En sept jours, Karim Benzema aura repris confiance devant le but. Et soigné son ego. Deux buts en deux matches. L'un pour une égalisation cruciale face à Manchester City en ouverture de la Ligue des Champions (avant de voir les siens l'emporter en toute fin de partie). L'autre pour soulager lundi soir un Real Madrid pris à la gorge d'entrée par un vaillant Rayo Vallecano. Le buteur boucle, ainsi, une bonne semaine qui relègue au passé sa mauvaise série. Car, à cheval sur août et septembre, Benzema restait sur huit matches sans le moindre but en club comme en sélection. Voilà maintenant sa saison 2012-2013 lancée.
Pour ce match de tous les dangers sur la pelouse de l'autre club madrilène, José Mourinho a choisi de le titulariser pour la troisième fois de la saison. Certes, les lumières - réparées lundi soir - du stade de Vallecas étaient braquées sur le retour de Sergio Ramos en défense centrale à la place de Raphaël Varane. Mais la prestation de l'avant-centre français était aussi scrutée tant son entrée en jeu avait été décisive face aux Citizens. Dès la 13e minute, Karim Benzema a confirmé cette montée en puissance sur son premier ballon exploitable dans la surface. Servi dans la surface suite à un débordement de Cristiano Ronaldo, le Français n'a eu qu'à placer son pied en opposition pour battre le gardien du Rayo Ruben Martinez. Simple et efficace.
Buteur à Vallecano, un an pile après
"Aujourd'hui (lundi), j'ai la chance de débuter et de marquer, c'est bien, je suis en progression et surtout, je me suis senti en jambes", a déclaré le Français après avoir ouvert lundi son compteur en championnat. En effet, "Benzegol" a rendu une copie de qualité. A l'exception de son but, sa prestation a été marquée par un contrôle magistral de l'extérieur du pied sur un long ballon d'Angel Di Maria (40e). Mais la parade de Ruben sur sa frappe l'a privé de son premier doublé de la saison. Le reste sera propre techniquement en terme de conservation du ballon notamment. Pourtant, l'attaquant des Bleus n'a pas touché énormément de ballons. Après 70 minutes et le penalty de Cristiano Ronaldo, il a cédé même sa place à Higuain. Benzema a quitté alors un stade qu'il apprécie : il y a un an jour pour jour, il repartait déjà du quartier de Vallecas avec un but dans son escarcelle.





AFP
























