Troyes est prêt pour la guerre des nerfs. Samedi, les Aubois ont montré qu'ils ne lâcheront rien. Leurs prochains adversaires devront même s'attendre à vivre des rencontres disputées. Car les protégés de Jean-Marc Furlan ont revêtu leurs habits de guerriers. Contre les Sangliers, ils n'ont jamais lâché (3-2). Ils ont même trouvé les ressources pour revenir au score et remporter une victoire déterminante pour le maintien. "Je crois toujours en nos chances", reconnait maintenant l'entraîneur aubois, Jean-Marc Furlan.
Et on le comprend. Car plusieurs raisons parlent en sa faveur. Premièrement, sur le plan statistique ce succès permet aux Troyens de revenir à trois petites longueurs de Nice, premier non-relégable, mais aussi d'écarter un concurrent direct pour le maintien. Ensuite, l'ESTAC a engrangé de la confiance. Incapable de remporter un match depuis le 24 février (3-0 face à Lorient), le club de l'Aube s'est rassuré au niveau du jeu et de l'état d'esprit. " On a un sentiment de fierté en remportant ce derby. Le coach voulait que l'on fasse un match de coupe et cela a été le cas. On n'a jamais douté, on n'a jamais baissé les bras", se réjouissait Cédric Barbosa au micro d'Europe 1.
"On va tout donner"
Un enthousiasme qui s'explique par la physionomie du match et la capacité de réaction des coéquipiers de Gaël Danic. Car dans ce match décisif, Troyes a mis la manière. Après avoir ouvert le score par Barbosa, l'ESTAC a raté un penalty par Danic avant que Sedan n'égalise puis ne prenne les devants (2-1). Mais malgré ce vent contraire, les Troyens ont retourné la partie grâce, notamment, à un doublé de Matuidi. Un retournement de situation idéal pour le moral. "Le scénario était digne d'un vrai match de coupe, avec énormément de rebondissements. On y était préparés. L'équipe reste soudée, solidaire", explique Furlan.
Aujourd'hui, les Aubois sont remontés à bloc. Et tout le monde veut croire au maintien. "Les statistiques sont contre nous mais on vit dans l'action présente", annonce Furlan."Il reste quatre matches et on fera les comptes à la fin. L'espoir n'est jamais parti. Si nous on n'y croit pas, on n'a qu'à partir en vacances. On va tout donner pour le club", ajoute Barbosa.
Une chose est sûre : Auxerre, Rennes, le PSG et Lens, les quatre derniers adversaires, ne vont pas avoir la partie facile. Dix-septièmes de Ligue 1 en 2005-07, les Troyens signeraient bien pour la même place cette année et feront tout pour y arriver. "Quand on joue une place en Ligue 1, c'est un peu la configuration coupe où souvent la stratégie, la tactique sont mises de côtés pour plus de folie et d'engagement des deux équipes", prévient le technicien troyen. Les supporters aubois vont devoir avoir les nerfs solides.
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