Dans quel état d'esprit êtes-vous ? On vous entend peu actuellement...
"C'est vrai, je ne suis pas loquace, mais ce ne sont pas les déballages médiatiques de dirigeants qui s'affolent et tapent sur la table qui vont faire avancer les choses. On a deux matches à tenir, on a tous la tête dans le guidon, le boulot est à faire sur le terrain. Personne ne sous-estime la difficulté dans laquelle nous sommes. Il y a de l'inquiétude dans le club. Nous en sommes arrivés à ce qu'un club comme Nantes arrive à se mettre à la merci d'un fait de jeu, et ça c'est inquiétant. Maintenant, ce n'est pas l'heure du bilan.
Que reste-t-il de la "révolution de décembre", qui a entraîné le limogeage de Loïc Amisse sous la pression des joueurs et l'arrivée de Serge Le Dizet aux commandes ?
(Long silence) Je n'en sais rien. En fait, pas grand chose... On travaille différemment peut-être, on communique peut-être plus fluidement. Pour le reste, la situation s'est assainie, les gens se libèrent un peu. Le FC Nantes, ce n'est pas le goulag. Si on peut revenir aux fondamentaux, que le FC Nantes soit un grand club familial...
Est-il vrai que l'emblématique directeur sportif des Canaris, Robert Budzynski, à ce poste depuis 35 ans -un record-, a reçu un courrier lui notifiant qu'il arrivait à l'âge de la retraite?
C'est faux. Ce qu'on a dit avec Robert, c'est qu'on ne prendrait aucune décision avant que le maintien ne soit assuré et que le recrutement ne soit terminé. Le travail, sur ce point, me semble assez efficace.
Justement, Nantes entend recruter trois joueurs, en plus du milieu de terrain tunisien Imed Mhadhebi ?
Je dirais plutôt 2+1 (le +1 étant Mhadhebi, NDLR), et j'espère 3+1 si nous trouvons chaussure à notre pied. Mais en matière de recrutement, on s'est redéfinis avec Robert: c'est lui qui parle.
Comment réagit votre actionnaire face à ce qui se passe ? M. Dassault, qui n'a vu jouer l'équipe qu'une fois, n'est pas très présent...
Il est inquiet. C'est un actionnaire attentif qui nous manifeste sa sympathie. Il n'a jamais mis le panneau à vendre devant la Jonelière. Je ne désespère pas de le convaincre de mener une politique à moyen ou long terme. La Socpresse avait une politique plus financière qu'industrielle, je ne désespère pas d'inverser les choses.
Selon France Football de mardi, l'ancien Nantais Marcel Desailly aurait été sollicité pour devenir actionnaire minoritaire voire directeur sportif du club. Qu'en est-il ?
Nous avons eu au téléphone l'un de ses conseillers qui nous a dit qu'il serait éventuellement intéressé. Mais il ne s'agissait en fait que d'un feu de paille. Par contre, il n'a jamais été question que Marcel Desailly devienne directeur sportif du FC Nantes."
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