MATCH DE BARRAGE ESPOIR - RETOUR
FRANCE - ALLEMAGNE : 0-1 (1-1)
Buts : Howedes (90e) pour l'Allemagne
"Le football est un jeu simple : il se joue à 11 contre 11 pendant 90 minutes et à la fin, les Allemands gagnent toujours ", le fameux adage du mythique international anglais Gary Lineker s'est une nouvelle fois vérifié. Supérieurs dans tous les compartiments du jeu, portés par un Bellaïd impitoyable en défense, un N'Zogbia virevoltant sur son côté, un Sissoko intraitable dans les duels en milieu de terrain et un Rémy supersonique en attaque, les Bleuets ont payé cher leur manque de réalisme devant le but, s'inclinant à la dernière minute du temps réglementaire face à la formation d'Outre-Rhin.
Neuer, rempart infranchissable
Auteur d'un bon match nul à Magdebourg à l'aller (1-1), les hommes d'Erick Mombaerts abordaient le retour dans le costume de favoris, donnant le sentiment depuis quelques rencontres d'avoir retrouvé un style et une identité. Soucieux de prendre le jeu à leur compte, les Espoirs tricolores ont imprimé dès les premières minutes un pressing très haut, privant littéralement les Allemands de munitions. Techniquement supérieurs, très vifs dans la transmission de balle, les Bleuets ont fait tout au long du match un véritable siège de la cage adverse se procurant une ribambelle d'occasions franches.
Rémy (6e, 78e) et Danzé (77e) en un contre un, Benalouane (35e) d'un superbe enchainement contrôle de la poitrine-frappe de volée sur la barre et Nimani (80e) de la tête ont tour à tour fait courir un frisson dans les travées de Saint-Symphorien mais se sont heurtés à un Neuer impérial qui a permis aux Allemands de garder la tête hors de l'eau. A trop gâcher, les Français ont donné le bâton pour se faire battre. Dos au mur, les protégés d'Eilts ont réussi à faire la différence dans les dernières secondes. Sur un bon service de la tête de Franco, Howedes est venu battre Lloris de près (90e, 0-1), réduisant au silence le stade messin et à néant les espoirs des Tricolores.
Les Bleuets hors-course
Nommé à la tête des Espoirs alors que la qualification pour le prochain championnat d'Europe semblait totalement caduque, Erick Mombaerts a su relancer ses hommes en quelques semaines. Le conte de fée a malheureusement finalement viré au cauchemar. Pour la deuxième fois consécutive, l'Euro des Espoirs se jouera sans les Bleuets. Cantona and Co, titrés en 1988, n'ont donc toujours pas de successeurs.
LA DECLA : Erick Mombaerts (sélectionneur de l'équipe de France Espoirs)
"On a l'impression qu'on a empilé les malheurs, avec la fracture (fissure, ndlr) du péroné de Dabo hier (mardi) à la dernière minute de l'entraînement et la sortie de Kaboul (claquage au dos). On doit tuer le match, on ne le tue pas, c'est un scénario catastrophe. C'est vrai, c'est un préjudice pour le foot français. On ne va pas se cacher derrière notre petit doigt, on a besoin de disputer les compétitions de jeunes. Aujourd'hui (mercredi), on ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes. Le rapport nous est favorable à la fin du match et on ne va pas à l'Euro! Ce qui est frustrant, c'est que cette équipe mérite d'y aller, mais elle n'y va pas. On avait largement la place aujourd'hui, même amputés de certains joueurs. Nous n'avons pas d'excuses, les gens qui étaient sur le terrain avaient les moyens de nous qualifier pour ce Championnat d'Europe. Ils ont un super gardien, il a fait le match de sa vie, il a gagné le rapport de force psychologique."



AFP





















