Football - Liga
13/03/2010 - 23:56Madrid, le titre ou le chaos

Après son énorme désillusion européenne, le Real Madrid, qui joue à Valladolid dimanche, est au bord de l'implosion. Seul un titre de champion d'Espagne peut désormais sauver la saison madrilène. Les joueurs, premiers responsables de l'échec merengue en Ligue des champions, en ont conscience.
Le traumatisme lyonnais est encore dans toutes les têtes. Sorti sans gloire par l'OL dès les 8e de finale de la Ligue des Champions, le Real Madrid en a vu de toutes les couleurs en cette fin de semaine. La tête de Manuel Pellegrini est demandé, les joueurs, Kakà et Higuain en tête, ont été critiqués comme jamais et le projet si coûteux de Florentino Perez a échoué. C'est dans cette situation de chaos général que la Maison Blanche doit se redresser en allant chercher la seule chose qui peut encore sauver sa saison : un titre de champion d'Espagne. Même s'il n'aura pas la saveur d'une Ligue des Champions, dont la finale aura lieu à Madrid, c'est le minimum pour que le Real puisse se faire pardonner.
Les Madrilènes en ont plus que jamais conscience. La fronde légitime du public et des médias ne leur laisse de toute façon pas le choix. Et si Pellegrini est le coupable désigné selon Marca notamment, les joueurs sont les premiers responsables de cette élimination. Iker Casillas ne s'en cache pas. "Je voudrais présenter mes excuses aux supporters, mais je veux aussi qu'ils sachent que nous n'abandonnerons jamais. On a envie de remporter le championnat, pour nous et pour eux. Nous avons une équipe forte et je suis sûre que nous rendrons les supporters madrilènes heureux. Vous pouvez penser que c'est un discours populiste, mais ce n'est pas le cas. Je dis ce que je ressens vraiment", insiste le portier madrilène. "Ça me rendrait très heureux de remporter le titre. Bien sûr, quand on a gagné plus de titres nationaux que de Ligue des champions, on désire ce qu'on n'a pas. C'est comme être en couple : on veut être libre quand on a quelqu'un et on cherche quelqu'un quand on a personne", poursuit-il avec un sens particulier de la métaphore.
Avant d'essayer de rendre sa fin de saison un peu plus sexy, le Real va surtout devoir se remobiliser. Et retrouver un collectif qui lui a certainement coûté la qualification face à Lyon. Pas évident, d'autant plus que la fin de semaine a été plutôt propice aux luttes intestines, à l'image de la prise de bec entre Cristiano Ronaldo et Gonzalo Higuain ou du message plutôt vindicatif adressé par l'agent de Kakà à Pellegrini sur Twitter. Une nervosité extrême qui met en péril le bien-être du groupe merengue, mais qui traduit surtout la tristesse et la frustration du vestiaire de Madrid. "C'est normal pour nous d'être triste, parce que ça nous tenait à coeur de jouer cette finale à Bernabeu. C'est un coup très dur. Maintenant, il faut être conscient de tout le travail consenti depuis le mois d'août pour tenter de remporter le titre. C'est très serré et on ne peut pas laisser tomber maintenant. On doit prouver que nous sommes unis et capables de remporter le titre", martèle Raul Albiol. Cette quête obligatoire doit commencer par une victoire sur Valladolid, qui n'en a plus connu depuis dix matches. Autant dire que tout autre résultat ne ferait qu'amplifier la crise traversée par la Maison Blanche.















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