Flash back, 8 décembre 2007. Toulouse 1-0 Lille. Les Dogues naviguent en eaux troubles depuis le début de saison et franchissent le seuil critique. Alors dix-huitièmes, les Nordistes reviennent de leur déplacement en Haute-Garonne criblés de doutes. Des interrogations qui ne se dissiperont vraiment que suite au derby remporté face au voisin lensois (1-2), le 22 mars. Claude Puel l'avait annoncé. L'exercice 2007-2008 devait servir de transition. Et si les débuts ont été poussifs, son épilogue pourrait être des plus surprenants.
Un bloc retrouvé
Lille ne compte pas se contenter d'un simple rôle d'arbitre entre l'ASNL et l'OM. La semaine dernière, les Dogues ont démontré qu'ils pouvaient rivaliser avec des équipes de haut de tableau. Nancy n'a pas résisté, battu 2-1. Lille a infligé sa sixième défaite à l'équipe la plus hermétique en Ligue 1 (24 buts encaissés), à celle qui a concédé le moins de revers. Plus qu'un hasard. Principal argument à ce retour en grâce, la solidité retrouvée du bloc nordiste. Une recette qui a porté ses fruits les saisons précédentes.
Appliqués sur leurs fondamentaux, Lille s'appuie sur un axe solide : Rami, révélation devenue internationale, Franquart, valeur sûre, et la paire de récupérateurs Makoun-Mavuba, poumon du onze nordiste. Résultat, Lille reste l'une des équipes les plus difficiles à manoeuvrer. "Cette saison, nous sommes déjà passés par différentes émotions. Mais nous n'en sortirons que grandis. Avec notre jeune groupe, nous avons su rebondir dans la difficulté, ce qui est très positif. C'est aussi encourageant car un noyau dur est en train de se former. Servons-nous en pour les cinq matchs qui viennent et surtout pour la saison prochaine", prévient Ludovic Obraniak, l'une des grosses satisfactions lilloises cette saison.
Marseille : le tournant ?
En embuscade, le LOSC peut s'offrir une qualification en Coupe d'Europe en cette fin de saison. Mais les hommes de Claude Puel refusent d'y songer pour le moment : "Inutile d'épiloguer sur cette cinquième place convoitée par trop de prétendants. Ce serait prétentieux de parler d'Europe alors que nous allons à Marseille", tempère ainsi Obraniak. Même si Yohann Cabaye se veut plus ambitieux : " Depuis le début de l'année 2008, nous sommes bien revenus dans ce championnat. Nous avons réalisé une bonne série, ce qui nous a permis de sortir de la zone délicate du classement. Après notre succès contre Nancy (2-1), on peut désormais envisager une meilleure fin de saison."
En cas de victoire au Vélodrome, Lille reviendrait à un point de la cinquième place, potentiellement qualificative pour la Coupe de l'UEFA. Et en guise de transition, le LOSC s'offrirait une virée sur le Vieux Continent. "Après, bien entendu, ce match de dimanche à Marseille déterminera notre fin de saison. Notre envie est simple : poursuivre dans l'élan qui est le nôtre", conclut Obraniak. Et Lille a des raisons de croire que son déplacement sur la Cannebière peut être fructueux. Les Nordistes n'ont pas perdu lors de leurs sept derniers déplacements, avec seulement deux buts encaissés. Mieux encore, ils ne se sont inclinés à l'extérieur qu'à trois reprises cette saison (à Caen, Nancy, Toulouse). C'était en 2007. Un autre temps.
- Sur ce sujet
- Plus d'infos



DPPI






















