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CR7, "le plus beau des paons"

CR7, "le plus beau des paons"

Par Eurosport
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Dernière mise à jour Le 18/04/2012 à 20:01 -
Par Eurosport - Le 18/04/2012 à 20:01
Troisième volet de notre Observatoire du Clasico. A trois jours d'un Barça-Real qui s'annonce capital, Cristiano Ronaldo est, malgré sa saison époustouflante, mis sous pression par la presse après son match décevant à Munich.

On ne lui pardonnera donc jamais rien. Déjà auteur d'un total stratosphérique de 41 buts en 33 rencontres de Liga et de 8 réalisations en 9 rencontres de C1,  Cristiano Ronaldo abordera paradoxalement une nouvelle fois sous pression le Clasico, samedi. La raison ? Sa prestation insipide et sans couleur face au Bayern (2-1) en demi-finale aller de la C1, mardi. Malgré son offrande à Ozil sur le but du Real, le Portugais en a une nouvelle fois pris pour son grade dans la presse espagnole et internationale ce mercredi.  Intermittent, incapable de faire la différence sur Alaba comme sur Lahm, la star madrilène n'était certes pas dans un grand jour. Et s'il est logique que le quotidien catalan "El Mundo Deportivo" le qualifie une nouvelle fois "d'individualiste" ou que le Berliner-Zeitung ironise sur "le plus beau des paons qu’a engendré le football", plus surprenante est la réaction de Marca (pro-Real)  à son égard.

Dithyrambique après son triplé et sa passe décisive sur la pelouse de l'Atlético Madrid (4-1), mercredi dernier, le quotidien madrilène a ressorti la théorie d'un CR7 fort avec les faibles et faible avec les forts. "C'était le retour du Cristiano des grandes rencontres qu'on ne voit qu'au compte-gouttes avant de totalement disparaitre", peut-t-on lire ce mercredi. Un commentaire acerbe accompagné d'une note de 1: la pire possible. "Bien trop discret" a appuyé AS, lui attribuant également la note plus faible (1 étoile).  Inutile de préciser que sa prestation de samedi sera une nouvelle fois scrutée à la loupe. Si, de plus,  Messi sort un grand match face à Chelsea.

LA DÉCLA : "Guardiola sait comment il a gagné tant de matches en Liga et en Ligue des champions..."

Il ne peut donc s'en empêcher. Avec José Mourinho l'approche du Clasico commence toujours de la même manière : mettre la pression sur les arbitres et relativiser les succès de son meilleur ennemi : Pep Guardiola. Avec cette petite pique dont il raffole- "Guardiola est un garçon intelligent, il sait comment il a gagné tant de matches en Liga et en Ligue des champions"- le Portugais avait sans doute plusieurs objectifs. Dans un premier temps, il lui fallait vite évacuer la défaite à Munich. Dans un second, rappeler encore et toujours que, selon lui, il est impossible de s'imposer au Nou Camp tant le Barca y est favorisé par le corps arbitral. Une antienne reprise récemment par Zlatan, son ancien poulain à l'Inter.

L'ANECDOTE : Quand Mario Gomez donne le sourire au Barça

Comme de coutume à la veille de chaque rencontre de Ligue des champions, Sandro Rosell, le président du Barça, et plusieurs dirigeants catalans ont dîné en compagnie de l'état-major de Chelsea, mardi soir. Soucieux de pouvoir regarder la fin de la rencontre entre le Bayern et le Real, les dirigeants catalans auraient tout fait pour ne pas trainer à table. D'après Marca, c'est avec des sourires non-dissimulés que les pontes blaugrana ont accueilli le but de Mario Gomez (89e) dans les dernières secondes de la rencontre. Etonnant, non ?

LE CHIFFRE: 7

Chiffre incroyable.  En 216 rencontres, les deux équipes ne se sont séparées que sept fois sur un score nul et vierge (2002, 1989, 1987, 1975, 1974, 1973, 1931) en match officiel. Neuf, si l'on y ajoute les deux rencontres amicales de 1927 et 1916. Il serait surprenant que le huitième 0-0 arrive cette saison. Et pour cause, le Real et Barcelone ont déjà inscrit la bagatelle de 107 buts pour les Madrilènes et 96 pour les Catalans.  Et cela juste en Liga. Spectacle assuré en perspective.