MARSEILLE - TROYES : 2-1
Buts : Cissé (55e) et M'Bami (87e) pour Marseille - Jaziri (80e) pour Troyes
Décidément, l'approche de l'été donne des ailes à l'Olympique de Marseille. C'est bien simple, depuis l'arrivée des beaux jours, les hommes d'Albert Emon sont tout simplement irrésistibles. Notamment à domicile où les Olympiens flirtent nettement avec le 100 % de réussite. Nice mis au pas (3-0), Lille, balayé au début du mois d'avril par la tornade phocéenne (4-1), ou Nantes, ramené à la raison en demi-finale de la Coupe de France mercredi dernier (3-0), ne sont plus les seules victimes de la loi martiale sévissant au-dessus du stade Vélodrome depuis quelques semaines. Troyes, en opération commando pour son maintien en Ligue 1, a eu beau s'accrocher, les hommes de Jean-Marc Furlan n'ont jamais été en mesure de contester la mainmise olympienne (2-1).
Une très nette domination qui prend forme dès le coup d'envoi sifflé par M. Ledentu. Franck Ribéry, malgré une béquille reçue à la cuisse face à Nantes, est titulaire dans l'entrejeu tandis que Djibril Cissé, buteur mercredi en coupe, ronge son frein sur le banc. Albert Emon n'a que faire des états d'âme des uns et des autres et s'appuie - une fois n'est pas coutume ces derniers temps - sur son équipe-type de début de saison. Troyes ne voit pas la couleur du jour... et surtout celle du ballon, complètement confisqué par les Phocéens. Les vagues blanches s'abattent sur la cage de Ronan Le Crom qui peut remercier son poteau et sa barre (27e) derniers remparts solides devant Cana et Niang.
Cissé-M'Bami, coaching gagnant
Marseille domine son sujet, c'est un fait. L'ennui pour les Olympiens se situe dans leur densité physique, largement émoussée par un match disputé dans la semaine... avec le même onze. La peur d'un contre meurtrier de la part de l'ESTAC se fait jour sur une tête de Gigliotti parfaitement claquée par Carrasso (26e). L'avertissement, sans frais, suscite la colère d'Albert Emon. Le guide olympien recadre son petit monde à la pause et tranche dans le vif. Cissé fait son entrée en jeu aux dépens de Maoulida (46e) et ne tarde pas à donner raison à son coach. L'international français confirme son sens du but retrouvé en ouvrant la marque sur un centre de Niang (1-0, 55e).
Toujours en quête de son second souffle, l'OM profite de son avance au score pour gérer, faute de pouvoir enclencher la vitesse supérieure. Averti une première fois, Marseille tombe pourtant dans le panneau que lui dresse Troyes à dix minutes de la fin du temps réglementaire. Jaziri profite d'un tir de Lachuer mal repoussé par Carrasso pour égaliser (1-1, 80e). Stupeur au Vélodrome. Pour l'OM, tout est à refaire. Ou presque. Modeste M'Bami, lui aussi lancé dans le bain (66e) par Emon, s'offre sa petite minute de gloriole. Une frappe décisive des vingt-cinq mètres contrée par une tête troyenne suffit à son bonheur et à celui des supporters phocéens (2-1, 87e). Dominant mais jamais dominé, Marseille arrache une victoire logique et méritée.
Surtout, grâce à ce quatrième succès consécutif à la maison, le troisième d'affilée en Ligue 1, les Phocéens (4e) se rapprochent du podium et d'un ticket pour la prochaine C1. Et l'euphorie ambiante pourrait bien se prolonger. Dimanche prochain, l'OM reçoit encore dans son antre du Vélodrome. L'invité surprise s'appellera Sochaux. Le choc de la 34e journée de L1 aura alors un fort accent de Coupe de France...
LA DECLA : Djibril Cissé (attaquant de Marseille)
" Ça commence à aller mieux. Honnêtement, je pensais débuter le match, mais le coach en a décidé autrement. J'ai une grosse envie et j'ai toujours affiché mes ambitions et ma volonté de revenir à mon meilleur niveau. Je n'ai jamais dit que j'allais partir. Il y a une option à lever ou pas. Il n'y a pas encore de discussion, on verra cela quand on se sera assis autour d'une table. Si Liverpool me dit de rentrer, elle sera écourtée. Mais je suis d'ici et ça ne me gênerait pas de rester, je suis sûr que l'on vase qualifier pour la Ligue des champions."
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