce tirage doit vous conforter dans ce sens...
R.D. : C'est marrant, les critiques, on me les met toujours sur le dos. Mais je n'étais pas le seul à dire ça sur les têtes de série. Et puis, maintenant, ça ne change rien au problème.
Là, vous allez jouer tous vos matches de groupe en Suisse...
R.D. : J'aurais préféré jouer en Autriche. C'était loin, il y aurait eu moins de monde. Je ne veux pas dire dans les stades, car c'est bien d'avoir du public, mais je veux dire autour de l'équipe. De toute façon, rien de ce que j'espérais n'est arrivé.
Quels sont les favoris pour l'Euro, maintenant que le tirage est connu ?
R.D. : Les équipes fortes on les connaît, les Italiens, les Allemands, les Espagnols, nous on vient derrière.
Plus précisément, vous avez regardé les autres groupes ?
R.D. : Sincèrement, je me suis surtout préoccupé de notre groupe, pas des autres. J'étais en train de prier pour ne pas tomber sur l'Italie... Après, pour ce que j'ai vu, c'est qu'on peut retrouver l'autre vainqueur de notre groupe en demi-finale.
Qu'avez vous dit à Roberto Donadoni quand vous l'avez vu après le tirage ?
R.D. : A bientôt.
Vous aviez l'air excédé en quittant la conférence de presse...
R.D. : C'est à cause d'une question à la con d'un journaliste italien (qui lui avait demandé ce que ça lui ferait de recroiser Materazzi, question à laquelle il n'a pas répondu). Moi, ça, je n'en parle pas, les Italiens font ça, ils me provoquent et après ils me font porter le chapeau, mais je ne rentre pas là-dedans.
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