Football - Liga
06/01/2009 - 11:45Ne l'appelez pas Makelele

Auteur d'une première réussie avec le Real Madrid face à Villarreal (1-0), Lassana Diarra n'en finit plus d'être comparé à Claude Makelele. A l'instar de son prédécesseur, le Français a déjà montré qu'il pouvait apporter beaucoup à sa nouvelle équipe. Mai
C'était inévitable. Depuis son arrivée en Espagne, Lassana Diarra entend souvent parler de Claude Makelele. Les deux compatriotes évoluent au même poste de milieu défensif, ils ont un profil et un gabarit similaire. La ressemblance pourrait même aller jusqu'à l'influence qu'ils ont sur le jeu du Real Madrid. Le Parisien était indispensable du temps des Galactiques. Son abattage permettait aux stars madrilènes de faire le spectacle sans trop se soucier de défendre. C'est un peu pour le même souci d'équilibre que les dirigeants merengue sont allés chercher le joueur de Portsmouth. Et "Lass" n'a pas tardé à leur donner raison. Dès son premier match, l'international français donné l'impression de stabiliser le jeu du Real. Et le double champion d'Espagne en titre s'est imposé devant un concurrent à l'Europe, Villarreal (1-0), pour se replacer en troisième position au classement.
Il faut dire que le numéro 6 madrilène n'a pas manqué son baptême du feu. Aligné dans l'axe aux côtés de Fernando Gago en raison du forfait de dernière minute de Guti, il a fait la loi au milieu du terrain grâce à son impact physique et son sens du placement. A l'image de son homonyme Mahamadou Diarra, dont l'indisponibilité jusqu'à la fin de la saison a motivé la décision de recruter le Français. Mais le joueur formé au Havre a également apporté un plus offensif avec quelques passes bien senties, dont une qui aurait pu être décisive si la frappe d'Arjen Robben n'était pas venue percuter la transversale. Remplacé à un quart d'heure du coup de sifflet final par Rafael Van Der Vaart, "Lass" a eu droit aux applaudissements du public de Santiago-Bernabeu.
Des médias unanimes
La presse a également apprécié sa performance. Des médias qui évoquent notamment l'apport du Français dans la récupération du ballon, le gros point faible des Merengue cette saison. "Lassana a bien couvert Gago. Il a aussi compensé les montées de Sergio Ramos sur le côté droit. Il ne s'est pas compliqué la vie avec le ballon, cherchant la plupart du temps à jouer court", analyse As. "Il a mieux réussi ses débuts que Huntelaar. Il a beaucoup aidé Gago dans la distribution, il a été très juste dans son placement et a considérablement gêné les sorties de balle de Villarreal. Lassana a dit qu'il n'aimait pas qu'on le compare à Makelele. Mais, par son style, il rappelle clairement l'ancien joueur de Chelsea quand il jouait au Real", souligne de son côté Marca.
On y revient toujours. Que ce soit à Chelsea ou en équipe de France, Diarra était déjà présenté régulièrement comme l'héritier de Makelele. C'est désormais aussi le cas à Madrid, où l'on se souvient encore des difficultés rencontrées par le Real suite au départ de "Maké" pour les Blues. Une période de trouble comparable à celle connue par le champion d'Espagne depuis deux mois. Par sa belle prestation face à Villarreal, Diarra a prouvé qu'il pouvait constituer un remède aux maux défensifs de la formation madrilène. Et relancer la comparaison avec son prédécesseur. "C'est un honneur d'être comparé à lui. La comparaison avec Claude est normale, on se ressemble un peu, on joue un peu pareil. Makelele a son style personnel et moi j'ai le mien. Je viens au Real Madrid pour être Lassana Diarra et pour montrer ce que je sais faire", se défend l'intéressé. A 23 ans, il a tout le temps devant lui pour faire oublier son prédécesseur.















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