Avec un père italien, le football peut rapidement devenir une évidence. Même aux Etats-Unis. Encore adolescente, Hope Solo a opté pour le ballon rond. Et elle n'a pas forcément à le regretter. Gardienne de l'équipe américaine et des Sounders Women de Seattle, la ravissante footballeuse de 30 ans fait partie du gratin mondial à son poste. Elle est malgré cela passée par Lyon dans un certain anonymat en 2005, avec sept matchs avant de rentrer au pays.
Avec les Etats-Unis, elle est internationale depuis 2000 et titulaire depuis 2007. Elle a toutefois suivi depuis le banc la demi-finale du Mondial de cette année-là, perdue face au Brésil. Mais la gardienne a su rebondir, savourant sa revanche un an plus tard avec un titre de championne olympique à Pékin, dans la peau de numéro 1. "J'ai surmonté beaucoup d'épreuves et je pense que finalement, cela m'a appris des choses. Pour être honnête, aujourd'hui, j'apprécie ces périodes difficiles à leur juste valeur. Je ne les crains plus, je les affronte tête haute et j'en ressors grandie", estime la joueuse au fort tempérament.
Egérie des magazines
La principale difficulté que Solo a rencontrée est une grave blessure à une épaule fin 2010. Celle-ci a nécessité une lourde intervention chirurgicale, au point de menacer sa carrière. Elle n'aurait pas dû être présente au Mondial 2011, où elle a surmonté ses douleurs grâce à une dose quotidienne de médicaments. L'Américaine a finalement pu participer à la compétition qui l'a vraiment révélée aux yeux du grand public. Notamment tombeuse de la France en demi-finale, Solo a été élue meilleure gardienne et troisième meilleure joueuse. Deux récompenses décernées à la suite d'une finale qui lui a échappé contre le Japon, malgré un tir au but repoussé lors de la séance décisive (2-2, 1-3 tab). Elle n'a alors pu retenir ses larmes.
Propulsée sur le devant de la scène en dépit de cet échec, Hope Solo a mis à profit son physique avantageux. Les une des magazines people lui ont fait la part belle. Hope Solo est devenue une star outre-Atlantique. La couverture de Vogue de juin 2012, avant les Jeux Olympiques, l'a mise à l'affiche avec Ryan Lochte et Serena Williams pour représenter la "Team USA". En septembre 2011, la footballeuse a participé à la version américaine de "Danse avec les stars". Mais surtout, elle a fait parler d'elle avec la couverture de l'édition "The Body Issue" d'ESPN Magazine en fin d'année dernière. Elle y a posé nue.
"Enormément de sexe dans le village olympique"
C'est au même média qu'elle a récemment donné une interview où elle a évoqué les frasques des sportifs durant les Jeux. Dorée en 2008, elle se place comme témoin pour confirmer qu'il y a "énormément de sexe dans le village". Avant de poursuivre : "Les athlètes sont extrémistes. Quand ils s'entraînent, ils se concentrent à fond sur leur objectif. Par contre, quand ils sortent, c'est pour 20 verres. Sans discipline, le village olympique peut facilement vous distraire. Dans ce type d'événements qui ne vous arrive qu'une seule fois dans votre vie, vous voulez vous créer des souvenirs, aussi bien sexuels, festifs ou sportifs".
Pourtant, Hope Solo a bien failli ne pas pouvoir juger des mœurs des sportifs à Londres. Elle a subi un contrôle positif à un diurétique au mois de juin. Un produit masquant le dopage, mais aussi présent dans un médicament contre les troubles des règles. L'agence américaine antidopage (Usada) en est ainsi restée à un avertissement, n'ayant pas jugé qu'elle avait une "volonté d'amélioration des performances". La joueuse de 30 ans pourra donc être dans les buts pour l'ouverture du tournoi olympique mercredi, contre l'équipe de France.
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AFP





















