Difficile de se réinventer tous les soirs, surtout quand les deux maîtres à jouer sont absents. Iniesta sur le flanc, Xavi sur le banc, le FC Barcelone a peiné à trouver ses repères face au FC Grenade. Mais l'entrée du meneur de jeu catalan, éternel maître à jouer du Barça, a permis aux hommes de Tito Vilanova d'arracher les trois points en fin de match. Et de continuer à caracoler au sommet de la Liga, avec cinq victoires en autant de journées. Auteur d'une superbe frappe sous la barre pour enfin tromper Toño, Xavi a semblé réveiller le jeu offensif des Catalans, empruntés jusqu'à la dernière demi-heure de jeu.
Devant Fabregas et Thiago, Vilanova avait pourtant associé à Lionel Messi David Villa et Alexis Sanchez, remis de leurs pépins physiques. Mais pendant que l'international chilien se signalait par sa discrétion, l'international espagnol peinait à retrouver ses atuomatismes avec son partenaire argentin. Au point que, scène rare, Messi et Villa ont eu une explication sérieuse avant le retour aux vestiaires. Limité à deux tirs cadrés en première période, le Barça s'apprêtait pourtant à vivre une seconde période encore plus frustrante, Toño multipliant les interventions décisives tandis que les attaquants de Grenade, emmenés par l'ancien Rennais Yacine Brahimi, restaient menaçants en contre.
Lancé dans la profondeur par El-Arabi, Orellana était tout près de réaliser le hold-up en fin de match (84e) mais l'ailier a perdu son face à face avec Victor Valdés. Une intervention décisive quelques instants avant que Xavi ne trouve la faille. Les Andalous assomés par cette ouverture du score tardive, Lionel Messi pouvait affoler une dernière fois la défense adverse. Heureux sur un premier contre favorable, l'Argentin a ensuite vu son centre détourné au fond des filets par le malheureux Borja Gomez. Même sans inspiration, le Barça s'en sort.
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AFP























