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Espagne – Turquie : l'antisèche : Vendredi soir, l'Espagne a envoyé un message au reste de l'Europe

L'antisèche : Vendredi soir, l'Espagne a envoyé un message au reste de l'Europe

Le 17/06/2016 à 23:58Mis à jour Le 18/06/2016 à 08:51

EURO 2016 - L'Espagne s'est fait plaisir et a livré la première vraie performance de patron d'une équipe étiquetée favorite de cet Euro. La prestation de la Roja est certainement la plus aboutie collectivement depuis le début du premier tour. La Turquie n'a absolument rien montré et a terminé la rencontre sous les quolibets de ses propres supporters.

Le jeu : On a retrouvé le rouleau compresseur espagnol

La voilà, la première rencontre à sens unique de cet Euro 2016. L'équipe espagnole a déroulé tout le match durant, se mettant à l'abri avant la pause sur des buts de Morata et Nolito. Les joueurs de Vincente Del Bosque ont étalé leurs meilleurs qualités offensives, offrant ce jeu simple et léché qui peut se montrer irrésistible. En plus d'avoir le pied sur le ballon comme contre la République tchèque, les Espagnols ont, cette fois, aussi exploité les ailes. Il faut dire qu'ils ont été bien aidés par des Turcs désorganisés défensivement et insipides en attaque.

Les joueurs : Iniesta enchaîne, Morata et Nolito se sont réveillés

Sur leur côté gauche, Alba et Nolito se sont régalés. Ce dernier s'est offert une première mi-temps presque parfaite avec un caviar pour Morata et un but. Alba n'a pas été en reste avec une offrande (certes, hors-jeu au départ de l'action) sur le troisième but espagnol, signé de l'attaquant de la Juventus qui s'est offert un doublé sans forcer. Au milieu, Andres Iniesta a encore une fois été excellent, distillant gestes de grande classe et transmissions délicieuses. Seul bémol, Ramos s'est montré fébrile à deux reprises en première période, sans conséquence.

Pas grand-chose à signaler côté turc, si ce n'est une défense centrale BaltaTopal coupable sur les deux premiers buts. Topal a vécu un clavaire, semblant systématiquement à contretemps. Arda Turan a aussi vécu une soirée compliquée, incapable de créer du jeu offensivement et conspué par les supporters turcs à chacune de ses touches de balle durant la seconde période.

La stat : 3

L'Espagne est la première équipe à inscrire trois buts depuis le début de l'Euro. Le double champion d'Europe en titre a pu dérouler au retour des vestiaires alors qu'il aurait sans doute pu rendre le score plus lourd encore.

La décla d'Andres Iniesta, qui sent la montée en puissance de son équipe

" A mesure que le tournoi avance, nous devons maximiser tout ce que nous avons de bon dans notre équipe."

Ce qui aurait pu tout changer

Si la Turquie y avait cru, ne serait-ce que quelques minutes. Sergio Ramos a pris un carton jaune dès la première minute, mais les hommes du Bosphore n'ont plus jamais cherché à provoquer, manquant deux opportunités de contres en première mi-temps en prenant de mauvais choix.

Le tweet record, un de plus pour la sélection espagnole

La question : L'Espagne est-elle (re)devenue le favori de l'Euro ?

Pas de doute, cette Espagne-là ressemble à celle capable de véritables démonstrations. Avec Iniesta en patron absolu du jeu et une construction made in Barça tout en passes rapides et prises d'intervalles, la Roja a mis au supplice la défense turque, tout simplement pas au niveau ce vendredi. Dominateurs mais stériles en attaque (jusqu’à la 87e minute) contre la République tchèque lors de leur première rencontre, les Espagnols ont cette fois alterné le jeu à bon escient. Les latéraux Alba et Juanfran ont vraiment permis d'ouvrir le jeu et Nolito s'est réveillé après une première prestation en dedans. C'est tout simplement le premier match dominé de bout en bout par une équipe rangée parmi les prétendants au titre. Il faudra cependant confirmer contre un adversaire plus costaud.

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