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FIFA - Laissé libre par Blatter, le trône de la FIFA attend son nouveau patron

Laissé libre par Blatter, le trône de la FIFA attend son nouveau patron

Mis à jourLe 25/02/2016 à 18:29

Publiéle 25/02/2016 à 12:15

Mis à jourLe 25/02/2016 à 18:29

Publiéle 25/02/2016 à 12:15

Article de Cyril Morin

FIFA – Ce vendredi, le neuvième président de la FIFA devrait être désigné. Après le retrait de Michel Platini, ils sont cinq à se présenter à la succession de Sepp Blatter. Revue d’effectif.

Comme dans Game of Thrones, ils sont nombreux à prétendre au trône. Si la guerre civile ne caractérise pas encore la FIFA, l’ambiance autour du scrutin de ce vendredi semble particulière. La campagne aura longtemps été marquée par l’affrontement Platini-Blatter et aura éclipsé les autres candidats. Tour d’horizon des potentiels successeurs de Sepp Blatter.

Visuel Game of FIFA Blatter

Le favori : le Cheikh Salman

Le Cheikh Salman Bin Ebrahim Al Khalifa
Le Cheikh Salman Bin Ebrahim Al Khalifa - Panoramic

Agé de 50 ans, il est actuellement l’un des vice-présidents de la FIFA. Parfaitement intégré dans les rouages de l’organisation, il était déjà l’un des favoris lorsque Michel Platini était en course. Depuis le retrait de ce dernier, il est indiscutablement l’homme à battre. Président de la puissante AFC (confédération des pays asiatiques), il devrait faire le plein de voix dans ces pays. Récemment, il a également reçu le soutien de la CAF (confédération africaine) lui conférant un peu plus le statut de favori. Seule ombre au tableau, sa participation à la FIFA sous Blatter et sa position pour le Mondial au Qatar en 2022 pourraient lui jouer des tours. Par ailleurs, il est soupçonné par Human Right Watch et Amnesty d’avoir participé à la répression dans le royaume du Golfe lors du printemps arabe en 2011.

Le challenger : Gianni Infantino

Gianni Infantino, candidat à la présidence de la FIFA
Gianni Infantino, candidat à la présidence de la FIFA - AFP

Il s’est déclaré au moment où moment où les ennuis commençaient pour Michel Platini. Candidat de l’UEFA et soutenu par son ancien président, le Suisse a longtemps vécu dans l’ombre de son médiatique président ne se rendant célèbre que lors des tirages au sort pour les compétitions. Malgré son manque de notoriété, il est apparu en tête des intentions de vote dans un décompte réalisé le 23 février par l’AFP. Soutenu par une très large majorité des pays européens, il devra réussir à rallier à sa cause d’autres pays pour espérer prendre la tête de l’organisation.

Le vertueux : Le Prince Ali

Le Prince Ali
Le Prince Ali - Panoramic

Vertueux est peut-être allé vite en besogne. Il n’empêche, le prince Ali aura eu le mérite de réclamer à plusieurs reprises, et devant la justice, la mise en place d’un système d’isoloir transparent pour permettre le bon déroulement du scrutin. Demande rejetée par le TAS. Membre de la famille royale jordanienne, il s’était fait remarquer en récoltant 73 voix lors de l’élection de mai. Il avait finalement décidé de se retirer. Il était alors soutenu par Michel Platini et l’UEFA qui sera derrière Infantino cette fois-ci. Ses chances de rééditer la même performance sont relativement faibles.

L’inconnu : Tokyo Sexwale

Tokyo Sexwale, candidat à la tête de la FIFA
Tokyo Sexwale, candidat à la tête de la FIFA - AFP

C’est le seul candidat à ne pas venir directement du monde du football. Milliardaire grâce au diamant sud-africain, il a partagé la même cellule que Nelson Mandela lors de l’apartheid sud-africain. Grâce à son image (il a également été ministre du Logement en Afrique du Sud), il compte sur le soutien des pays africains pour s’inviter dans le jeu. Pas forcément suffisant.

Le proche de Blatter : Jérôme Champagne

Jerome Champagne
Jerome Champagne - Eurosport

Recalé en mai faute de parrainages suffisants, Jérôme Champagne est le Petit poucet de l’élection. Pourtant, il connaît la FIFA sur le bout des doigts pour avoir été son directeur international jusqu’en 2010. Malgré ce départ, il continuera d’œuvrer pour la FIFA et reste un proche de Sepp Blatter. Une étiquette trop difficile à enlever qui ne devrait pas lui permettre de réellement peser dans le scrutin.

(Game of FIFA : image de HBO)

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