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EQUIPE DE FRANCE - Gignac : "Mon poteau en finale de l'Euro va me hanter toute ma carrière"

Gignac : "Ce poteau va me hanter toute ma carrière"

Le 11/09/2016 à 13:07Mis à jour Le 11/09/2016 à 13:11

EURO 2016 - André-Pierre Gignac est revenu pour la première fois ce dimanche dans Téléfoot sur la finale de l'Euro perdue contre contre le Portugal (0-1). L'attaquant des Tigres garde en tête son poteau en fin de deuxième mi-temps qui aurait offert le titre aux Bleus.

Deux mois après, André-Pierre Gignac n'a toujours pas oublié. Douloureux, vivace, le souvenir de sa frappe sur le poteau dans le temps additionnel de la seconde période en finale du dernier Championnat d'Europe est une cicatrice qui ne se refermera probablement jamais. C'est ce qu'il a confié ce dimanche à Téléfoot : "La première semaine a été très dure, raconte l'ancien Marseillais. Les trois premières nuits, j'en ai fait des cauchemars. J'ai pensé qu'on gagnait l'Euro, à la joie des coéquipiers, si j’avais marqué ce but à la 92e ! Cela a été très difficile, les footballeurs ou les anciens joueurs doivent l’imaginer. Tout au long de ma carrière et même après ma carrière, cela va me hanter".

Giroud : "Il aurait pu être le héros d'une nation"

Le score était de 0-0 quand le maudit ballon s'est fracassé sur le montant de Rui Patricio, le gardien portugais. Quelques centimètres plus à droite et le trophée était assuré pour les Bleus. Une libération qui n'est au final jamais venue côté français, à l'inverse du Portugal qui a été chercher son Graal en prolongation avec Eder dans le rôle du messie. "Le Français lambda ne peut pas s'imaginer ce qu'on peut vivre" a ajouté le buteur des Tigres de Monterrey dans l'émission dominicale.

Une croix qu'il porte depuis ce 10 juillet qui restera comme l'un des plus gros regrets du football français. Également interrogé sur le sujet, l'autre attaquant tricolore Olivier Giroud compatit avec son partenaire d'infortune : "Même moi il m'arrive d'y repenser donc lui, je n'imagine même pas. Il aurait pu être le héros d'une nation…Je pense qu'il a fait le bon geste, il élimine bien Pepe…C'est comme ça, c'est le football. Il faut passer à autre chose". Un travail psychologique encore compliqué alors que les braises sont toujours vives.

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