Football - Ligue 1
18/12/2006 - 09:00Lyon seul au monde
Le choc au sommet entre Lens et Lyon a tourné court en faveur de l'OL (4-0). Une démonstration qui donne 17 points d'avance aux Lyonnais et qui ne change rien pour Lens au classement. Cette saison, il y a Lyon. Et les autres.
LENS - LYON : 0-4
Buts : Juninho (23e, 61e), Malouda (34e) et Cris (51e)
Rennes restera donc unique. Pas vraiment au niveau de son jeu ni de son classement mais pour avoir été la seule équipe à avoir battu l'Olympique Lyonnais cette saison. Dauphin de la locomotive du football français, Lens rêvait d'imiter les Bretons, histoire d'offrir un joli cadeau à ses supporters en cette période de fête. Pas inspirés quatre jours plus tôt sur la pelouse d'Heerenven (1-0), les Sang et Or avaient promis de tout faire pour faire entendre raison à l'OL, juré. Au vu du match livré par les locaux ce soir, force est constater que les protégés de Gillot ont échoué dans leur "Mission Impossible".
Intraitables à la maison, les Artésiens ont du mal à entrer dans la partie. Tétanisé par l'enjeu le Racing ? Probablement. En tout cas, Lyon ne se pose pas ce genre de questions. Juninho douche d'entrée l'ambiance festive du public artésien d'un coup franc magnifique de trente-cinq mètres. Itandje, pourtant parti du bon côté, n'y voit que du feu (23e, 0-1). Une expression imagée qui résume finalement à elle seule la physionomie du match : groggy mais encore vivant, Lens voit les vagues blanches le percuter de plein fouet. Et comme si cela ne suffisait pas, l'arbitrage tourne aussi le dos aux joueurs Sang et Or. Clerc abuse Mr Duhamel d'un dribble manqué. La conséquence, fâcheuse, est sans appel. Juninho, sur coup franc, met Malouda sur orbite (34e, 0-2). De quoi sérieusement échauffer les esprits, notamment celui d'un Marco Ramos averti (35e) et pourtant innocent sur ce coup-là.
La faim insatiable de Juninho
Lyon vire en tête et renvoie les Lensois à leur doute. Furieux, ces derniers rejoignent ainsi la longue liste des victimes de la baraka rhodanienne. Mais Francis Gillot le sait : si le match a désormais basculé en faveur du leader de Ligue 1, ce n'est pas juste à cause d'une erreur du corps arbitral mais aussi en raison de la faible opposition proposée par ses joueurs. Cousin remplace Carrière (46e), un coup de poker offensif qui ne porte pas ses fruits. L'OL déroule et rien ne semble pouvoir briser l'élan rhodanien. Le Racing multiplie les fautes et donc, les coups francs à son encontre. Juninho alerte Malouda. Le premier buteur de la soirée bute sur Itandje mais Cris est là pour enfoncer le clou (51e, 0-3).
La messe est dite. Depuis longtemps. Pourtant, cela ne semble pas suffire à tout le monde, à l'image de Juninho. Le stratège lyonnais, étincelant sur coups de pied arrêtés, rappelle au microcosme du championnat qu'il est également adroit dans la surface, transformant en but un centre en retrait de Govou (61e, 0-4). Le public lensois a beau continuer de chanter, ce dernier n'est pas dupe. Son équipe a été mangée à la même sauce que les autres face à la force de frappe lyonnaise. Une puissance de feu qui ne satisfait pas Gérard Houllier visiblement, l'entraîneur lyonnais confirmant à l'issue du match "souhaiter ardemment la venue d'un attaquant". Ce soir, l'OL a encore confirmé son goût pour les choses bien faites. Avec 17 points d'avance sur son élève désormais vu et corrigé, c'est le moins qu'on puisse dire.
LA DECLA : Francis Gillot (entraîneur de Lens)
"Je suis très décu et je comprends la déception du public, parce qu'il n'y a pas eu de match. La fête a été gâchée. En première période, les deux coups francs qui amènent les buts contre nous n'étaient pas valables. A la mi-temps, le ressort était cassé. J'avais peur qu'on prenne deux ou trois buts en seconde période et c'est ce qui s'est passé. La deuxième période a été complètement faussée par le déroulement de la première. Il faut tout de suite oublier ce scénario catastrophe et commencer à penser dès à présent au match de Nice. Jouer contre Lyon à 11 contre 11, c'est déjà dur, mais à 14 contre 11 (les 3 arbitres, ndlr) je ne vous raconte pas les efforts que ça nécessite.















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