1. LYON (84 points)
Ligue des Champions : Quart de finale
Coupe de France : Quart de finale
Coupe de la Ligue : 16e de finale
La marche triomphale. L'OL est devenu le 16 avril le premier club français à être sacré Champion de France cinq fois de suite. Juninho et sa bande, meilleure attaque (73 buts), se sont emparés de la tête du championnat dès la 5e journée, écoeurant inexorablement leurs poursuivants. Mais l'année où la finale de la C1 était programmée au Stade de France, les hommes de Gérard Houllier ont encore échoué dans les ultimes minutes en quarts de finale face au Milan. Le plus grand regret pour Jean-Michel Aulas qui visait un triplé historique en début de saison.
La saison de Lyon à la loupe
2. BORDEAUX (69 points)
Coupe de France : 8e de finale
Coupe de la Ligue : Quart de finale
Parole à la défense. Le mur de l'Atlantique cimenté par les gants d'Ulrich Ramé (seulement 25 buts encaissés) a fait oublier aux Girondins une saison passée exécrable (15e place finale). Sous la houlette de Ricardo, le réalisme bordelais a souvent primé sur le spectacle mais les résultats sont là. Bordeaux veut désormais construire sur la durée. "La saison qui se présente est très attirante avec la Champions League qui est une récompense pour nous et un plaisir mais ce ne sera pas la priorité du club qui sera de se qualifier pour une nouvelle Champions League", a déjà annoncé le président Jean-Louis Triaud. Avec Micoud ?
La saison de Bordeaux à la loupe
3. LILLE (62 points)
Ligue des Champions : 1er tour
Coupe de l'UEFA : 8e de finale
Coupe de France : Quart de finale
Coupe de la Ligue : 8e de finale
L'aura de Puel. Loin des feux médiatiques, Claude Puel, désigné meilleur entraîneur de L1 par l'UNFP, a réussi à ramener les vice-champions en titre sur le podium et réussi le pari de se qualifier pour la deuxième fois consécutive pour la Ligue des Champions après une campagne honorable face à Manchester United, Benfica et Villarreal . Le LOSC s'est appuyé sur un attaquant racé, l'international nigérian Peter Odemwingie (14 buts). Reste deux questions en suspens pour s'installer durablement dans le haut de la hiérarchie du football français : son grand stade, qui se fait toujours attendre, et surtout l'avenir de Claude Peul que certains voient déjà à Monaco. Si ce dernier devait quitter le Nord, les Lillois auraient du mal à s'en remettre.
La saison de Lille à la loupe
4. LENS (60 points)
Coupe de l'UEFA : 8e de finale
Coupe de France : 16e de finale
Coupe de la Ligue : 16e de finale
Sur le fil. Auteurs du carton de début de saison (7-0) face à Auxerre le 20 août, les Sang et Or étaient 2e à la trêve. Après une longue série de sept matches nuls consécutifs à l'automne, une incroyable dégringolade a suivi en février jusqu'à un sursaut et une place pour l'UEFA arrachée à la dernière journée. Les Artésiens ont ainsi su grappiller deux places lors de la 38e et dernière journée. "Nous sommes bien par rapport au projet du club. Nous voulons être de manière durable dans les cinq premiers du championnat, nous voulons nous qualifier en Ligue des Champions trois fois sur cinq et nous voulons en 2009 que 30 à 40 % de l'effectif soient issus du centre de formation", explique Gervais Martel. On ne peut toutefois pas s'empêcher que le RCL avait le potentiel pour faire mieux.
La saison de Lens à la loupe
5. MARSEILLE (60 points)
Coupe de l'UEFA : 8e de finale
Coupe de France : Finale
Coupe de la Ligue : 16e de finale
Mer agitée. "On a gagné l'Intertoto, on a disputé un huitième de Coupe d'Europe, une finale de Coupe de France et on termine cinquième du championnat. Il faudra tirer les leçons mais on a fait de bonnes choses. D'autres moins bonnes aussi", résume Jean Fernandez. L'OM a commencé par une crise, avant un hiver triste sans ses attaquants partis à la CAN et une fin de saison tonique dans le sillage de Franck Ribéry. Mais l'Intertoto est bien fade alors qu'il restait un espoir de Ligue des Champions jusqu'à quelques minutes du coup de sifflet finale de la dernière journée. Les chocs avec le PSG ont encore viré à la farce, avec l'affaire du détergent dans les vestiaires à l'aller et l'équipe-bis au retour. La finale de la Coupe de France perdue face aux Parisiens (2-1) restera difficile à digérer, tout comme le départ de Fabien Barthez. L'OM doit désormais faire un effort pour conserver Ribéry.
