Patron de la Maison Blanche entre les deux mandats de Florentino Perez, Ramon Calderon garde l'œil sur le Real Madrid et, comme souvent, se montre très critique quant à la gestion de son prédécesseur qui est également successeur. Jeudi, l'avocat a attaqué de front l'équipe dirigeante actuelle qui traverse une période de turbulences liée au joueur le plus cher de l'histoire du football (94 millions d’euros), Cristiano Ronaldo. Depuis quelques semaines, ce dernier fait la tête sans que l'on sache officiellement pourquoi. Argent, mauvaises relations avec son entraîneur ou ses coéquipiers ? Qu’importe, après tout. Cela devrait déboucher sur une revalorisation salariale certaine, puisque le Portugais pourrait passer de 10 millions de salaire annuel à 15 millions d'ici peu de temps.
Pour Ramon Calderon, cette situation est complètement incongrue. Et ne devrait pas exister dans une institution comme le Real Madrid. "Si un joueur n'est pas heureux, il doit partir", a lancé l'ancien président dans un chat organisé par nos confrères d'Eurosport.es. "Aujourd'hui, Jorge Mendes est le président du club, sans même avoir été élu", accuse Calderon, qui juge que l'agent de CR7, qui est également celui de Mourinho, fait la pluie et le beau temps sur Madrid en y plaçant les joueurs qu’il désire. "Le club est entre ses mains et celles de Mourinho sans que le président ne sache pourquoi."
Calderon roule pour del Bosque
José Mourinho, "un grand entraineur", n'échappe pas aux attaques de Ramon Calderon : "Son comportement est parfois déplorable, ce qui est désolant. Personnellement, j'essaierais de faire revenir Vicente del Bosque. Je le ferais de toutes mes forces", lance-t-il. Aux commandes durant deux ans et demi, avant de démissionner suite au scandale de son élection, Calderon regrette également le manque de mémoire actuelle de la Maison Blanche, qui a laissé partir Raul comme un joueur quelconque il y a maintenant deux ans. "Ce que Florentino Perez a fait à Raul était brutal. Schalke nous a montré la voie en décidant de retirer son numéro. Un jour, quelqu'un devra s'excuser pour cela."
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AFP
























