. STADE: LYON COMMENCE A INQUIETER
Le dossier des stades de l'Euro-2016, dans son ensemble, "n'empêche pas de dormir" l'ancien préfet de Savoie. Toutefois, le projet de Lyon, qui accumule retards et obstacles, est "compliqué à finaliser" et "commence à préoccuper" le président d'Euro 2016 SAS, qui n'exclut de fixer une "deadline" (date butoir).
Lens et Toulouse ont été obligés de revoir leurs ambitions à la baisse en raison du contexte économique, mais M. Lambert ne voit pas, "à la date d'aujourd'hui d'autres risques de même nature ailleurs". "On est sur des chantiers engagés (Nice, Marseille, Saint-Etienne) ou une conception bien maîtrisée (Bordeaux)", constate-t-il. Alors que le football français est dans "une double période de basses eaux, financièrement et sportivement", M. Lambert voit dans le projet des stades des perspectives porteuses, avec des enceintes construites pour "30 ans": "quand on offre au public de meilleures conditions d'accès et plus de confort, on augmente l'attractivité". "En quatre ans, on va construire quatre grands stades alors qu'on en a construit trois en 70 ans".
. LA BARRE EST HAUTE APRES L'EURO 2012
Jacques Lambert était présent en Ukraine et Pologne pendant l'Euro 2012. Ce qui l'a frappé, c'est "un sentiment d'appropriation de l'évènement par la population locale, avec 1,4 millions de billets vendus et 7 millions de personnes dans les fan-zones". Côté fête populaire, "la barre a été mise très haut, pour nous c'est un challenge". "Sur l'organisation, je n'ai aucune crainte, en revanche il faudra atteindre le même niveau de communion du public français autour de l'évènement: ce n'est pas là où on est les meilleurs, il faudra créer cet élan", commente-t-il.
L'Euro-2016 à 24 équipes représentera un passage de 31 à 51 matches, avec des prévisions de 2,5 millions de billets vendus et de 40% de spectateurs étrangers. "C'est une opportunité d'un million de visiteurs supplémentaires, et même si la France en accueille 80 millions par an, ce n'est pas une raison pour s'en désintéresser", expose le président de la SAS. Pendant le tournoi, les équipes ne joueront pas leurs trois matches de poule dans le même stade, ce qui obligera les spectateurs à se déplacer. Ces transferts de fans pourraient profiter à des régions qui n'ont ni stade hôte, ni camp de base, à condition de les attirer entre deux matches.
. TIRAGE DES QUALIFS EN MARS 2014
Dans un calendrier classique, le tirage au sort des qualifications aurait eu lieu en décembre 2013. "Ce sera à Nice le 9 mars 2014 au Palais Acropolis, l'UEFA et la Fifa considérant que c'est encore suffisamment tôt", explique M. Lambert. Pourquoi Nice, en dehors du fait que ce soit un des 10 sites retenus pour l'Euro? "On cherchait une ville avec une capacité hôtelière et de réception adéquate", poursuit le responsable. La fenêtre de qualifications sera classique, de septembre 2014 à novembre 2015. Le tirage au sort de la phase finale est prévu en "décembre 2015" à Paris, sans doute au Palais des Congrès. La finale est prévue le 10 juillet 2016, le match d'ouverture le 10 ou 11 ou 12 juin, en fonction d'un calendrier qui reste à caler dans cet Euro, premier du genre à 24 équipes. Le Grand Stade à Lille n'a pas la capacité d'accueillir la finale, contrairement au Stade de France, à Marseille (travaux de rénovation) ou au futur projet à Lyon (Stade des Lumières, pas encore sorti de terre). Une finale au "SDF" semble plus que probable, mais ce n'est pas encore fixé.



AFP
