La saison de l'OM à la loupe
6. AUXERRE (59 points)
Coupe de l'UEFA : 1er tour
Coupe de France : 16e de finale
Coupe de la Ligue 8e de finale
Intrigues. Jacques Santini savait qu'il ne serait pas facile de succéder à Guy Roux. Une fois effacée l'humiliation (0-7) à Lens le 20 août, l'AJA s'est pourtant hissé sur le podium à onze reprises et notamment quatre fois sur la deuxième marche. Mais la fin de saison, ternie par l'incertitude qui plane sur l'avenir de l'entraîneur et de plusieurs joueurs cadres, a vu Auxerre enregistrer trois matchs nuls et trois défaites. Le constat de Santini est sans appel : "Nous n'avons jamais évoqué la coupe d'Europe mais lorsque l'on voit les cinq clubs qui nous précèdent, on s'aperçoit que ce sont des clubs où il y a eu une philosophie et une politique différentes qu'à l'AJA cette année".
La saison d'Auxerre à la loupe
7. RENNES (59 points)
Coupe de l'UEFA : 1er tour
Coupe de France : Demi-finale
Coupe de la Ligue : 16e de finale
Montagnes russes. Les Bretons ont tout connu, de l'entame désastreuse (16 buts encaissés lors des 5 premières journées, notamment deux revers mémorables face au Mans 4-0 et Nancy 6-0) à la folle cavalcade, avec une série de 8 victoires consécutives grâce à un John Utaka retrouvé (record en L1 cette saison), qui venait juste après... cinq défaites de rang. Mais Rennes, qui pouvait viser la 4e place, termine à une 7e qui doit forcement laissé un goût amer. Le grand perdant de la dernière soirée. Alexander Frei, en partance pour le Borussia Dortmund, et Yoann Gourcuff, qui a refusé de prolonger, pourraient faire cruellement défaut la saison prochaine.
La saison de Rennes à la loupe
8. NICE (58 points)
Coupe de France : 32e de finale
Coupe de la Ligue : Finale
Reconstruction. Les Aiglons ont réalisé un parcours honnête pour leur reconstruction sous la houlette de Frédéric Antonetti. Une deuxième partie de saison à un rythme d'enfer (11 victoires en 19 matches en 2006 pour 5 défaites et 3 nuls) n'aura pas suffi pour lutter pour l'Europe. Mais les Aiglons ont manqué le coche en finale de la Coupe de la Ligue où il aurait pu accrocher un titre à leur palmarès face à Nancy. L'OGC a toutefois de beaux jours devant lui. Tel semble en tout cas être l'avis d'Antonetti qui a prolongé jusqu'en 2009.
La saison de Nice à la loupe
9. PSG (52 points)
Coupe de France : Vainqueur
Coupe de la Ligue : 8e de finale
Sauvés par la Coupe. La Coupe de France sauve la saison de Parisiens portés à bout de bras par leur buteur Pauleta (meilleur artificier de L1 avec 21 buts). Au menu des tempêtes cette saison, outre les confrontations face à l'OM, il y et le remplacement de Laurent Fournier par Guy Lacombe, l'affaire Dhorasoo et Rothen (envoyés en CFA puis réintégrés), les débordements des supporteurs et la vente à rebondissement du club. L'arrivée de Mickaël Landreau et celle pratiquement acquise de Trabelsi sont les première pierres d'une reconstruction qui est encore assez floue aujourd'hui. Le nouveau président Alain Cayzac a du pain sur la planche. Confirmé dans ses fonctions, Lacombe a d'ailleurs réclamé des renforts pour dessiner le nouveau visage du PSG : "Ce que je veux, ce sont des joueurs à challenge, des joueurs qui veulent grandir avec Paris. Il faut que les joueurs aient une ambition à travers Paris. Cela ne veut pas dire forcément des joueurs avec des noms. L'effectif actuel n'est pas suffisant et la priorité, c'est de voir qui veut ce challenge".
