Football - Qualif. Euro 2012
31/08/2010 - 08:52 - Mis à jour le 31/08/2010 - 09:01"Tous à côté de la plaque"

Laurent Blanc décrit les sentiments qui l'ont habité face au spectacle de la grève de Knysna, pour la première fois depuis sa prise de fonctions. "Etre coupé du monde, comme je l'ai entendu comme excuse, ça n'empêche pas le cerveau de fonctionner..." Extraits du France Football de mardi.
Au début, il cherche ses mots, veut éviter l'incident diplomatique. "Ce qu'ils ont fait, c'est vraiment très, très... incompréhensible." Face aux lecteurs de France Football, qui publie ces propos mardi matin, Laurent Blanc est pour la première fois revenu en longueur sur la grève des joueurs français à Knysna, le 20 juin, qui l'a "scotché devant (sa) télé", comme beaucoup de Français. Depuis sa prise de fonction, le nouveau sélectionneur, désireux de tourner la page, évite de s'étendre sur cet épisode auquel ont pris part dix des joueurs qu'il a réunis lundi à Clairefontaine. Après avoir entendu le mot "lamentable" de la part d'un intervenant, Blanc souligne qu'il préfère le terme "incompréhension".
"Leur manque d'intelligence..."
"Je ne pensais vraiment pas qu'on vivrait ,ça. Je mets au défi qui que ce soit de me dire, aujourd'hui, qu'il pensait qu'on allait assister à ce genre de scénario en juin. Avoir cette réaction, y avoir réfléchi collectivement et que collectivement on arrive à ça... Et quand je dis collectivement, j'associe les joueurs, le staff technique et les dirigeants. Que je vois que personne n'a pu empêcher ça, cela m'a l'air totalement incompréhensible. Etre coupé du monde, comme je l'ai entendu comme excuse, ça n'empêche pas le cerveau de fonctionner. (...) Leurs attitudes, leur état d'esprit et leur manque d'intelligence prouve qu'il n'y avait plus rien dans cette équipe." Dans cet entretien, Blanc confirme que vu le champ de ruines, il n'y a "plus rien à reconstruire" et "tout à construire" en équipe de France.
"C'était bien eux..."
"Je me disais, poursuit Blanc, qu'il y en avait au moins un qui allait se réveiller, avoir un éclair de lucidité! Mais ils étaient tous à côté de la plaque..." Blanc répète que cet épisode ne l'a pas poussé à remettre son engagement en cause. "Les joueurs ne sont pas fiers, témoigne-t-il. C'est le moins qu'on puisse dire. Certains le vivent toujours très mal. Ils vont mettre du temps à le digérer, à la surmonter. (...) Je leur ai dit: "mais ce n'est pas vous qui étiez là-bas". Malheureusement c'était bien eux." Le sélectionneur souligne qu'il a "de vrais talents" et "de bons hommes" pour poursuivre son travail.















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