C'était l'un des principaux points du protocole signé au mois de mars entre l'UEFA et l'association européenne des clubs. Deux mois après l'Euro 2012, l'instance dirigeante du football européen a défini la répartition des 100 millions d'euros reversés aux clubs qui ont "contribué au succès" de l'épreuve. Du Bayern Munich, récompensé avec un peu plus de trois millions, à Jyväskylä, qui recevra un chèque de 3 494 euros en Finlande, 575 clubs européens ont ainsi été distingués par l'UEFA. Leur mérite ? Avoir mis un ou plusieurs joueurs à disposition des sélections nationales, pendant la compétition ou lors de la phase de qualifications.
Sur les 100 millions d'euros redistribués par l'UEFA, 60 l'ont été pour la phase finale, et 40 pour les qualifications. C'est ainsi que le Bayern Munich, premier pourvoyeur de la sélection allemande, bénéficie également de la présence dans son effectif d'internationaux belge (Van Buyten), croate (Olic) et turc (Altintop). Les clubs exotiques alimentant les "petites" sélections sont les premiers bénéficiaires de ce système, qui attribue entre 3 494 et 5 241 euros par joueur et par match (le joueur doit apparaître sur la feuille de match), selon le nombre de rencontres disputées par l'équipe nationale dans cette phase de qualifications.
Les riches les mieux servis
En France, Amiens touche ainsi un peu plus de 12 000 euros grâce à son international macédonien Vlade Lazarevski, qui a participé à trois matches de qualification lors de son passage dans la Somme. Mais c'est lors de la phase finale qu'un club peut toucher le jackpot, avec une rémunération désormais indexée sur le nombre de jours pendant lequel le joueur a été concerné par la compétition, à partir de deux semaines avant le premier match de son équipe et jusqu'à l'élimination. Malgré une élimination dès le premier tour, la colonie danoise d'Evian TG a ainsi rapporté près de 680 000 euros en Savoie. Dans l'hexagone, seuls Paris (954 631 euros), Lyon (731 582) et Marseille (683 989) font mieux.
Sans surprise, le Real Madrid et le FC Barcelone sont les premiers poursuivants du Bayern, grâce notamment aux performances de la Roja. Ces clubs profitent également d'une dernière donnée dans son barème : le prestige des clubs. Un club de première division dans l'un des six pays majeurs selon l'UEFA (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie et Pays-Bas) touche ainsi trois fois plus par joueur libéré qu'un club polonais par exemple. Depuis Nyon, on redistribue. Surtout aux riches.
Les 5 clubs bénéficiant des primes les plus élevées, en euros
1. Bayern Munich 3 095 393
2. Real Madrid 2 996 585
3. FC Barcelone 2 210 202
4. Manchester City 2 069 465
5. Juventus Turin 2 023 012



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