La saison du PSG à la loupe
10. MONACO (52 points)
Coupe de l'UEFA : 16e de finale
Coupe de France : 16e de finale
Coupe de la Ligue : Demi-finale
Gâchis. Entre l'élimination au tour préliminaire de la Ligue des Champions par le Betis Séville, les départs de Didier Deschamps et Patrice Evra, l'arrivée de Francesco Guidolin, les mauvais résultats et le fiasco de Christian Vieiri, l'ASM a vécu un beau gâchis. Coup d'éclat du mercato, "Bobo" devait faire du bien à Monaco. Après des débuts prometteurs, l'ex-star du Calcio sera resté muet (3 buts). Au finale, Monaco s'est classée 10e de la saison. Une place très éloignée des prétentions des dirigeants monégasques en début de saison et surtout du potentiel de l'équipe. Le club de la Principauté essaie de faire revenir Claude Puel pour vivre de meilleur jours.
La saison de Monaco à la loupe
11. LE MANS (52 points)
Coupe de France : 32e de finale
Coupe de la Ligue : Demi-finale
Première. Pour la première fois, Le Mans, promu, va vivre deux saisons de suite en élite. Une réussite qu'il doit en grande partie à son entraîneur. Dans la Sarthe, Frédéric Hantz a bousculé les habitudes avec footings à 6h00 du matin, discours aux joueurs dans l'obscurité ou encore rassemblement aux premières heures du 1er janvier 2006. Le MUC a toutefois raté sa sortie avec un cinglant 8-1 encaissé lors de la dernière soirée à Gerland après 7 matches nuls consécutifs.
La saison du Mans à la loupe
12. NANCY (48 points)
Coupe de France : 32e de finale
Coupe de la Ligue : Vainqueur
Maintien et Coupe. L'ASNL, promu, peut se frotter les mains, entre son maintien rapidement assuré et surtout une Coupe de la Ligue, 28 ans après la Coupe de France de la génération Platini, qui constituait jusqu'à ce jour l'unique trophée du club. Du coup, les Lorrains disputeront la Coupe de l'UEFA la saison prochaine. Un bilan quasi-inespéré obtenu grâce à Pablo Correa, pourtant novice en Ligue 1. "Des cylindrées comme Nantes, Toulouse, St-Etienne ou Sochaux sont derrière nous alors qu'ils ont plus d'expérience que nous en Ligue 1. On aurait peut-être pu accrocher une place dans les dix premiers mais il ne faut pas faire la fine bouche. On est vraiment très heureux de finir à cette place qui reflète bien notre saison", peut se réjouir Pascal Berenguer.
La saison de Nancy à la loupe
13. SAINT-ETIENNE (47 points)
Coupe de France : 32e de finale
Coupe de la Ligue : 16e de finale
Verts amers. Pour leur deuxième saison en élite après la remontée, les Verts ont connu une fin de saison amère avec le départ volontaire de l'entraîneur Elie Baup. Les soubresauts en coulisses ont visiblement affecté les résultats sur le terrain. "Nous avons fait une première moitié de championnat très positive avec 29 points en ayant disputé l'Intertoto sans perdre un match. Les mois de janvier-février furent terribles avec les absences des joueurs partis à la CAN et les blessures de Sablé et Hognon", a expliqué Baup avant de faire ses valises. L'ASSE peut s'attendre à des turbulences à l'intersaison.
La saison de l'ASSE à la loupe
14. NANTES (45 points)
Coupe de France : Demi-finale
Coupe de la Ligue : 8e de finale
Marasme. Le club au 8 titres de champion de France n'a plus rien gagné depuis 2001 et enchaîne les saisons sans saveur. Maigre consolation, les Canaris, contrairement à la saison passée, n'ont pas tremblé jusqu'au bout pour leur maintien. Mais le FCNA est désormais orphelin de Mickaël Landreau, qui part au PSG, et de Jérémy Toulalan, annoncé à Lyon. Rudy Roussillon n'a pas remis en cause Serge Le Dizet, alors que le club a fini loin de l'objectif fixé, la 9e place. Le président nantais a pointé une "responsabilité collective", mais a reconnu un déficit dans la formation du club: "c'est une constatation, nous sommes obligés de nous tourner vers un recrutement venus de l'extérieur pour la saison prochaine". Nourdin Boukhari (Ajax), Eric Cubilier (Monaco), Alioum Saïdou (Galatasaray) et Vladimir Stojkovic (Etoile Rouge de Belgrade) sont ainsi déjà venus renforcer l'effectif.
