LIGA - 11E JOURNEE
VALLADOLID - REAL MADRID: 1-0 (0-0)
But : Canobbio (48e)
Ruud Van Nistelrooy, Arjen Robben, Christoph Metzelder, Mahamadou Diarra. Des noms que Bernd Schuster préférerait voir sur la feuille de match plutôt que sur celle de l'infirmerie. Ses absences ne sont sans doute pas pour rien dans la crise que traverse actuellement le Real Madrid. Samedi à Zorilla, les joueurs, arborant tous le même tee-shirt, n'ont d'ailleurs pas manqué de saluer leur attaquant néerlandais, absent pour le reste de la saison. Et c'est sans doute la puissance et l'impact de Van Nistelrooy qui ont fait le plus défaut aux Castillans sur la pelouse de Valladolid.
Pendant 85 minutes, les Merengue n'ont rien montré dans le jeu. Ni orgueil ni envie. Pressé très haut par Valladolid, le Real a balbutié son football et fait oublier qu'il était tout de même le champion d'Espagne. Son adversaire, en revanche, n'a jamais montré le moindre respect, étant même tout près d'ouvrir rapidement la marque sur une tête de Garcia Calvo (12e). Pedro Leon donnait le tournis à toute la défense merengue, à droite comme à gauche, sans que les Violet et Blanc ne parviennent à prendre le dessus. A la pause, les spectateurs attendaient toujours que le spectacle commence. Le Real n'avait fait étalage que de sa nervosité, à l'instar d'un Casillas dégageant par deux fois sur ses défenseurs, et de sa précipitation dans le jeu.
Schuster perd pied
A peine revenu des vestiaires, Valladolid trouvait enfin la cible grâce à Canobbio (1-0, 48e). Un but qui avait le mérite d'animer un court instant une morne partie où Higuain essayait tant bien que mal de sonner la révolte pour le Real (59e). Mais l'Argentin était trop seul face à une défense parfaitement en place. Voyant le spectre d'une seconde défaite cette semaine approcher, les Madrilènes musclaient leur jeu, parfois à la limite du raisonnable. Les entrées des remuants Sneijder, Drenthe et Saviola ne changeaient guère la donne et c'est sur une bourde de l'ancien Madrilène Borja que Raul était le plus près de marquer (87e). Le portier Asenjo remportait son duel face à l'attaquant. S'en suivaient cinq drôles de minutes pour la bande au dépité Schuster. Elles débutaient par l'expulsion de Heinze pour deux cartons en l'espace de quelques secondes (faute puis contestation). Cannavaro, Drenthe et Sneijder voyaient leurs occasions repoussées par Asenjo et sa défense sur la ligne de but (90e).
Après ses deux revers en Ligue des champions face à la Juventus, l'élimination en Coupe d'Espagne par Real Union, modeste club de 3e Division, Madrid voit sa série de neuf matches sans défaite en championnat s'interrompre. Les Castillans restent 4e, mais risquent de voir leur rival de Barcelone s'enfuir. Un revers qui va encore atténuer le maigre crédit restant de Bernd Schuster. Les jours de l'Allemand à la tête du géant espagnol semblent compter et les occasions de sortir de la crise de moins en moins nombreuses.
VALENCE - GIJON : 2-3
Buts : Villa (68, sp) et Mata (89e) pour Valence - Luis Moran (20e), Barral (51e) et Castro (81e) pour Gijon



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