Troyes n'avait pas besoin de ça ! Et surtout pas à ce moment là de la saison. Avec cinq points de retard sur Nice (premier non-relégable), l'ESTAC a encore son coup à jouer pour rester dans l'élite. Même si cela revient à une mission impossible, la logique voudrait que l'heure soit à la solidarité dans le club aubois. Mais voilà, Thierry Gomez en a décidé autrement. Après le match nul contre Rennes (2-2), le président troyen a choisi d'annoncer à son entraîneur qu'il ne le conserverait pas à la fin de saison en cas de descente en Ligue 2. Une décision restée en travers de la gorge de Furlan, qui avait permis au club de revenir dans l'élite il y a deux saisons.
Et désormais, on se parle par communiqué à l'ESTAC ! Pas vraiment la meilleure manière de préparer les deux matches qui arrivent. Furlan a commencé le bal des communiqués après avoir annoncé à ses joueurs qu'il ne dirigerait plus Troyes la saison prochaine quelque soit l'issue. "Hier (jeudi) à 13h00, avant son départ pour deux semaines, le président Thierry Gomez m'a informé par téléphone des décisions suivantes : maintien en Ligue 1: proposition d'un nouveau contrat; descente en Ligue 2: pas de prolongation. En fin de contrat avec l'ESTAC, j'ai pris acte de ces décisions. Par respect, j'ai informé mon staff et mes joueurs de cette conversation", a expliqué l'ancien joueur de Bordeaux.
Vers un pari Charbonnier ?
Parti en Tanzanie pour raisons professionnelles malgré la période difficile du club (!), Thierry Gomez n'a toutefois pas tardé à réagir. Sûrement énervé par les révélations de son entraîneur sur un entretien qui devait rester secret, il a tenu à mettre les choses au clair : "Je prends acte avec surprise du communiqué de Jean-Marc Furlan. Après le résultat de mercredi soir, j'avais pris la décision de rechercher un entraîneur pour un éventuel remplacement, a précisé le président. Par honnêteté personnelle vis-à-vis de Jean-Marc et ne souhaitant pas qu'il l'apprenne par une tierce personne, je l'en ai informé dès jeudi. Nous avions convenu ensemble de ne pas communiquer. Je constate qu'il n'en a rien été. Pour moi, il est important de bien terminer les deux rencontres à venir". Le divorce est bel et bien consommé.
Si le malaise entre les deux hommes étaient connu de longue date, le moment est mal choisi pour exploser au grand jour. Déjà dans une période de doute avant de se rendre au Parc dse Princes et de recevoir Lens avec l'obligation de remporter les deux matches, l'avenir du club s'écrit désormais en pointillé. Les premières spéculations commencent même sur les possibles successeurs de Furlan. Ainsi, le nom de Lionel Charbonnier, entraîneur de Sens (CFA2), revient avec insistance depuis deux jours dans l'Aube. L'ancien portier auxerrois n'a jamais caché son souhait d'entraîner un club professionnel et n'hésiterait sûrement pas à franchir le pas dès cet été.
Mais il n'est pas le seul sur les tablettes puisque Serge Romano, licencié par Sedan cette saison, pourrait également revenir à Troyes. Une maison qu'il connaît bien pour y avoir été entraîneur adjoint de 1998 à 2003. De son côté, Furlan va tenter de tourner la page troyenne. Demandé par Rennes l'été dernier et très apprécié dans le milieu, l'entraîneur aubois ne devrait pas manquer de sollicitations. Reste à savoir s'il voudra rebondir dès cet été ou prendre un peu de recul. Une chose est sûre : les prochaines semaines vont être agitées dans l'Aube...
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