La saison de Nantes à la loupe
15. SOCHAUX (44 points)
Coupe de France : 8e de finale
Coupe de la Ligue : 16e de finale
Saignée. Les Lionceaux n'ont pas résisté à la saignée de l'intersaison (départs de Guy Lacombe, Jérémy Mathieu, Wilson Oruma et Santos). Après avoir laissé filer la génération dorée des Camel Meriem et Benoit Pedretti, il plane in parfum de déclin sur le club doubiste. Pour tenter de redresser la barre, Jean-Claude Plessis a décidé de se séparer de Dominique Bijotat, arrivé tardivement cette saison en provenance d'Ajaccio.
La saison de Sochaux à la loupe
16. TOULOUSE (41 points)
Coupe de France : 32e de finale
Coupe de la Ligue : Quart de finale
Grisaille. Encore une saison dans la grisaille pour l'équipe de la ville rose (13e la saison passée). Pourtant, les arrivées de Moreira, Mathieu ou Santos laissaient présager un bon potentiel. Pour tenter de trouver un nouveau souffle, Erick Mombaerts quitte son costume d'entraîneur pour devenir directeur général adjoint. "Aujourd'hui le club est à un virage important, après de bonnes années, et puis cette saison "de transition" un petit peu délicate, il y a maintenant un gros chantier pour permettre à Toulouse de rebondir vers le haut"; estime Dominique Arribagé.
La saison du TFC à la loupe
17. TROYES (39 points)
Coupe de France : 32e de finale
Coupe de la Ligue : 16e de finale
Frayeur. Pari gagné pour l'entraîneur du promu, Jean-Marc Furlan, qui a tout de même du attendre la 36e journée pour être assuré du maintien. "L'objectif est atteint. C'est la consécration de toute une année, s'est félicité l'entraîneur Jean-Marc Furlan. Je félicite les joueurs pour leur intelligence rare et leur patience à mon égard. Etre dans les 17 meilleurs équipes de France, ce n'est pas donné à tout le monde, c'est même un exploit pour l'ESTAC au regard de la puissance financière des autres clubs". Mais que ce fût dur...
La saison de Troyes à la loupe
18. AJACCIO (33 points)
Coupe de France : 16e de finale
Coupe de la Ligue : Quart de finale
Espoir déçu. Malgré Moussa Ndiaye, qui a entretenu l'espoir en février, les Corses n'ont pu éviter la relégation, perdant au passage leur "sorcier" Rolland Courbis, démis de ses fonctions en janvier. Un dernier baroud d'honneur face au PSG (4-2) et Saint-Etienne (3-1) laissera encore davantage de regrets. "C´est l´ACA qu´on aurait aimé voir toute la saison, malheureusement cela se concrétise qu´une fois notre sort scellé, regrettait José Pasqualetti. Cependant il faudra s´appuyer sur ce genre de match pour bâtir une équipe la saison prochaine". Objectif : la remontée immédiate.
La saison d'Ajaccio à la loupe
19. STRASBOURG (29 points)
Coupe de l'UEFA : 8e de finale
Coupe de France : 16e de finale
Coupe de la Ligue : 16e de finale
Janus. Les Alsaciens ont montré deux visages: surprenant en UEFA (élimination en 8e de finale seulement), déprimant en championnat. "Ce match est à l'image de la saison au cours de laquelle nous avons livré un bon match toutes les trois journées et ce soir cela faisait partie de ceux que l'on ne jouait pas", résume Jacky Duguépéroux après la claque subie par son équipe face à Auxerre (4-0) lors de la dernière journée. L'entraîneur ne sera d'ailleurs plus aux commandes du club la saison prochaine puisque c'est Jean-Pierre Papin qui aura la lourde tache de ramener le Racing vers l'élite.
La saison de Strasbourg à la loupe
20 - METZ (29 points)
Coupe de France : 16e de finale
Coupe de la Ligue : 16e de finale
Bide. Le retour de Joël Muller a tourné au bide total (pire défense, 59 buts encaissés, et pire attaque, 26 buts inscrits). Les Grenats n'ont remporté leur premier succès qu'à la 14e journée. La lanterne rouge, qui a passé le cap des 2000 matches en élite, a connu une saison vraiment pourrie. Outre les résultats sportifs catastrophiques (37 journées sur 38 comme relégable), des soupçons de paris truqués ont flotté dans l'air après la déculottée à domicile (4-0) contre Lyon le 11 mars. Et le gardien Grégory Wimbée a quitté le club en taxant certains de ses équipiers de "malhonnêtes, sans la moindre conscience professionnelle". Résultat : Muller devient maintenant directeur technique, tandis que Francis De Taddeo passe de la formation à l'équipe première.
La saison de Metz à la loupe
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