Football - Match Amical
11/02/2009 - 07:20Henry : "Un match particulier"

Grand admirateur de Lionel Messi, qu'il considère comme le meilleur joueur du monde actuellement, et Diego Maradona, Thierry Henry fait du match amical face à l'Argentine une rencontre à part. D'autant que la stade Vélodrome tient une place de choix dans
THIERRY HENRY, est-ce un match très particulier qui vous attend face à l'Argentine ?
T.H : Jouer l'Argentine au Vélodrome, c'est toujours un match alléchant. Mais si vous rajoutez Maradona et Messi… Les gens s'emballent, ce qui est tout à fait normal.
Lionel Messi est-il actuellement le meilleur joueur du monde ?
T.H : Moi qui le vois tous les jours à l'entraînement, je peux vous dire qu'effectivement, c'est le meilleur joueur du monde.
Il est plus fort que Franck Ribéry ?
T.H : Je dirais que ces deux joueurs apportent ce que veulent voir les gens qui aiment le football : du spectacle. La différence, je pense qu'elle vient du fait que Messi a un dribble très court. Le ballon lui colle au pied. Je n'avais jamais vu ça auparavant.
Même avec Diego Maradona ?
T.H : Maradona, ça reste Maradona (il s'arrête, songeur, ndlr). Il arrivait toujours à faire ce qu'il fallait au moment où il le fallait. Quand je pense à lui, je me rappelle la Coupe du monde 1986 et son match face à l'Angleterre (Maradona avait marqué deux buts, ndlr). Et plein d'autres grands moments… Il y a trop d'actions à commenter. J'ai grandi avec lui et cette génération faite de joueurs comme Giresse ou Tigana. Tigana, il m'a aussi impressionné. Sa percée face au Portugal lors de l'Euro 84 au Vélodrome reste dans les mémoires. Quand je jouais à Monaco et que l'on me l'a présenté pour la première fois, ça m'a fait tout drôle. Il m'a fait rêver. Tout comme Diego…
Ce match se résume-t-il à la présence de Maradona et Messi ?
T.H : Pour moi, cette rencontre est très particulière puisqu'elle me rappelle mon premier but en Bleu. C'était à Marseille en 1998 lors du premier match face à l'Afrique du Sud (3-0). Revenir au Vélodrome, c'est quelque chose de spécial. Quand j'étais môme, je supportais l'OM. Après, quand je revenais avec Monaco et que je me faisais siffler, c'était dur…
Pensez-vous qu'il soit difficile d'évoluer sous les ordres de Maradona ?
T.H : Non. Au contraire, ça doit être extraordinaire pour les joueurs de la sélection argentine d'essayer de montrer à une telle légende du foot de quoi on est capable.
Que peut-on retirer d'un match amical contre l'Argentine ?
T.H : Ça ressemble au football que l'on pratique en Espagne. Je commence à le connaître maintenant (rires). C'est un faux-rythme et puis, d'un coup, ça part. Et tout va très vite. Lors du match au stade de France il y a deux ans (victoire argentine 1-0, ndlr), c'était ça. Des passes du gardien aux défenseurs et puis ça va vite devant. On a été mené 1-0 sans pouvoir revenir car ils gardent très bien le ballon. C'est un bon test pour nous de rencontrer une des meilleures équipes du monde. Même si, comme la France, l'Argentine rencontre des difficultés pour se qualifier pour la Coupe du monde.
L'essentiel reste tout de même la double confrontation face à la Lituanie…
T.H : Effectivement, contre l'Argentine on va peaufiner nos automatismes. Mais il ne faut pas se tromper d'objectif. Maradona, Messi, le Vélodrome… ok mais le plus important reste la Lituanie et les éliminatoires de la Coupe du monde. Ce sera un math différent là-bas car il n'y aura pas tout ce monde et cet engouement.
A quel niveau situez-vous les Bleus aujourd'hui ?
T.H : L'Equipe de France est sur la bonne voie. Ce n'est plus l'équipe qui a perdu en Autriche (3-1). C'est beaucoup mieux. Même si ce n'est pas encore exceptionnel. Mais on est là pour progresser.
Le chantier des Bleus se situe-t-il en défense ?
T.H : C'est un des chantiers à venir, oui. Mais ce n'est pas le seul. Vous savez une équipe, c'est un tout. A Barcelone, on parle beaucoup de notre attaque, mais nous sommes aussi la meilleure défense de Liga. Avec les Bleus, le but est de continuer de prendre nos marques et de prendre confiance en notre jeu.
Le Real Madrid a tenté des approches pour faire venir Franck Ribéry. Pensez-vous qu'il puisse s'adapter au jeu du Real et au championnat espagnol ?
T.H : Franck peut jouer où il en a envie. Il a les capacités pour s'en sortir aussi bien dans le championnat espagnol qu'en Italie ou en Angleterre…















Vous êtes authentifié comme journaliste :
Commentaires
Actualiser
42 Au 51 sur 51