BENOIT CHEYROU, la qualification pour les 8e de finale de la Coupe UEFA est-elle acquise après la victoire de mercredi face au Spartak Moscou (3-0) ?
B.C. : Non, nous ne sommes pas qualifiés. On a fait ce qu'il fallait au match aller : ne pas prendre de but et l'emporter. C'était le plus important. Avec un score de 3-0, on possède tous les atouts pour décrocher la qualification. Mais il reste un match retour à bien négocier.
Personnellement, vous avez vécu une soirée faste avec un but et une passe décisive...
B.C. : C'est un rêve d'enfant de marquer au Vélodrome. Car si le stade n'était pas plein, l'ambiance était tout même très chaude.
Peut-on dire que c'est votre meilleur match cette saison ?
B.C. : Comme souvent, ce sont les statistiques qui priment. J'ai marqué un but et réussit une passe décisive, alors on parle plus de moi. Mais j'ai réalisé des matches plus accomplis dans mon domaine cette saison. Les joueurs qui marquent des buts se retrouvent plus médiatisés que ceux qui travaillent dans l'ombre.
On vous sent tout de même revenir à votre meilleur niveau ...
B.C. : C'est vrai que je me sens bien en ce moment. Tout comme l'équipe d'ailleurs. C'est beaucoup plus facile d'être mis en valeur quand le collectif tourne bien. Car depuis le début de saison, je ne pense pas avoir fait de mauvais match. Mais on n'a pas parlé de moi car les résultats n'étaient pas là.
La nouvelle tactique d'Eric Gerets (4-4-2 au lieu d'un 4-2-3-1) vous permet-elle de mieux vous exprimer ?
B.C. : Je ne pense pas que la mise en place tactique change la donne. Car quand on regarde le match de Moscou, nous avons joué de deux manières différentes et nous avons toujours été performants. C'est à nous de nous adapter et de faire le maximum.
Cette victoire peut-elle vous permettre d'aborder sereinement la venue du Paris-SG dimanche soir ?
B.C. : J'attends cette rencontre avec impatience. On est sur une bonne dynamique. Il y a une super ambiance au Vélodrome ces derniers temps et je m'attends à de grands moments dimanche. A nous de ne pas nous enflammer et de répéter les mêmes efforts à chaque fois. Il y a de la qualité dans cette équipe. Mais si on ne fait pas les efforts les uns pour les autres, ça peut devenir compliqué. Il ne fait pas oublier ça.
N'est-ce pas trop handicapant d'avoir disputé un match de Coupe d'Europe trois jours avant la réception de Paris ?
B.C. : Quand on gagne, on est toujours moins fatigué (rires). Sérieusement, jouer tous les trois jours n'est pas un problème. Nous axons seulement davantage notre travail sur la récupération. Et puis cela nous ne nous a pas empêché de battre le Spartak. Cet enchainement de matches nous a aussi permis de ne pas trop parler de la réception de Paris.
OM-PSG, c'est forcément une rencontre à part...
B.C. : Il y a beaucoup d'attente de la part de tous les supporters car il y a une grande rivalité entre les deux clubs. Mais ça reste trois points à prendre, pas plus. On s'attache donc d'abord à aller le plus haut possible au niveau du classement et, si ça passe par une victoire contre Paris, c'est encore mieux !
Comment jugez-vous l'équipe parisienne ?
B.C. : On s'attend à un math difficile. Ça sera compliqué car Paris marche bien à l'extérieur. Mais nous avons prouvé notre capacité à mettre à mal les plus grandes équipes, notamment en Ligue des champions. Et puis nous sommes dans une spirale positive. La réussite nous accompagne en ce moment. Il faut en profiter car la roue peut tourner. Je me rappelle du match à Sochaux en début de saison où rien ne nous avait sourit. Pour l'instant, on a la chance d'être très réaliste et opportuniste devant le but. J'espère que ça va continuer encore longtemps !
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