MARSEILLE- PARIS SAINT-GERMAIN : 1-1
Buts : Cissé (69e) pour Marseille - Pauleta (74e) pour le Paris Saint-Germain
D'un côté, l'Europe. De l'autre, le spectre de la relégation en Ligue 2. A gauche, une formation ambitieuse, revigorée après une qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France obtenue aux dépens de Lyon. A droite, une formation qui n'a gagné que quatre matches en vingt-deux journées de Ligue 1. Les présentations sont faites : l'Olympique de Marseille accueillait son meilleur ennemi francilien, le PSG, dans son antre du Vélodrome avec la possibilité d'enfoncer un peu plus le club de la capitale dans ses marasmes personnels.
Encore fallait-il pour cela prendre la rencontre par le bon bout. On attendait Ribéry et Cissé. Ce sont finalement Olembé et Taiwo qui posent des problèmes à l'arrière-garde adverse. Pas suffisant toutefois pour déséquilibrer un bloc défensif parisien concentré et appliqué. Une formation francilienne qui pousse même les Olympiens à la faute. Les hommes de Paul Le Guen harcèlent constamment le porteur du ballon et il s'en faut de peu que Gallardo ne trouve la mire sur un centre d'Armand (24e). Les situations chaudes se font légion sur le but de Carrasso, sans pour autant pouvoir parler d'occasions franches. L'OM, un brin emprunté lors des quarante-cinq premières minutes, croit trouver la lumière sur une inspiration de Nasri. Le coup franc direct du minot marseillais est claqué sur sa transversale par Landreau (45e).
Pauleta n'est pas mort
Probablement secoué dans les vestiaires par un Albert Emon remonté, Marseille affiche un tout autre visage dans le second acte. Les Phocéens, plus en jambes, passent la surmultipliée et mettent enfin du rythme dans leurs actions. Nasri, malheureux quelques minutes auparavant, manque d'être le héros de ce 27e "classique des classiques" au Vélodrome. Mais quand ce n'est pas la main gauche de Landreau (47e), c'est le poteau parisien qui entrave les intentions du meneur de jeu de poche olympien (49e). Maudit l'OM ? La question mérite d'être posée. Et Niang semble apporter un semblant de réponse, le Sénégalais manquant sa volée à quelques mètres du but adverse (60e).
Le public phocéen commence à s'impatienter. Cissé aussi. Niang croise trop sa frappe devant Landreau ? Qu'à cela ne tienne, l'international français est là au point de rendez-vous pour faire trembler les filets (69e, 1-0). D'ordinaire, Paris aurait lâché prise. Mais le PSG version Le Guen n'est pas de cet acabit. Sur un coup franc francilien, Rodriguez bénéficie de la complicité de Pagis pour servir Pauleta, esseulé au second poteau (74e, 1-1).
Marseille, désigné favori de cette rencontre, n'a pas eu le dernier mot. Un point en deux matches, un surplace qui n'éloigne pas l'OM (4e) de Lille et du dernier ticket qualificatif pour la Ligue 1. Une situation dont Paris, lui, n'a cure. 17e du championnat, le club de la capitale respire un peu. Un tout petit peu. Ses progrès dans le jeu lui ont permis de sortir indemne d'un choc où on ne donnait pas cher de sa peau. Désormais, le plus dur commence pour les Franciliens : prendre des points et vite.
LA DECLA : Paul Le Guen (entraîneur du Paris SG)
"On était un peu moins compact en deuxième période. La sortie de Yepes a joué un peu puisque Dramé manque d'expérience. C'est encourageant de revenir au score mais cela ne nous fait pas beaucoup avancer au classement. Mais on est sur la bonne voie. Je suis satisfait parce que je sens les joueurs mobilisés pour la suite".
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