En cas de nouvelle défaite, contre Toulouse, on promettait l'Enfer à Marseille. Il n'en fut rien. Victorieux avec la manière, l'OM a parfaitement relevé la tête après ses deux récentes déconvenues, à Nantes en championnat, puis face au Mlada Boleslav, en Coupe de l'UEFA. Privée de Franck Ribéry, suspendu, l'équipe d'Albert Emon n'avait pas le choix face au Téfécé : la victoire ou la crise. La deuxième solution a été balayée en trois minutes. Trois minutes et deux buts de Taiwo et Bamogo qui ont permis à l'OM de regagner les vestiaires avec sérénité et soulagement.
Emmenée par un Samir Nasri, en progrès constants et sorti sous les applaudissements du Vélodrome à la 82e minute, Marseille a rassuré ses supporters en étrillant finalement de bien pâles et naïfs Toulousains. Après dix jours difficiles, l'OM s'est de nouveau appuyé sur les vertus qui lui ont valu un début de saison en fanfare : la solidarité, l'engagement et une défense qui, pour la cinquième fois de la saison en L1, n'a pas pris de but. Fautif sur trois des quatre buts contre Boleslav, le Slovène Bostjan Cesar n'avait pas été invité par Albert Emon à prendre part à cette rencontre. Avec un Taiwo buteur, un Zubar toujours aussi convaincant, un Beye de nouveau irréprochable, la défense olympienne a mis de côté sa prestation catastrophique en République tchèque. N'était-ce pas le plus important ? Probablement car devant, tout fonctionne toujours aussi bien...
Nasri à la baguette
Même si l'OM n'a pas été impérial dimanche, il a su faire oublier ses récents déboires. Et bien que le score soit flatteur, Marseille a démontré que son secteur offensif n'avait rien à envier à personne. Malgré l'absence de Ribéry, le club phocéen s'est d'abord appuyé sur une attaque à une seule pointe, Mickaël Pagis, deux ailiers (Niang et Bamogo) légèrement en retrait, avec comme chef d'orchestre, Samir Nasri. A 19 ans, le minot marseillais a une nouvelle fois prouvé qu'il avait le talent pour jouer au plus haut niveau. Ses dribbles, ses accélérations et sa vista ont rendu plus facile le jeu de son équipe. Seul ombre au tableau, la blessure de Mamadou Niang, sorti à un quart d'heure de la fin après s'être fait un claquage à la cuisse droite. Pas de quoi gâcher la fête...
Avec 19 points, Marseille compte désormais quatre longueurs d'avance sur son poursuivant le plus proche, Nancy, mais reste à trois marches du quintuple champion de France lyonnais. Après avoir levé le doute, Marseille sait où sont désormais ses priorités. La trêve internationale va permettre aux Olympiens de recharger les accus. Dans deux semaines, l'OM tentera de confirmer à Lens. Avec l'espoir de se rapprocher encore un peu plus de Lyon. Et de garder son statut de meilleure défense du championnat (quatre buts encaissés).
- Sur ce sujet
- Plus d'infos



Imago






















